24/09/2008

ETHIQUE & GOUVERNANCE

ETHIQUE ET GOUVERNANCE

 

 

L’éthique s’impose comme seul et unique guide de la gouvernance publique. C’est le parallèle nécessaire de ce que l’on exige, à juste titre, dans la conduite des entreprises.

 

 

Rien ne justifie que le monde politique fonctionne sur d’autres principes.

 

 

Qu’en est-il ? Certaines dérives personnelles, tout comme certains « retournements de veste », nous montrent que l’éthique est la grande absente du débat politique actuel.

 

Veillons à ce que la transparence ne soit pas un leurre. Elle n’est pas synonyme d’éthique, mais une de ses composantes essentielles.

 

L’éthique est un fondement invariable.

 

 

C’est la règle fondamentale objective qui s’impose à chacun, à l’inverse de la morale qui, elle, repose sur des variables. La morale n’est qu’un code subjectif de convenances.

 

 

A la confusion des deux s’ajoute le « politiquement correct » dont l’irruption n’a vraiment rien arrangé. On voit bien, dans la politique genevoise, que certains agissements sont considérés comme « politiquement corrects » car respectant les tactiques croisées de partis politique. Violant de façon manifeste le mandat du Peuple, ils ne sont pas pour autant éthiques.

 

 

La morale comme variable

 

La religion est bon exemple de dérive où l’on fait passer les différentes morales pour de l’éthique. La meilleure démonstration de cette dérive est certainement la lutte fratricide qui sépare les trois grands courants monothéistes. Si l’éthique constituait le fond du débat, ils ne pourraient que s’entendre puisqu’ils croient tous dans le même principe supérieur d’un Dieu unique. Voilà qui démontre qu’il est très périlleux de confondre éthique et morale, les variations de la seconde étant d’une amplitude insoupçonnée.

 

 

En matière de construction européenne, on voit bien les dégâts que cause le politiquement correct ! La méfiance du Peuple envers les propositions du monde politique démontre qu’à l’évidence que la démocratie européenne est en panne. Ce n’est pas par hasard que le OUI ne s’obtient que lorsque ce sont les Parlements qui votent, et lorsque la parole est aux Peuples, c’est NON. Le divorce est consommé.

 

 

Si les dirigeants européens avaient fondé leur action sur l’éthique, ils seraient passés par une constituante.

 

 

C’est du Peuple que vient une Constitution, pas d’énarques,  jacobins qui plus est !

 

 

Genève, patrie de Jean-Jacques Rousseau, « premier citoyen », doit rester un modèle d’éthique.

 

Le constat de ce qui se passe en ville, montre qu’un exécutif autocrate peut naître de notre démocratie, passant sans révolution du côté sombre de la force.

 

 

Notre Constitution pose le principe général du Peuple Souverain, la prochaine devra confirmer ce principe et le renforcer afin qu’aucun acte politique  d’importance ne puisse être légitimé s’il n’est validé par le Souverain.

 

 

Malheureusement, cette orfèvrerie politique résiste mal aux marxistes, ces pilleurs de libertés individuelles qui s’appuient sur elle pour parvenir, en toute légalité, au pouvoir et qui s’assoient dessus une fois en place. La menace n’est pas à négliger, au contraire elle est très sérieuse car tous ceux qui confondent une Constitution avec une loi d’application n’ont d’autre objectif que de réduire le pouvoir à un cercle aussi restreint que possible. La ville de Genève en est l’exemple type.

 

 

 

Le politiquement correct un ennemi sournois

 

Ceux dont la philosophie politique est la défense des libertés individuelles, sont neutralisés par le jeu du « politiquement correct » que leur imposent habilement leurs adversaires.

 

 

Cette arme diabolique mise au point par la gauche moralisatrice, tendance Royal, lui a permis d’attirer, sans scrupule, la droite bourgeoise dans un marché de dupe.

 

 

Cette naïveté fait penser à celle de Roosevelt à Yalta. Cette candeur est d’autant plus grave que contrairement à eux, les tireurs de ficelles de cette gauche-là sont, en réalité, des nostalgiques d’un pouvoir exclusif et sans partage.

 

 

En s’appuyant sur des minorités positionnées à des points clé, ces partis et leurs adeptes verrouillent le système et en profitent pour détruire les libertés individuelles au profit d’une collectivisation des libertés et donc de la société.

 

 

La vraie faille de notre système est précisément de ne pas pouvoir sanctionner immédiatement un gouvernement qui trahi les principes constitutionnels par des politiques insidieuses et cachées.

 

 

Nier au Peuple le droit de démettre ses gouvernants est lui nier sa souveraineté.

 

 

A n’en pas douter, la Constituante doit engager le processus de l’initiative destitutive. Laisser agir librement ceux qui violent leurs engagements est indéfendable.

 

 

PATRICK-E. DIMIER

 

Liste No 9 MCG

 

Mouvement Changer Genève

 

 

 

18:49 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Enfin Monsieur Dimier sort de sa réserve!

Il y a longtemps que j'attends ce moment cher Monsieur. Pourquoi ce silence?

J'ai lu votre livre et pour moi c'est très clair, vous êtes l aseule liste qui a un vrai projet tant sur le fond que sur la forme.

Mais il est vrai que vous n'avez pas l'apétit de star de certains de vos confrères qui, moins ils ont à dire plus ils parlent!

Ayaez la'mambilité de revenir plus souvent sur ce blog, vos propos aident cette campagne à prendre un peu de hauteur car franchement, ça volle assez bas entre ceux qui veulent une constitution encore plus "soviétique" et ceux qui voudraient de statut quo qui leur convient si bien, la vache à lait (les contribuables) étant très grasse et bonne à traire.


MERCI DE REMETTRE LES PENDULES à L'HEURE EN MATIERE D'ETHIQUE!
Les socialistes n'ont que e mot à la bouche mais lorsqu'on voit leur gestion et leur façon de dénigrer leurs adversaires on constate qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.

Écrit par : Benji Martins | 25/09/2008

Bravo, Monsieur Dimier,
Vous êtes le dernier indépendantiste de Genève, comme il y a le dernier des Mohicans, quoique votre idée semble maintenant devenir à la mode d'après ce que j'entends un peu partout.

Mais votre titre éthique et gouvernance me ravit. Il me fait penser aux belles idées de Valéry Giscard d'Estaing, du genre Perspective et réalité ou Sécurité et liberté. Enfin ce souffle que nous avons perdu et dont les jeunes générations sont orphelines.

Vous faites partie des sages, Monsieur Dimier, en une époque où le cramérisme aux acides senteurs du gamay, transformation du radicalisme magouilleur d'autrefois repeint en verre ou en couleur vigne plutôt, donne l'ivresse du pouvoir à certain, nous avons besoin d'une cure de carafe d'eau très genevoise et très calviniste.

Revenons aux fondamentaux!

Je vous invite à disserter sur le thème très intéressant au demeurant - et non aux demeurés - de perspectives et réalité. A Genève, nous manquons de l'un et de l'autre.

Salutations citoyennes

Écrit par : Giscard d'Instinct | 26/09/2008

L'éthique aux affaires publiques! Tiens, c'est justement ce qui fait tant défaut dans notre république où pullulent gestion déloyale, mensonges d'Etat en tous genres, arbitraire des plus égotistes dans beaucoup de décisions publiques qui pourrissent notre quotidien!

Pourtant, les lois sont là, mais leur application manque cruellement de vision, d'hauteur et de profondeur...

Sentiments citoyens à vous.

Écrit par : Micheline | 26/09/2008

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