20/02/2009

L’INDEPENDANCE GENEVOISE

Très honnêtement je ne pensais pas, 20 ans après avoir lancé le projet de l’indépendance genevoise, qu’un jour il pourrait refaire surface avec quelque chance de succès.

 

Le plus amusant est que cette opportunité nous serait fournie par les gnomes de la LIMMAT assistés dans leur tâche de démolition par sept stroumpfs apeurés par  Gargamel et son corbeau ravageur.


Aujourd’hui, alors que les instances politiques fédérales nous montrent l’étendue de leur total manque de maîtrise de la situation cataclysmique dans laquelle l’arrogance zurichoise plonge le pays tout entier, il est temps de rappeler que, d’une part la banque genevoise n’est absolument pas concernée par les pratiques débiles de M. Ospel et de sa clique, dont certains siègent d’ailleurs à la FINMA ( ce qui serait une source d’explication de la pantalonnade de la remise de titulaires) et que, d’autre part, Genève a largement assez d’arguments pour continuer son Histoire seule.

 

La Suisse et ceux qui la dirigent sont devenus de réels boulets pour Genève et nous devons très sérieusement nous poser la question de la pertinence à vouloir rester à bord de ce qui ne tardera pas à devenir le radeau de la Méduse.

 

J’ai déjà évoqué le syndrome de Valparaiso et je ne pensais pas que la potentialité de sa réalisation était aussi proche. Ceux qui croient que la Suisse doit son succès et sa richesse à la qualité de ses chocolatiers, de ses fabricants de coucou et ses verts pâturages risquent fort de déchanter dans les jours à venir.

 

Si la Suisse politique, et elle est bien partie pour ça, lâche le secret bancaire, le pays tout entier connaîtra le même sort que le richissime port chilien qui, du jour au lendemain s’est transformé en bidonville parce que, tout simplement, l’économie avait trouvé un moyen d’éviter le Cap Horn grâce au canal de Panama.

 

En matière bancaire, le canal de Panama s’appelle Singapour.

 

Cette place financière à tous les avantages. Un régime politique stable et fort, non soumis aux pressions qui affectent la Suisse, un secret bancaire ultra puissant sur lequel Obama, pas plus que ces fouineurs de la CIA, n’ont accès et surtout un placement géopolitique de premier ordre, au cœur du nouveau poumon économique mondial et non pas englué au milieu d’un voisins hostiles et jaloux.

 

 La seule solution pour Genève est effectivement de se détacher de cette Suisse finissante, compromise et sans gouvernement à sa tête (ce qui ne veut pas encore dire que Genève soit gouvernée).

 

Cette hypothèse doit désormais faire partie de la réflexion de toutes celles et ceux qui ne veulent pas que Genève devienne, comme la Suisse, un Etat pestiféré à éviter à tout prix.

 

Dame helvétie, vénérable rombière décatie n'aura bientôt plus d’alternative et devra se livrer, telle l’amante déchue, à son maître, l’ogre européen. Rédition sans condition comme celle de la forêt de Compiègnes.

 

Les Genevois doivent comprendre cet enjeu majeur pour leur avenir et se mobiliser pour retrouver leur indépendance, celle qui a fait leur richesse, leur fierté et toujours répondu à leurs aspirations.

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Commentaires

We are the champions!!!

vous avez totalement raison mais malheureusement les Genevois sont paresseux et sans courage. Ils préférerons rester à teter la pauvre mère Helvétie, décatie comme vous dites, plutôt que de s'affirmer vaillants conquérants d'u monde dont seul les niais croient qu'il peut se passer d'espaces de compensation!

Continuez sur cette route, c'est la bonne!

Vive Genève-Libre!

Écrit par : freddy mercury | 20/02/2009

Bravo, Monsieur Dimier.

La Suisse nous amène au bord du gouffre, la seule solution passe par l'indépendance de Genève.

C'est la seule solution pour trouver un avenir à Genève: vive Genève libre!

Moins d'impôts, plus de pouvoir d'achat. Votre combat pour Genève libre est le bon.

Écrit par : Libre | 20/02/2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Dimier,

la Genève que nous aimons doit sa notoriété au fait qu'elle s'est développée en tant que ville suisse.

Rêver d'un Monaco helvétique implique que vous devrez vous passer des Genevois car elle deviendra très vite une ville hors de prix.

Genève sans la Suisse ?...

Décidément, le rêve est gratuit... la réalité l'est moins.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 21/02/2009

Je me souviens très bien du lancement de votre mouvement "GENEVE LIBRE" en compagnie de Fred OBERSON et de quelques autres. J'ai assisté à vos débats au bistro de l'UGS aux Eaux-Vives, j'ai même assisté à votre conférence de Presse au Métropole. Je me souviens aussi que la presse vous créditait officieusement de 35% d'opinion favorable alors que tout allait pour le mieux en Suisse.

Je crois que vous avez raison, aujourd'hui le conseil fédéral nous montre qe non seulement il ne sait pas piloter l'avions mais qu'il ne sait même plus où est l'avion.

Non seulement c'est une bande d'incapables mais en plus ils s'accrochent au pouvoir comme des morp...

Vous et votre collègue Me Lombardini avez totalement raison, il fallait nationaliser UBS mais pour cela il ne faut pas être en avoir été l'employé comme c'est le cas de M. MERZ ou y avoir des intérêts électoraux comme les autres!

OUI l'indépendance genevoise est une réelle solution merci de la relancer! Le fait que cette idée ressurgisse montre bien que vous étiez visionnaire il y a vingt ans et qu'il suffit parfois d'être patients pour qu'une très bonne idée trouve les moyens réels de se réaliser!

Pour ceux qui pensent que Genève serait trop chère, je leur rappelle qu'en conservant le même niveau de d'impôts tout serait gratuit à commencer par les soins et les EMS!!!!! Et si vous supprimez l'impôt les genevois auront un pouvoir d'achat accru de 35 voir 40%. Alors OUI vive Genève indépendante!!!

Écrit par : Robert Dubois | 21/02/2009

Quelques questions à votre excellente proposition que je ne connaissait pas j'avais 10 ans lorsque vous l'avez lancée!

1) quelle monnaie? CHF ou EUROS
2) quelle politique environnementale avec une métropole aussi attractive?
3) quelles relations avec la confédération, avec l'UE?

Si je suis bien d'accord avec le concpet qui semble très ouvert, ne pensez-vous pas qu'il faudrait faire de Genève une "ville ouverte" une sorte de capitale de la paix, sans aucune attache politique?

Stéphane a raison, les prix vont flamber, sauf si les conditions d'admissions sont ultra sévères, comme Singapour!!!!!!!!!!

J'ai beaucoupa aimé votre "Syndrome de Valparaiso" et la rapallèle avec Singapour est juste excellent!!!! J'ai fait IHEI et je crois que vous devriez aller y faire des conférences car certains qui enseignent là-bas me semblent avoir le cerveau en compote avec des vieux schémas et de vieilles idées.

Je ne sais pas si votre idée est réalisable mais c'est un vrai poumon d'air frais dans cette Suisse qui sent le renfermé avec des odeurs de frics mal gagné ou volé. Plus on sera loin de Zurich mieux on se portera. L'autre solution serait d'isoler zurich et de refaire la Suisse sans ce rammassis d'arrogants.

Écrit par : julie | 21/02/2009

Personne n'a évalué le temps qu'il faudrait ? Je pense au moins 20 ans pour quitter la Suisse, puis encore au moins 20 ans pour renégocier l'ensemble des accords internationaux de la Suisse, que Genève devrait reprendre en vertu des règles relatives à la succession d'Etats.

Sans compter les premiers 20 ans qu'il faudrait pour que cela pense dans les mentalités.

Nous sommes donc dans un horizon à 60 ans...

Écrit par : j.nizard | 21/02/2009

j.nizard a tjs le derniermot; mais en plus il a raison ...

Écrit par : La Pythie | 21/02/2009

Bonjour,

Où en est exactement votre idée d'indépendance Genevoise? Est-ce que vous allez proposer un texte pour la Constitution? Je serai très intéressé à faire un copier-coller au Jura où je suis encore député pour quelques temps encore!

Voire même pour la Romandie, depuis que Kadhafi a proposé de découper la Suisse, autant prendre les devants!

Merci

Écrit par : Pascal Prince | 08/09/2009

Cher Me Dimier,

Si mes souvenirs sont bons, vous étiez très prcche de M. Stauffer et de son mouvement. Qu'en est-il aujourd'hui et vous êtes-vous finalement rendu compte, en tant que personne intelligente, que M. Stauffer n'est qu'un rigolo et qu'il dit et raconte n'importe quoi, tant que l'on parle de lui ?

Genève libre pourquoi pas...prenons tout simplement l'exemple du Luxembourg. C'est un pays autonome qui a un très bon niveau de vie et qui se place sous la protection UE. Il est certain que dans un cas comme le fils Kadhafi, le Luxembourg n'aurait jamais subi l'humiliation que la Suisse a subi. Il faut noter que dansla presse MONIDALE a bien relaté que la Suisse a DU s'excuser platement devant le Roi Kadhafi !

Écrit par : Café | 08/09/2009

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