01/03/2009

LA SUISSE INVITEE D’HONNEUR AU DINER DE CONS

 

Le week-end a été inventé pour permettre de se reposer. Les déclarations et ou grands messes politiques d’hier nous montrent qu’il y a des stakhanovistes de la bévue politique qui ne se reposent jamais.


Prenons notre ministre des affaires étrangères qui nous prouve, une fois de plus, être bien étrangère à nos affaires avec cette déclaration relayée dans le TG: Micheline Calmy-Rey prend "très au sérieux" le risque que la Suisse puisse apparaître sur une liste noire des paradis fiscaux. La Suisse est ouverte à des négociations et doit se montrer "plus sûre d'elle et plus proactive",

Déclaration qui faisait suite à une autre magistrale démonstration de dérapage non contrôlé, celle de Fulvio Pelli : M. Obama emploie des méthodes de far-west

L’une nous démontre la naïveté coupable du conseil fédéral en admettant publiquement découvrir qu’il faut être « proactifs » alors que cette attitude, en cas de crise, est la première obligation d’un gouvernement sérieux.

 

L’autre nous prouve qu’il ne suffit pas d’unir les deux plus grosse machines politico-financières du pays pour en faire une mine d’idées claires-voyantes.

 

Le seul moyen pour éviter cette désignation de paradis fiscal, aussi injuste qu’infondée, est la communication et non pas le mutisme affiché depuis des mois par ce collège qui ressemble définitivement plus à une classe de maternelle qu’à un cénacle hi-tech.

 

La SUISSE OFFICIELLE doit aller au front, inonder les médias de pubs explicatives et de participations à des plateaux TV, au plus haut niveau, dans les pays les plus agressifs à l’égard de la Suisse.

 

L’intervention du ministre des finances, pourtant homme politique de grande stature, faisait mal à entendre. Son obstination à vouloir défendre l’indéfendable avec des circonvolutions indéfendables, dont seul le TF a la maîtrise. Cette prestation aveugle est une invitation à toutes les Suissesses et tous les Suisses de réclamer la démission en bloc du gouvernement fédéral.

 

Là où il devrait communiquer en mégahertz le conseil fédéral peine à aligner un tout petit Merz.

 

Ce n’est pas en organisant des réunions au «Hitl » entre brigands de la finance zurichoise pour nous faire croire à une politique financièrement verte, c’est-à-dire respectueuse de l’environnement légal, que nous allons redresser la barre et sauver des centaines de milliers d’emplois de gens honnêtes et bien sous tous rapports.

 

La destruction de notre fleuron aérien par la même clique n’a pas suffit pour que la classe politique comprenne que se sont des prédateurs ? C’en est à tel point qu’on pourrait en suspecter certains de collusion avec ces bas-fonds.

 

Il faut être inventifs, mettre sur le pont de la communication multi-média ce que le pays à de mieux et investir à fond dans des campagnes TV qui expliquent que non seulement la Suisse n’est pas un paradis fiscal mais qu’en plus elle taxe lourdement les avoirs étrangers de l’épargne.

 

Quand à M. Pelli, un homme que j’apprécie habituellement, sa remarque est non seulement stupide mais elle fait preuve d’une arrogance curieusement zurichoise pour ce latin grand teint.

 

Non seulement M. Obama n’est pas à l’origine de l’attaque, elle a commencé sous l’administration Bush Jr, mais encore son administration a fait une déclaration publique (donc officielle) affirmant que les Etats-Unis ne veulent pas la disparition du secret bancaire suisse.

Par ailleurs, j’aimerais bien savoir, selon M. Pelli, comment réagirait la Suisse si des entreprises privées venaient sur notre sol conduire leurs affaires en violation des nos lois !

 

Or c’est bien ce qu’ont fait les voyous qui dirigent l’UBS, transformant Zurich en capitale mondiale de la mafia financière, aux yeux des plus agressifs.

  

En minimisant cet aspect et en portant l’attaque frontalement contre le président des Etats-Unis, le radical nous fait une belle démonstration de « pelli-mélo » politique qui n’incite pas à avoir confiance dans ce nouvel attelage politico-financier pour sortir le pays de ce mauvais pas.

 

La Suisse ne peut se permettre de faire comme le rat de la fable qui s’est retiré du monde « attendu l’état indigent de la République attaquée ».

 

Elle doit se montrer agressive sur la défense des libertés individuelles, à défaut les nations les plus dévoreuses de ces libertés et les moins respectueuses de la sphère privée, qui est le seul objet pertinent du secret bancaire, ne manqueront pas d’inviter la Suisse comme « hôte d’honneur » d’un dîner de cons qu’elle aura elle-même financée en se laissant dépecer.

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Commentaires

Le plus mauvais Conseil fédéral depuis 1848. Oui, M. Dimier vous avez tout à fait raison. Notre Gouvernement fédéral est actuellement le pire que nous ayons connu depuis la création de la Suisse. Et dire que ces andouilles osent critiquer la politique du Conseil fédéral pendant la guerre de 39-45 quand le danger était d'une autre nature et à une époque où nous avions de vrais chefs d'Etat. Aujourd'hui, nous avons 7 fantômes au Palais fédéral. C'est dramatique pour la Suisse.

Continuez, M. Dimier.

Écrit par : libre | 01/03/2009

7 fantômes qui s'en foutent plein les fouilles en usurpant nos droits! Le pire, c'est que la médiocrité se lit sur leurs visages et personne ne bouge!
Continuez Constituant Dimier...

Écrit par : juliette de c. | 01/03/2009

Refrain connu "Libre" ! C'est toujours demain que nous aurons les meilleurs et hier que nous avons eu les plus mauvais !

Écrit par : Michel Sommer | 01/03/2009

Monsieur Sommer a des commentaires qui le sont et des proposition qui le sont aussi.

En fait M. Sommer que proposez-vous? qu'on laisse aller? Qu'on se laisse tondre la laine commes les petits moutons noirs de voisins sans scrupules qui paient leurs ressortissants pour espionner nos banques?

Allons allons vous n'êtes pas sérieux vous n'êtes que sommaire!

Écrit par : Timothy | 01/03/2009

On peut dire que vous le sens de la formule!

Je ne suis pas à Genève depuis aussi longtemps que vous mais je dois dire que votre démocratie est une réalité que les Suisses ne savent ou ne veulent pas exploiter!

Pour l'étranger qui arrive ici, l'idée préconçue est que c'est une carte postale. La vérité est que c'est une pays où la liberté d'expression est réelle et qu'on ne comprend pas comment et pourquoi les pouvoirs politiques ne savent en faire une fer de lance d'un politique étrangère du "contre-feu".

Lorsque la Suisse est attaquée par des pays qui ont des politiques guerrières inacceptables pourquoi ne pas aller les chercher sur ce terrain?

Pourquoi ne pas mettre le nez du Bongo français le nez dans son caca dans le génocie rwandais?

Pourquoi ne pas rappeler aux américains leur rôle déterminant dans le renversement de démocraties au seul titre qu'ell ene leur convenaient pas?

Pourquoi ne as rappeler aux anglais qu'ils font partie d'une ensemble et qu'à ce titre leurs jersey est un pull qui ne les couvrira pas longtemps tant il est inacceptable au coeur de l'Europe?

et des exemples comme ça y en a des dizaines?

Est-ce que la conlusion de tout ça c'est que la démocratie suisse est tuée par elle-même dans une sorte de skyzo collective???

J'espère bien que non et que les Suisses sauront se lever pour se défendre, votre système est le milleur de la planète!

Merci de contribuer à ce réveil!!

Écrit par : Ricardo Vidal | 02/03/2009

si vous avez écouté M. Décaillet ce matin sur l'autre radio genevoise, vous aurez constaté que la majeure partie de son "interview" du conseiller national Pelli s'inspirait de votre billet, tout comme celle avec Hi-pod le politicien le mieux connecté après Dardarbellay.

c'est un honneur d'être "pompé" par Décaillet car il ne fait pas cet exercice avec des nuls mais uniquement avec des raisonnements de fond.

Écrit par : auditeur de la cité | 02/03/2009

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