03/04/2009

LETTRE OUVERTE À NABOLEON

La conférence de presse donnée par le président français avait quelque chose de pathétique. Voir une grande nation d’hier réduite au rang d’aboyeur de service avec la puissance d’un Yorkshire flanqué d’un berger allemand, a jeté une lumière crue sur les effets destructeurs de l’Union européenne sur l’expression individuelle de ses membres les plus petits.      

 

Cette omniprésence des grandes gueules nous a bien montré que, dans l’UE, les petits n’ont qu’une seule chose à faire ……LA FERMER !


Quant à l’épilogue du G20, il ressemble à s’y méprendre à tous ces sommets des années 30 qui, sous l’apparence d’une vague moralisatrice, n’ont pas pu, su et surtout voulu empêcher la catastrophe de la fin de la décennie.

 

Dans ce contexte, la Suisse devrait avoir à sa tête Churchill ; elle n’a que Chamberlain. Une fois encore, a lieu de partir au combat, tel David face à Goliath, le conseil fédéral fait comme la taupe, il s’enterre ! En côtoyant Brown, elle finira marron.

 

La Suisse politique toute entière doit se lever et rappeler au Monde, qu’en matière d’éthique financière elle n’a de leçon à recevoir de personne, et surtout pas du tandem anglo-américain.

 

Croire que nous sommes pris dans un conflit de morale politique est une erreur aussi grossière que celle de Dalladier ou Léon Nicole qui, tous deux, ont cru que Monsieur Hitler était quelqu’un de bien avec lequel on pourrait discuter.

 

Dans ce combat, la Suisse, si elle entend avoir la moindre chance de survie, doit renforcer sa législation bancaire et faire un copié collé du modèle anglo-saxon en introduisant immédiatement les trusts comme nouvel outil de protection patrimoniale. De cette façon nous serons au même niveau qu’eux.

 

La Suisse doit être pro-active et ne pas se laisser enfermer dans un attentisme meurtrier. Nous ne sommes pas dans un salon mondain, nous sommes dans un combat généralisé dont l’issue, à terme pourrait bien être une redite de 1939 en pire car globalisée.

 

La naïveté affichée par ce conseil fédéral est tout simplement ahurissante. Il persiste à communiquer en mini Merz alors que c’est en méga-hertz qu’il convient réagir.

 

Ceux qui ont observé la campagne de M. Obama ont compris que, désormais, on ne communique plus avec un poste à galène mais via internet. C’est-à-dire à l’échelle mondiale et en instantané.

 

Soit le monde politique suisse le comprend et se mobilise sans état d’âme, soit il nous condamne collectivement à l’asservissement aux volontés hégémoniques de nos voisins.

 

Plus que jamais ceux qui, au centre mou, voudront suivre le sens du vent nous condamnerons à un destin de feuille morte !

 

Est-il besoin de rappeler aux Genevois que la dernière fois que les français sont entrés sur notre Territoire ce n’était pour notre bien mais pour le leur.

 

Il y a parmi nous quelques illuminés qui croient dans la candeur morale de la croisade anglo-normande (franco-américano-anglaise). Se sont les mêmes qui ont ridiculisé Genève sur la scène internationale, en agissant comme des montagnards ils veulent placer la brutalité du droit jacobin avant la finesse de la diplomatie. Ils oublient que Robespierre et Danton ont tous deux raté la Course d’une tête !

 

Pour clore je souhaite, comme bien de mes compatriotes, rappeler au président français que, certes, il n’est point besoin d’être haut de taille pour être un grand homme. Malheureusement il ne suffit pas non plus d’être petit pour être impérial.

 

Ses gesticulations d’aujourd’hui ne sont que le mauvais rappel que se sont les grandes démocraties qui, dans les plis de contraction de l’Histoire, ont produit les dictatures assoiffées de vengeance.

 

Au cas où il l'aurait oublié, c'est grâce à nos vaillants ancêtres que le petit caporal a passé les alpes.... à dos d'âne!

17:04 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

La fermer ! Mais oui, c'est le quotidien des petits de l'UE. Sarkozy, Brown et Steinbrück font ce qu'ils veulent. Un Steinbrück qui se permet même d'insulter la Suisse et tous les peuples indiens en les comparant à des pleutres qui fuient la cavalerie et qu'on devrait foueter. Belle mentalité à la limite du racisme. Et dire que certains suisses rêvent d'intégrer cette UE.
Le G20 a abouti à déterminer 38 pays "gris" et 4 "noirs". Or à ma connaissance il y a (avait) près de 80 paradis fiscaux dans le monde. Où sont donc passés les 38 autres ? Sont-ils "blancs comme neige" ?
Parmi eux figurent les USA et l'Angleterre elle-même. Les USA avec les 3 Etats du DELAWARE, du WYOMING et deu NEVADA où les entreprises bénéficient d'une imposition quasi nulle. Et l'Angleterre elle-même où les étrangers résidents ne paient pas d'impôts. Blancs comme enige donc !
Le G20 ne fut apparemment qu'une duperie destinée à mâter les petits et de les faire plier à la volonté des grands. Il est étonnant en effet que les communiqués de presse ne parlent abondamment que des paradis fiscaux et pratiquement pas des politiques sociales, énergétiques et écologiques.
Bizarre non ?

Écrit par : Lambert | 03/04/2009

Les commentaires sont fermés.