26/06/2009

National socialisme et liberté d'expression

Chassez le naturel, il revient au galop ! La reprise des fondamentaux du socialisme triomphant de la révolution russe, par le président du P/SS ressuscite les démons qui ont pourri la vie de des idéalistes que de centaines de millions de citoyens qui ont été exterminés par cet implacable terrorisme liberticide. Les attaques dont le sociologue genevois Uli Windisch est la cible, en sont la preuve.


Cette renaissance de l’hydre infâme qui s’est appuyée sur le Peuple pour parvenir au pouvoir et qui l’a écrasé sans merci une fois qu’il y était parvenu ne peut que préoccuper les défenseurs de la liberté d’expression. L’atteinte portée à cette liberté revient à point nommé au moment de réécrire notre Charte Fondamentale. Quel autre espace de la Cité que l’Université est le mieux placé pour poser le questionnement ? Qui d’autre que les scientifiques sont mieux placés pour poser la critique ? Lorsqu’il s’est agi de soutenir la liberté d’expression de Jean Ziegler, qui pourtant crachait sur son pays, les mêmes ont hurlé au loup de peur que leur vociférateur ne soit privé de parole. Comme d’autres, je défends la liberté de parole de M. Ziegler. Non que je sois toujours d’accord avec lui, mais au nom de sa liberté d’expression. C’est elle, et elle seule, qui permet d’éviter les atrocités des républiques socialistes de l’ère soviétique dont les détracteurs d’Uli Windisch sont nostalgiques. C’est elle encore qui permet de bannir des régimes tels que celui qui règne sur la belle Ispahan tombée dans le décompte des mille et une nuit de la dictature de la pensée unique, vraie peste brune des démocraties.

 

Savoir que sur simple dénonciation partisane du « sinistre de l’inculture publique », l’Alma Mater ose convoquer l’un des siens pour qu’il vienne s’expliquer devant un conseil d’éthique, dont la composition contient en elle-même les germes d’une accusation à sens unique, est très préoccupant.

 

A-t-on eu les mêmes états d’âme lorsque le même ministre a redonné une chance à un collégien plagiaire alors que le plagiat est l’une des plus graves atteintes à l’éthique ? Certainement pas et pour cause, les intérêts sous-jacents, peut-être inavouables, commandaient de ne pas le faire !

 

La même mascarade s’est remise en branle lorsqu’il s’est agi de défendre le suppôt de la lapidation des femmes adultères. Les mêmes pseudo-défenseurs de l’éthique ont versé un million pour indemniser un individu qui viole les règles les plus élémentaires du respect de la dignité humaine et, cerise sur le gâteau de la médiocrité, avec les fonds publics d’une République laïque !

 

Cette chasse aux sorcières est là pour nous rappeler que le pouvoir est le plus pernicieux des corrupteurs puisqu’il parvient à pervertir l’esprit des idéaux qui fondent l’Etat de droit.

 

Voilà un beau sujet de réflexion pour l’été des Constituants chargés de s’occuper l’éthique dans la gouvernance.

 

Patrick-E. Dimier

constituant

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