30/10/2009

SILENCE ET DORT

 

Après avoir totalement pataugé dans un dossier qui n’existe qu’à cause de second couteaux de la politique genevoise qui ont confondu intérêts personnels et devoirs diplomatiques de l’Etat de droit, nous avons eu la gestion d’amateur des fédéraux avec des outils aussi appropriés à ce dossier que le DDT pour éradiquer les fourmis dans le jambes.


La cerise sur le gâteau aura été l’intrépide déclaration du pourtant très gris Didier Burkhalter qui est parvenu à débloquer avant même sa prise de fonction.

Résultat : kidnapping de nos compatriotes.

Ce dossier montre les limites d’un système de gouvernement datant de l’époque où l’on se déplaçait en calèche. De nos jours, il ne suffit plus d’être adoubé par des montagnards, encore moins éclairés que ceux qui, en 1794, ont castrés les élites. Il faut un gouvernement qui n’est pas composé de solistes aussi communicatifs que le défunt mur de Berlin.

Cette crise démontre en outre un effet collatéral de cette gouvernance de super marché, le total isolement de la Suisse. Il résulte d’un manque total de profilage politique et de fermeté gouvernementale qui permettent à la fois aux cow-boys de Washington de nous traiter par dessus la jambe, au Cadet Roussel de l’Elysée de lancer un bluff pour tétaniser ses compatriotes et au gominé lifté de la ville Eternelle de faire oublier ses sales combines personnelles avec de la poudre aux yeux de ses juges pour mieux les aveugler.

Avec cette stratégie les (ir)responsables politiques suisses enfoncent, chaque jour un peu plus, le pays dans le syndrome de Valparaiso qui finira par nous ruiner. Alors si ce billet pouvait avoir pour seule vertu que le Conseil fédéral comprenne l’adage « le Silence est d’or » comme il comprend les réalités politiques, et le traduise par « silence et dort » nous aurions fait un pas vers la solution.

Quant aux Genevois, il ne le leur reste qu'à ne pas oublier, le 15 novembre en glissant leur bulletin dans l'urne, qu'à lui seul le "gag" du ministre socialiste Moutinot en conférence de presse aux côtés de sa camarade Calmy-Rey, a eu pour effet de générer l'ire des lybiens. Cette mufflerie nous a fait comprendre que ce que l'on aurait pu "diplomatiquement" considérer comme une erreur d'appréciation était bel et bien un acte d'humilitation délibéré de sa part. Le plus scandaleux dans cette affaire est que cette attitude, méprisable, de la part d'un ministre de la République nous expose collectivement à la vindicte d'un malade mental. Dans n'importe quel Etat "normal", un ministre qui tient de tels propos prend la porte, sans solde. A Genève on le félicite et on lui paiera sa solde jusqu'à sa mort.

C'est bien tout le sens de l'initiative destittutive contre les membres du Gouvernement que nous tentons d'introduire dans la future Constitution mais que les partis au pouvoir bloquent de toutes leurs forces, et pour cause!

 

Patrick-E. Dimier,

Constituant

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Commentaires

Ce qui est le plus dégeulasse dans tout ça c'est l'attitude nullissime de la TSR.

Je me souviens tout gamin lorsque les français avaient des otages au liban ou dans le coin, tous les jours le 20H commençait avec un décompte et un speach de PPDA.

Cette Suisse qui est incapable de la moindre compassion pour ses propres ressortissants me fait vomir.

Si le problème avait été causé par Couchepin ou Blocher, la gauche ferait le siège de l'ambassade de Lybie tous les jours.

Mais comme c'est eux qui ont foutus le bronx et que leurs 2 tocards se sont pris les pieds dans le tapis du bédouin, personne ne moufte. Surtout pas la TSR qui est un nid de socialos bobos.

Dans 50 ans on fera une commission bergier bis et on reconnaitra les erreurs de cette bande de clowns.

J'ai 27 ans et je ne suis pas très fier de cette Suisse là. Contrairement à Bergier, précisément, je préfère celle de mon grand père qui a su nous épargner le pire, quoiqu'en disent certains qui crachent un peu facilement dans la soupe qui les nourri encore aujourd'hui.

Écrit par : julien kung | 30/10/2009

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