15/12/2009

SARKOZY ou le retour à VICHY

Le président français justifie le fin quels que soient les moyens:

«La lutte contre la fraude fiscale et normale et morale. C’est à la justice de dire ce qui s’est passé. Mais qu’auriez-vous pensé si le ministère du Budget avait écarté ces données lorsqu’il les a reçues? Aurions-nous été félicités pour avoir respecté les lois françaises? Je soutiens ce ministère dans son action contre la fraude», a-t-il déclaré en substance.


Cher M.Sarkozy,

Je tiens à vous remercier d'avoir la franchise de valider et justifier, en public, un vol par un autre.

Le premier vol est celui de votre administration fiscale qui rapine vos concitoyens, harnachés et arcboutés sous le joug d'un sytème qui ne leur laisse aucune marge d'expression démocratique. C'est précisément ce qui conduit une partie de vos concitoyens à, une fois la lourde régale de l'Etat ponctionnée,  mettre ses économies à l'abri de la rapacité de l'Etat que vous présidez.

Le second vol, celui commis sur notre territoire, est un acte voyou et criminel. Le soutenir revient à dire que votre Etat soutient la criminalité économique pour renflouer des caisses que vous avez soigneusement contribué à vider.

Ce second vol est aussi et surtout l'illustration de la nature profonde qui sommeille, chez bon nombre de français, la délation fondée sur la jalousie.

C'est ce même travers qui a conduit un certain nombre de vos compatriotes à dénoncer, à l'occupant nazi, des français en raison de leur origine.

La délation est un art français que manipule, avec délectation, les Pouvoirs qui se succèdent à sa tête. Le premier à en faire les frais, aura été votre Roi qui a perdu la sienne au nom du dogme et non de la raison.

C'est d'ailleurs ce qui explique que la France, profondément monarchiste n'a de cesse, depuis ce régicide, de s'en chercher un. Depuis lors il a porté différents titres, y compris Empereur, et actuellement actuellement il porte le votre, Président. Sans pour autant que le Peuple français ait gagné en démocratie.

Il me semble que vous oubliez, dans l'affaire qui nous occupe, que le secret bancaire a été instauré, principalement, pour protégéer des citoyens vendus à l'horreur nazie, dont bon nombre de français.

Contrairement à votre pays, grand moralisateur devant l'éternel mais surtout grand jacobin, le nôtre a fait son examen de conscience. Il est revenu sur cette période troublée de son histoire et ses dirigeants ont contraint les profiteurs à restituer ce qui dormait paisiblement dans leurs coffres.

A ce jour, je ne crois pas que la France, ni ses dirigeants ont eu ce courage.

Cela permet à l'Etat comme à des privés de continuer de jouir de biens fort mal acquis et dont l'origine devrait vous empêcher de dormir du sommeil du juste.

Alors vous voyez cher Monsieur, avant de vouloir parler de la morale fiscale, commencez par faire l'examen de conscience de votre propre pays durant cette période d'infâmie.

C'est elle, et le comportement d'un certain nombre de vos compatriotes, qui ont conduit à la création du secret bancaire suisse et non pas la fraude fiscale comme vous le prétendez de façon outrageusement mensongère.

Après, mais seulement après, vous serez autorisé à parler du manque de morale des français qui n'ont fait que se protéger dans Etat en lequel ils n'ont plus confiance et, qui les presse et les dépouille afin d'assumer un train de vie que même Louis XVI n'aurait jamais osé soutenir.

 

 

 

 

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