28/01/2010

LA SUISSE EST-ELLE UN ARRONDISSEMENT DE PARIS OU UN PROTECTORAT AMERICAIN

Les échos de la journée d’hier à Davos illustrent, une fois de plus que la Suisse n’est plus gouvernée et qu’en plus ceux qui ont été cooptés par le sérail sont prêts à violer les règles de base de l’Etat de droit avec une ministre de la justice qui déclare, la bouche en cœur, que le conseil fédéral va examiner comment ne pas respecter la décision de la Cour Suprême dans le cas de bandits de l’UBS.


Comme si cela ne suffisait pas, le ministre des finances s’entretient en deux portes, comme un vulgaire voyageur de commerce, avec les président français sur l’usage que fera son pays des informations qu’il a acquise frauduleusement et dont il fait recel.

La Suisse qui a construit sa renommée, sa richesse et son attractivité sur sa stabilité est en train de tout détruire par la faute d’un collège gouvernemental qui, d’une part n’a plus de colonne vertébrale et, d’autre part n’a plus de chef de file.

 

Le fait que les aléas bancaires provoqués d’une part des patrons laxistes et d’autre part par des banquiers filous est significatif de l’état de délabrement dans lequel se trouve le pouvoir politique de ce pays.

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Commentaires

C'est le bal des médiocres. Et tout a commencé pratiquement quand les magouilleurs ont viré Blocher.

Écrit par : Johann | 29/01/2010

La Suisse essaye de se raccrocher à n'importe qu'elle brindille, dans le passé la Suisse traversait les couloirs de l'international arrogamment sans ne prêter attention aux commentaires, elle profitait de tant de complicités qu'elle se suffisait à elle même.
Puis le coup des comptes en déshérences, elle ne le savait encore pas mais devait dés-lors se mesurer à des puissances financières moins complaisantes, finit la petite mesquinerie devenue courante pour nos soi-disant "politiques" n'ayant encore jamais étés confrontés à des ennemis incorruptibles, s'en est suivit nombre de dérapages inexplicable, ce qui mettait au grand jour les lacunes séculaires de ce système oligarchique. Cette Suisse qui avait pour coutume depuis des siècles d'écraser d'un revers de la main toute tentative de rendre justice aux victimes de son écrasante machine politico-bancaire, s'est retrouvée devant un os, comme dans la fable.
Le congrès Juif mondiale, à remporté cette juste revendication d'obliger les banques a restituer des bien ayant été volés aux victimes du nazisme, comme si les banques suisses n'avaient jamais consenties à de nombreuses bassesses envers le régime fasciste, comme si elles avaient tout les droits face à l'histoire. Et bien non, après 50 ans de pugnaces assauts, les politiques suisses se sont heurtés aux représentants de ce qu'il pensaient être non négociable, à leurs propre fermeture et mauvaise foi.
Le sytème politico-bancaire helvétique, au lieu de fléchir a cassé, à cause d'un seul petit milliard négociable dans le fairplay, les banques suisses se sont misent sur le dos les hordes de financiers de tous bords, comme si ils ne savaient pas, l'ayant largement pratiqué eux mêmes, que dans cet univers carnassiers, il ne fallait jamais se faire blesser, jamais dégager des odeurs de sang.
Le monstre saigne et la coutume veut que lorsqu'un des acteurs de cette comédie tragico-comique montre sa faiblesse, il attire l'attention de ses semblables, puis les attaques aiguisées se succèdent, se répètent et se font de plus en plus saignantes, les règles de ce jeu, doivent irrémédiablement finir, comme dans une corrida, par la mort.
Le système bancaire suisse est en grand danger, il se prend des coups de plus en plus inattendus, de tous les côtés, les USA, les subprimes, les kadhafis, les chinois, les voisins européens, tous s'y mettent et nous assistons à un massacre.
Le pardon de la Suisse devra être total et sans compromis, pas comme nos politiciens ont l'habitude de faire, ils ne sont pas aguerris à ce type d'humiliation et ils continuent de communiquer à leur population que les affaires tournent à leur avantage, mais nous voyons bien que suite à chaque déclaration faite, les contre-coups adverses viennent contredire à chaque situation leurs grimaces souriantes, "tout va très bien madame la marquise", nous voyons que le manque de culture de ce pays ne permet pas à ses acteurs de jouer de la manche, après le séisme tectonique des l'archipel d'Haïti, ils faut nous attendre à d'autre secousses du côté des alpes helvétiques.

Écrit par : Corto | 29/01/2010

Johann, je crois que mon exposé prouve le contraire !

Écrit par : Corto | 29/01/2010

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