07/07/2010

WOERTH OUBLIE UN BÊTE »EN COURS »

En ces temps de canicule il est assez rafraîchissant de voir l’arroseur d’hier se faire copieusement arroser aujourd’hui !

Souvenez-vous de l’annonce du vol de données bancaires chez HSBC et la mine réjouie du ministre français. Il se réjouissait, tel Vespasien, de voir affluer des milliards grâce aux données volées. Selon l’adage attribué à l’illustre empereur, l’argent n’a pas d’odeur, Woerth ne s’est pas montré très regardant sur l’origine délictueuse des dites données pensant, comme Pentagruel, que tout se qui entre fait ventre !


Qu’en est-il aujourd’hui alors que, non content d’avoir utilisé des données volées, le sinistre les a également passées à d’autres gouvernements européens comme n’importe quel petit receleur de banlieues. Celles-là même que son patron voulait passer au karcher lorsqu’il était en campagne, histoire de montrer son front certes dégarni mais national.

Se faisant celui qui voulait se faire passer pour Bayard, il y a quelques mois, n’est en fait rien de mieux que ce que la France de 40 a produit de plus abjecte, un vil délateur, sans plus de scrupule que ceux qui ont bâti des fortunes grâce à leur vilenie.

Or qu’apprend-on hier ? Bayard n’est, en fait, rien d’autre qu’un Prince Jean de pacotille, usurpateur aux relations politico-financières frôlant l’inceste avec sa propre épouse au service d’une personne sous enquête fiscale, (un bête "en cours") ministère dont il est, accessoirement à la trésorerie de l’UMP, le grand patron !

Le couple semble, tel le touriste du grand Nord avoir été fasciné, non par les aurores boréales mais par les or de l’Oréal !

Ce prince de l’ombre, au service du très ambitieux tsar caustique de Neuilly n’est, selon toute vraisemblance, rien de plus qu’un passeur d’enveloppe. Hugo nous a écrit les mystères de Paris, le locataire d’un faubourg décidément pas très honoré nous fait découvrir les affres des ministères du pari !

La vraie question désormais est de savoir si la France, qui se targue volontiers d’être une démocratie exemplaire notamment à l’égard de la Suisse, peut s’offrir le luxe d’un tel scandale à son sommet.

Certes de démocratie la France n’a aujourd’hui plus que les apparences. En réalité, c’est une monarchie élective, mais il est certain qu’à ne pas agir et de lui porter un dommage quasiment irréparable, celui qui la préside n’a pas d’autre issue honorable que d’ordonner une enquête.

Il pourrait même, comme c’est amusant, solliciter l’entraide judiciaire avec la Suisse afin de déterminer si OUI ou NON les sommes annoncées ont bien été retirées en cash des comptes de la milliardaires à cette époque.

Parallèlement il n’a pas d’autre issue non plus que de renvoyer son « cher » Woerth à la seule trésorerie de l’UMP. A défaut, au terme du quinquennat, le cher ami lui coûtera très très cher !

Ce qui est pathétique dans cette affaire c’est que la République mérite mieux que cela, et pour paraphraser la grande marque française, elle le vaut bien !!!!

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