13/07/2010

LE QUOTA N’A PAS LA COTE

L’annonce du départ de St Moritz pour la St Sylvestre a immédiatement ravivé deux démons qui collent à la politique suisse comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock.

Le premier est de s’attaquer une bonne fois pour toute au système qui poussiéreux régit l’Exécutif de Dame Helvétie. Une fois de plus il montre bien les rides de son trop grand âge.


Le deuxième est celui, plus récent, des quotas qui sert à la fois d’alibi au vide du programme politique de certains et d’exutoire pour toute une série d’excités qui oublient que l’essentiel à ce niveau est la compétence et non le sexe.

Le premier ressemble à s’y méprendre au monstre du Loch Ness, tout le monde en parle mais comme tout le monde en a peur personne ne s’y attaque. Hélas, il faut se résoudre à comprendre que tant et aussi longtemps que ce système sert ceux qui sont autour de la table il n’y a aucune raison d’arrêter le festin ! Surtout pas au très mauvais motif que ce système dessert le pays ; le dessert c’est ce qu’il y a de mieux pour se sucrer !

Pour ce qui est du deuxième, les quotas, certains s’émeuvent d’un déséquilibre car tout à coup cet Exécutif pourrait être composé de cinq femmes et deux hommes ! un tel raisonnement est à pleurer de bêtise !

Lors d’un vote très récent à la Constituante (pour lequel l’extrême gauche a demandé le vote nominal, histoire d’en tirer -*profit le moment venu) je me suis opposé à la mise en place de tout système dit paritaire femmes/hommes dans les élections car pour moi l'essentiel est la compétence. Si celle-ci est majoritairement du côté des femmes, il ne restera plus  aux homme qu'à devenir meilleurs!

La raison de cette opposition trouve aujourd’hui toute sa justification dans la situation qui se présente à l’Assemblée fédérale. Si le meilleure candidat pour succéder à Leuenberger est une candidate, j’en suis ravi.

Si dans la foulée M. Merz était aussi bien inspiré que son collègue socialiste et que là aussi le meilleur candidat était une femme, je crois sincèrement que c’est ce qui pourrait arriver de mieux à la Suisse.

Or, si le système des quotas était en place, cette cure de jouvence ne serait pas possible !

 

Je réaffirme ici que les quotas sont non seulement une grave atteinte à la liberté démocratique du choix des citoyens mais encore ils nous priveraient de situations qui peuvent s’avérer tout à fait bénéfiques. Pour moi il n'y a aucun problème à voir sept femmes occuper l’Exécutif, bien au contraire. De toute façon cela ne pourra jamais être pire que ce que nous avons actuellement !

Le plus désolant dans tout cela c’est que le Peuple, le premier concerné, n’a pas son mot à dire et c’est surtout cela qui doit changer.


Le monde est devenu un jardin bien trop vaste pour que le pré, très carré, de la Suisse puisse continuer à être gardé par sept nains choisis le plus souvent par une reine noire, jalouse de son miroir, que par l’ingénue Blanche Neige !

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