12/10/2010

REPONSE AUX CACOCHYMES

La Tribune de Genève a accepté de publier un courrier de lecteur sous ce titre mais, pour des raisons de format, en version courte et donc moins développée. Je n'ai pas publié la version longue par égard à la Tribune qui publiait sur support papier la version courte.

 

 


Voilà bientôt une semaine que, grâce à une presse écrite complaisante, le banc et l’arrière banc de ce que la République compte de conservateurs et de tigres de papier s’époumonent à hurler contre les réformes en cours à la Constituante.

Contrairement à ce qu’ils tentent de faire accroire, notre Assemblée a consacré d’importantes avancées et continuera à en proposer, pour autant que ceux qui ont fait preuve de courage ne soient pas effrayés par les ombres chinoises que projette le discours absolutiste d’une opposition à la dérive et sans projet.

On reproche à la majorité de cette Assemblée d’avoir renoncé à l’égalité homme/femme or rien n’est plus mensonger. Nous avons toiletté le vocabulaire pour qu’il corresponde à la réalité contemporaine dans laquelle l’égalité ne peut plus se résumer à un opposition de sexes issue du moyen-âge. La thèse votée va nettement plus loin grâce à cette formulation puisque désormais « toutes les personnes sont égales », c’est à dire qu’au-delà de deux sexes, ce sont toute les communautés homosexuelle, transsexuelles et bi-sexuelles qui sortent d’un ghetto dans lequel seul un conservatisme d’ayatollahs peut vouloir les maintenir. C’est donc bel et bien un immense progrès qui a été réalisé, n’en déplaise aux grenouille de bénitier.

Comme cela ne nous semblait pas suffisant, le groupe MCG, par amendement de Madame Marie-Thérèse Engelberts, a obtenu que cette égalité doive se traduire dans les faits. Aucun texte constitutionnel ne précise cette obligation avec autant de force. Cette formulation n'a pas tardé à ouvrir des voies insoupçonnées puisqu cela nous a permis de préciser qu'en raison de l'égalit homme/femme à travail de valeur le salaire doit être égal. Un belle preuve du mensonge qui tente de propager certains milieux.

On nous reproche ensuite d’avoir sorti le « droit au logement » de la future Charte fondamentale genevoise. De l’aveu même du père de cette inscription, celle-ci n’a rien changé depuis les presque 20 années qu’elle figure dans notre Constitution. Fidèle à sa politique, le MCG ne veut pas de droits illusoires que les gouvernants agitent comme des hochets.

Pour atteindre l’objectif visé la future Constitution doit imposer à l’Etat une politique qui le contraigne à bâtir ,en suffisance  et rapidement,c e qui constitue la seule et unique réponse à la crise.

ll faut rappeler que la crise actuelle arrange les deux camps. La gauche car elle lui assure une rente électorale alimentée par tous les recours en tous genres et la droite car le capital fait ses choux gras avec la rareté qui permet de faire grimper les prix.

Nous avons travaillé d’arrache pieds durant l’été avec d’autres groupes pour présenter à la plénière une thèse qui soit en mesure de casser ce fléau. Nous verrons bien si la gauche veut ou ne veut pas débloquer la situation et nous verrons bien où sont les conservateurs ! Si nous obtenons ces mesures, alors le droit au logement aura à nouveau sa place car il aura un contenu . Rédigée comme il l'est actuellement, l'amendement fait que, d’une certaine façon le droit au logement sera bel et bien opposable. Non pour offrir des occasion de squat mais par l'obligation fait à l'Etat de mettre en œuvre le frein à la pénurie qui est proposé.

Ce résultat ne sera possible que pour autant que les groupes qui veulent des résultats dans ce domaine soient majoritaires et à ce sujet on peut craindre le pire.

Un mot sur l’article 160E de la Constitution actuelle qui pose l’interdit absolu sur le nucléaire. A vrai dire je peux pas comprendre ce raisonnement qui voudrait nous faire croire que pour signer des initiatives ou des référendums le Peuple est intelligent alors que pour se déterminer sur une source d’énergie il serait stupide, émotif et partant incompétent.

Nous avons toujours annoncé que nous voulions que le Peuple puisse s’autodéterminer, cela fait partie de notre programme, nous faisons que nous avons dit et ce n'est pas de notre faut si, chaque fois que nous avons tenté des alliances avec la gauche, c’est elle qui nous a lâché !

Un mot pour clore, entendre et lire les déclarations fracassantes de tel ou tel dirigeant socialiste prédire le pire, j’ai l’impression qu'ils regardent l’avenir dans un rétroviseur. Les cacochymes dont le discours et surtout les décisions  passées ont plus desservi les causes dont il étaient responsables devrait les conduire à plus de retenue.

 

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