03/12/2010

QUE RESTE-T-IL DE 1291

On apprend, au détour d'une brève, que le ministère public de la Confédération veut engager les procureurs étrangers. Outre le fait que la démarche est d'une totale incongruité, elle foule au pied le fondement central de ce qui fait que la Suisse est possible.


Le fait que l'idée même ait pu germer dans l'esprit d'un aussi haut personnage de l'Etat fédéral démontre que ce pays est en voie de dislocation.

Un autre bloggeur assidu analysait récemment la disparition programmée du centre droit. Je partage totalement ce point de vue. Ce ne sont pas les faire valoir d'une gentry puissante mais totalement obsolète sur la plan de la réflexion politique qui donnent à penser que ce centre, dont la fonction logique est de servir de pivot à la politique générale du pays, offrent à la Suisse de demain la moindre perspective de salut.

Après avoir cédé aux sirènes stridentes des rues de Washington, répudié notre dignité d'Etat en faisant tout petit face à une poupée de çon aussi imprévisible que fantoche, voilà la Suisse, qui doit son acte de naissance à sa volonté de protéger ses Citoyens de tous juges étrangers, se lancer tête baissée dans ce qu'il convient d'appeler un acte de trahison.

En d'autres temps, notamment celui où les Suisse avaient de la fierté et un sens de l'honneur qui faisaient trembler les puissances voisines, une telle proposition aurait vallu, pour le moins, le pilori à son auteur.

Malheureusement pour elle, la Suisse n'est pas seulement trahie par ceux qui sont cooptés pour l'organiser mais aussi par son propre Peuple qui semble avoir, lui aussi, perdu bien de ses repères.

Il ne suffit pas de dire que les étrangers criminels multirécéidivistes doivent être boutés hors de nos frontières pour que la Suisse soit à l'abri. Encore faut-il que les Suisses eux-mêmes se resaisssent et cessent d'élire des personnes qui s'ingénient à la mettre en pièces.

A ce titre les élections de 2011 seront cruciales pour tous ceux qui ne veulent pas d'une Suisse livrée aux aléas de ses voisins directs et qui persistent à croire dans le modèle démocratique qui est le sien depuis 1291 sans qu'il soit nécessaire de faire appel à des juges étrangers, issus de milieux qui lui sont, qui plus est, farouchement hostiles.

Si cette idée devait faire son chemin, il convient d'inviter tous les démocrate de ce pays à se mobiliser. Notre droit premier étant de nous assembler pour singifier notre opposition aux autorités lorsqu'elles violent manifestement les garanties constitutionnelles, ces mêmes démocrate devraient monter sur la ville fédlrale et signifier leur totale opposition à l'imposition de juges étrangers sur notre Territoire.

Si nous, Peuple de Genève, devions constater que ces autorités persistent, alors nous devrions tous militer pour la République de Genève, Caton Suisse, se retire d'une fédération qui ne lui fournirait plus toutes les garanties d'impartilialité et de neutralité de la justice qu'il auraient livrée à l'étranger en violation manifeste de l'acte fondateur de 1291.

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Commentaires

ENFIN VOUS VOUS REVEILLEZ!!!!!

J'ai bien cru que la Constituante vous avait tué l'esprit! Il y a un certain temps maintenant, vous nous avez fait rêver avec votre projet d'indépendance genevoise.

C'est très bien que vous y reveniez, la Constituante est une bonne occasion de relancer ce projet, surtout quand on voit ce que ceux qui dirigent la suisse en font.

Je ne comprend pas comment Calmy-Rey ose encore rester là!!! Une vraie honte.

Écrit par : Jean Canal | 04/12/2010

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