25/01/2012

IMPAIR PASSE ET MANQUE

Dès la fin de la première lecture j’avais anticipé ce qui c’est matérialisé hier dans l’après midi et qui a permis aux partis qui se partagent le gâteau gouvernemental de s’entendre entre coquins.


Le point d’orgue de cette entente malsaine entre adversaires de façade, outre l’octroi de l’éligibilité aux étrangers, aura été le rejet par le PS et le Verts de l'abaissement du niveau de signatures nécessaires pour les référendums à 2% du corps électoral. Cette proposition constituait une réelle avancée vers plus de démocratie mais surtout une invitation très sérieuse tant au gouvernement qu'au parlement à produire des lois de meilleure qualité et surtout plus proches des intérêts des citoyens et non ceux d'une poignée d'aparatchiks et autres nantis.

Les Verts et le PS ayant décidé, comme ils le font lorsqu’ils jouent à la pétanque dans leurs luxueuses résidences secondaires en Provence, d’embrasser « fanny » la libérale à la beauté toujours aussi radicale, il ne leur était plus possible d’être proches du peuple!

De son côté le vieux couple de l’entente, en voie de décrépitude toujours plus avancée, a vendu sont âme pour 2% de quorum et lâché le fondamental de la nationalité pour oser prétendre diriger nos collectivités.

Mais il est vrai que la pose hivernale ne pouvait qu’annoncer une Bérézina. L’alliance rose/verts a usé de la même stratégie que le bon vieux Joseph lorsqu’il a pactisé avec l’infâme Adolf, lui permettant d'attirer, dans un traquenard habilement monté, une équipe de prétendus négociateurs, aussi bien équipée pour les frimas de l’hiver que des G.O. du club Med amateurs de mélopéées et de youkoulélé.

En se laissant aveugler par les contours électoraux, à défaut de pectoraux, des sirènes du quorum, ces gardiens de bac à sable ont tout simplement confondu une cible illusoire avec un objectif matériel, obtenir le OUI du peuple au projet de nouvelle constitution. Avec leur opérette de 4 sous, celui-ci est, depuis hier, inatteignable.

Le PLR et le PDC ont joué à la roulette. En misant sur un impair, ils passent à côté de la mission que leur a confiée le Souverain et, au final ils manqueront l’objectif.

C’est particulièrement exaspérant car le projet issu de la première lecture, bien qu’imparfait, avait su éviter ce naufrage. Ce qu’ont fait les partis de l’entente est une tentative de suicide et comme ils sont passés maîtres dans ce domaine, elle a malheureusement tous les ingrédients nécessaires à sa réussite!

 

Patrick Dimier

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