15/10/2012

TRISTE FIN

 

Ils se sont fait élire pour mener un ultime combat en rapport avec les enjeux des personnes âgées, avec un magnifique résultat à la clé. Malheureusement ce n'était qu'un prétexte. En réalité, c'étaient des grognards nostalgiques de leur empire déchu et les voilà aujourd’hui à tenter la charge avec une cavalerie aussi obsolète que vieillissante.

Les règles en démocratie sont pourtant simples et connues de tous. Il est vrai que leur respect comporte le préalable de la bonne foi, autre outil dont certains sont malheureusement fâcheusement dépourvus. Cela les conduit, nécessairement, à un acte dont le seul héro est leur imaginaire chimérique.


 

Ainsi donc, à peine la déculottée administrée en dépit d’une campagne d’une rare agressivité, la vieille garde noire annonce ne pas s’avouée vaincue et promet des initiatives tous azimuts.

Au moment où finissent les vendanges il n’est peut-être pas inutile de leur rappeler ce proverbe antique « à trop presser le raisin le vin a le goût de pépins ».

Au lieu d’être philosophe et surtout démocrate, voilà le Vercingétorix local sur son bouclier haranguant les tribus, disparates et fatiguées qui s’entre déchirent pour savoir lequel s’inclinera, une dernière fois au pied de César (le Peuple) qui l’observe aussi amusé qu’agacé par ses gesticulations qui non seulement ralentissent sa progression mais dispersent des forces qui seraient plus utiles en l’aidant à vaincre les barbares qui menacent.

Ainsi va cette Genève ultra-conservatrice et sans projet de progrès.

Merci à celles et ceux qui ont décidé de tourner le dos à ces pratiques aussi vaines que stériles pour se tourner, résolument, vers l’avenir. Celui d’un environnement sain pour tous, une région redynamisée et une jeunesse assurée d’avoir une formation initiale publique de qualité.

C’est de ce vent-là dont Genève a furieusement besoin pour affronter l’avenir et non pas de l’haleine fétide de gens qui ne sont animés que par les rancœurs.

La Tradition de la Ligue des Six Nations (dont le modèle proportionnel et bicaméral a été repris par Benjamin Franklin lors de l’indépendance de 1776 et la Suisse lors de sa construction initiale) voulait qu’avant de discuter les chefs s’engageaient à accepter les décisions de la majorité sans ouvrir de conflit.

On ne peut  que regretter la disparition de cette sagesse, ici à Genève, mère patrie de Gallatin.

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Commentaires

le coup du raisin elle est bien bonne celle-là! Mais eux depuis des décennies, c'est les raisins de la colère!
Je crois qu'avant qu'ils ne rejoignent l'enfer auquel ils se sont promis tout seuls comme des grands, il resteront dans cette disposition de hargne. Vanek et Mouhana sont certainement les pires, Grobet n'est lui que piteux et minable sans aucune envergure. C'est un tic qui est toqué.

Merci en tout cas d'avoir mené aussi courageusement ce combat contre vents et marée, même si je ne partage pas votre opposition sur les étrangers qui devraient avoir le droit de vote au plan cantonal et vous 'êtes manifestement pas allé assez loin!

J'espère que le MCG réalise son erreur de calcul et vous proposera la députation en 2013, sinon rejoignez un autre parti, je suis sûr que plusieurs seraient heureux de vous recevoir.

Écrit par : Raoul Degins | 16/10/2012

Sacré Dimier, toujours la révolution de 1776 en tête!

Bravo d'avoir bravé l'interdit staufferien!

La valeur des engagements se calcule à l'aune des oppositions qu'ils rencontrent et là vous avez été servi!

Entre les antinucléaires ataviques et les menteurs de pro.natura, il y avait gros à parier que votre projet ne passerait pas la rampe!

Si on y ajoute le conseil d'Etat, égal à lui-même dans la nullité, on peut se poser la question de savoir s'il n'aurait pas fallu pousser la réforme jusqu'à exiger un test de QI pour ceux qui espèrent y accéder! Ca ouvrirai plus le jeu que la majoritaire à deux tours

Merci encore pour ce gros boulot, mené très discrètement mais efficacement aux commandes d'un très petit groupe, sans aucun relais médiatique.

Un seul bémol ne rien avoir dit sur les communes qui fasse avancer le dahu.

Écrit par : Thomas J. | 16/10/2012

@Raoul: C'est sûr qu'il y en a qui seraient heureux d'accueillir "le Sénateur" comme dit Decaillet.

Ce qui est tout aussi certain c'est qu'il y en a, au MCG qui ne se réjouiraient pas de le voir arriver au grand conseil, c'est à dire les plus nuls qui y siègent actuellement.

Moi je trouve qu'un quatuor Golay/Stauffer/Dimier/Poggia ça aurait une sacré gueule et ceux d'en face n'auront qu'à bien se tenir avec des orateurs de ce calibre.

Écrit par : Carlos | 17/10/2012

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