22/01/2013

OBAMA ACT II : LE RETOUR AUX SOURCES

 

Dès le départ de son discours Barrack Obama est revenu sur les fondamentaux de ce qui fait la Nation américaine et qui soude si profondément les américains entre eux lorsqu’il s’agit de leur « contrat social » qui est, sans aucun doute possible, un lien d’une puissance qui, de nos jours, fait dramatiquement défaut aux européens en général et aux suisses en particulier.


 

A plusieurs reprises, Barrack Obama, a repris le « WE THE PEOPLE » de 1776 pour rappeler que ce qui constitue cette démocratie est qu’elle repose toute entière sur le jeu de miroir entre responsabilité individuelle et collective aussi souvent que cela est nécessaire et qu’elle met à sa tête un président élu souverainement au service de tous et non de quelques uns.

Il est vrai que son prédécesseur et ses actions militaires conduites au profit de quelques uns nécessitait ce rappel.

On sent bien que c’est du plus profond de ses propres convictions, qu’il insiste sur le fait que la liberté des américains repose avant tout sur leur capacité de savoir être solidaires. Notamment en mettant constamment en œuvre leur sens de l’effort et des Institutions qui font l’effort de fournir une éducation de qualité, en adéquation avec les enjeux actuels.

Il a aussi cru bon d’exprimer clairement, il est vrai que c’était nécessaire, qu’une décade de guerres multiples, sous entendu hasardeuses, s’achevait et que cette ère nouvelle ouvrait la voie de modifications profondes des mécanismes et procédés industriels en les orientant vers la protection de l’environnement ce qui constitue aussi une forme de pacifisme. Mais il a aussi dit, de façon puissante, que les Etats-Unis ne sont pas naïfs et qu’ils répondront comme ils savent le faire, à toute forme d’agression, voire de menace à leur démocratie.

Ce changement de paradigme est très important avait besoin d’être clairement énoncé par un président à la fois très pondéré et particulièrement déterminé pour servir l’ensemble du peuple américain.

Dans le même tempo il a sonné le glas des faveurs pour les « happy few », comme on dit là-bas, pour réorienter l’action publique en faveur de tout ce qui permet de réaliser le rêve américain, la réussite de celles et ceux qui osent entreprendre.

A la très grande différence de brillants orateurs tels JFK, Reagan ou Clinton, le président Obama ne recherche pas la phrase slogan. Il agit sur le fond du propos lui donne du contenu et, par sa rhétorique comme par sa façon incomparable de les scander, il martèle ses idées en les adossant à la détermination qu’il a déjà démontrée au cours du premier mandat.

Ce qui diffère réellement entre ce speech et celui que j’ai entendu, sur place, en 2009 est que le premier était tellement chargé du sentiment de libération du poids de la précédente présidence que l’on ne percevait pas l’ampleur du personnage qui s’exprimait, alors qu’au contraire, celui-ci repose sur son action. Que ce soit en faveur de la paix, il a réglé les guerres boueuses de son triste prédécesseur, ou du peuple dans son ensemble par son « Medicare » qui a ramené les USA au rang de pays civilisé en matière de prise en charge globale de la maladie.

Ce discours, il l’a clairement dit, n’est pas une simple succession de mots mais la promesse d’autant d’actions. Il a aussi, avec le sens politique qu’on lui connait, clairement laissé entendre qu’il utilisera, sur des sujets complexes et difficiles, la totalité de la puissance de sa fonction. La cible No1 est clairement une modernisation du droit, constitutionnellement garanti, du port d’arme. Il faut bien comprendre que le président des Etats Unis promet de défendre cette Constitution, il ne peut, sou peine de parjure, abolir le port d’arme. Ce droit c’est celui du Peuple pas le sien, aussi critiquable que puisse être la pratique.

Le monde dans lequel nous évoluons, avec une instabilité de plus en plus effrayante tant des Institutions qu’économique, a besoin d’avoir un patron, issu du suffrage universel.

Il est désormais clair que ce patron s’appelle Barrack OBAMA avec la promesse d’être au service du respect, pour autant qu’il soit mutuel, de la paix pour autant qu’elle ne soit pas à sens unique, de l’environnement par ce que cela sert d’avantage les intérêts américains que de polluer, de veiller au respect de liberté individuelle car elle est le fondement même de la déclaration de 1776.

On ne peut que souhaiter, pour le monde, qu’il réussisse et, pour la Suisse, qu’il serve de modèle de charisme dans le leadership ce dont ce pays manque le plus cruellement.

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