04/02/2013

LE MARIAGE GAY NE VEUT PAS DIRE QUE L'AVENIR EST ROSE

 

Certains exultent, d’autres sont consternés et les sociologues du droit observent. Au moment où le mariage des hétéros ne fait plus recette, voilà que le mariage homo prend la relève. Cela va peut-être ravir les curés et certainement mettre au travail les offices d’Etat civil de la république voisine. Outre ces recrudescences, le fait est que cette arrivée n’est pas divine puisqu’on devine bien qu’elle est le prélude à une société sans boussole comme dit, pertinemment, Jacques-Simon Eggly.

Voilà donc qu’au nom de l’égalité certains veulent rendre égal ce qui ne l’est manifestement pas. Cela va non seulement repousser les limites mais va les faire tomber. Une société sans limite est aussi exposée aux dangers qu’un cheval fou.


 

Le mariage gay rend tout possible au nom du sacro-saint principe de l’égalité, alors que c’est le principe de précaution qui devrait s’appliquer ici. Faire sauter cet interdit va entrainer, à plus ou moins brève échéance, celui de l’adultère. Puisque désormais c’est l’amour passion qui est la règle  fondant le mariage et non pas l’amour procréation. Il y aura bien des juges qui diront qu' il est discriminatoire de vouloir empêcher des frères et sœurs ou des pères/mères d’épouseur leurs descendants au nom du même principe de l’amour-passion.

Ce débat est fondamental puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, que de l’avenir de l’espèce. Il mérite donc d’être porté devant l’ensemble d’entre nous. C’est un vrai et profond débat démocratique dans lequel les politiciens, à fortiori professionnels, n’ont ni leur place ni la capacité d’imposer leur choix, nécessairement électoraliste.

C’est bien là que l’on voit pourquoi la Suisse ne peut pas perdre ses outils de démocratie directe, n’en déplaise aux europhiles patentés.

Ce qui se passe chez notre voisin direct est l’exemple parfait de qu’il ne faut pas faire avec un tel sujet. Mais il est évident qu’un pays, gouverné par un polygame de fait, ne peut pas raisonner de façon rationnelle. Certes l’amour est, par essence irrationnel et ce n’est donc pas le rationnel seul qui est aux commandes en pareille hypothèse. Il n’en demeure pas moins que confondre la nature d’un couple homosexuel et celle d’un couple hétérosexuel revient à nier la réalité matérielle ce qui est assez affligeant de la part de celui que la Nation s’est donnée pour la diriger.

Ceux qui traitent les autres d’homophobes au simple fait qu’ils réfléchissent au-delà d’un simple phénomène de mode ne valent guère plus de considération. Ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit puisque le mariage a des palliatifs juridiquement tout aussi solides et patrimonialement tout aussi efficaces. Cela n’est que justice personne n’ayant à interférer dans la vie d’autrui ni à faire quelque commentaire que ce soit quant à son choix de vie.

La nouvelle constitution en son article 22, c’est-à-dire au rang des droits fondamentaux rappelle lea liberté de choix de vie, y compris seul. Cette disposition démontre combien cette nouvelle charte fondamentale est moderne et en phase avec les enjeux tant contemporains que futurs. Mais avec un belle prudence les constituants ont ajouté, aux côtés du mariage le droit  à conclure un partenariat enregistré. Ils ont démontré par cette distinction, qu’ils n’ont confondu genre et pratique.

Cette disposition permet à chacun de vivre selon le mode qui lui convient sans faire disparaître les limites naturelles et nécessaires à l’exercice de ce droit. C’est la voie à suivre si l’on entend respecter la liberté de chacun mais sans prosélytisme électoral. Il ne vaut pas mieux que le religieux.

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Commentaires

Cher Monsieur, vous n'êtes pas seul à voir M. Hollande d'un oeil interrogateur. Je dirais même que vous êtes en bonne compagnie, celle de Philippe Bouvard dont je reproduis la lette ouverte à M. Hollande:

Deuxième LETTRE DE PHILIPPE BOUVARD À FRANÇOIS HOLLANDE

Je n’ai jamais fréquenté de paradis fiscaux. On chercherait en vain la plus petite niche chez moi depuis que j’ai cessé d’avoir des chiens ! Une seule fois, je me suis délocalisé dans le cadre de la loi Pons à la coûteuse faveur d’un investissement hôtelier dans les DOM-TOM qui m’a fait perdre 100% de ma mise. A la distribution des bonus, des stocks options et des dividendes, j’ai toujours été oublié Mon casier judiciaire est vierge. > Mon courage est intact.
Je ne suis pas un damné de la terre. Mais je ne suis pas non plus un profiteur ou un esclavagiste.Je ne suis protégé de personne, sauf du public auquel je dois la longueur de mon parcours. J’ai mes opinions mais je n’ai jamais adhéré qu’au parti des amoureux de la France. J'ai versé à la collectivité davantage que je n'en ai reçu : pas un jour de chômage et une seule nuit d’hospitalisation en six décennies. Je me situe sans honte mais sans fierté excessive dans cette classe moyenne qu’on souhaite faire disparaître en nivelant notre société par le bas. Je refuse autant d’être culpabilisé par un politicien (qui voudrait que l’'on prenne son inexpérience pour de la normalité) que la France accorde sa confiance à un homme que l’Europe prive de la sienne et qui, bien qu’ambitionnant de devenir le gardien de la constitution ne paraît pas s’être préoccupé de la constitutionnalité de ses propositions.
Quant à moi, j’aurais nourri mes enfants, bâti des maisons, planté des arbre Mission accomplie.
Et vous Monsieur HOLLANDE qu’avez-vous fait ? Sinon d’'augmenter les impôts d’une classe moyenne pour favoriser les fainéants et les assistés de notre pays.
Et vous M. Hollande, qu'avez vous fait si ce n'est des enfants dont vous n'avez jamais épousé les deux mamans, même si l'une d'entre elles était ministre de la famille ?,
êtes vous un "homme normal" M. Hollande ..?
-vous qui, du même coup, avez évité de payer l'IGF devenu par votre mentor l'ISF, en ne convolant pas, et ce, malgré tous vos biens immobiliers et mobiliers,
-vous qui avez permis à vos compagnes de toucher les allocs pour " femmes filles mères" 5 fois,
..... êtes vous un "bon français" M. Hollande?

-vous qui installez une maîtresse sur le trône sans qu'elle ne soit même divorcée, - vous qui bafouez un homme dont les médias ne parlent jamais ni ne publient jamais la tête, et qui pourtant a donné son nom qui perdure, à votre maîtresse,
-vous qui ignorez les 3 enfants de ce même couple que vous avez brisé,
....... êtes vous un "homme d'honneur" M. Hollande?
-vous qui n'aviez jamais mis les pieds dans une entreprise, dans une usine, ni dans un ministère, et qui en bravez tout le savoir faire et la pérennité..., avez-vous conscience que ce sont les Français qui paient votre formation professionnelle ?

.....êtes vous réellement "un chef d’État" M. Hollande ?

Écrit par : Georges Binder | 04/02/2013

Pourquoi priver de droits fondamentaux toute une partie de la population sous le prétexte que la vie en commun de deux êtres de même sexe qui sont tout ce qu'il y a le plus consentants, ne vous plaît pas? Autoriser le mariage entre deux êtres du même sexe et ainsi normaliser de multiples situations de fait qui existent, même si cela ne vous plaît pas, est susceptible d'appaiser le contexte social dans lequel nous vivons. Les personnes concernées (par exemple leurs enfants) auraient ainsi une toute petite chance d'être mieux considérées et moins moquées.
Que l'on appelle cela mariage ou union civile ou comme vous voulez, ce qui est le plus important, c'est que ces situations ne sont plus défavorisées.

Alors oui au mariage civil pour les couples du même sexe.

Cher Rossenbaum,
Le mariage a une autre fonction que l'union civile, celle de créer une famille.
Je suis totalement contre toute forme de discrimination à l'égard de qui que ce soit. La liberté de choix de vie est très importante dans une démocratie et je vous suis tout à fait sur ce terrain. En revanche, pour éviter toute dérives (mariages co-sanguains etc) il convient de réserver le mariage aux personnes de sexes opposés. L'Union civile répond totalement à votre aspiration et doit être la règle. La question ne porte pas sur le choix de vie mais sur l'institution du mariage.
Merci de votre commentaire utile au débat.
cordialement,
Patrick Dimier

Écrit par : Rosenbaum | 06/02/2013

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