13/02/2013

CET HOMME EST UN MAGICIEN !

 

 

Dans un discours sur l’Etat de l’Union qui a frôlé l’heure (59 minutes), le 44e président des Etats-Unis a donné une image claire de l’état de l’union des Etats composant la nation américaine. Il s’est inscrit dans cette tradition, commencée par le président Washington, le 8 janvier 1790, à New-York alors capitale. Seul Thomas Jefferson l’interrompit. Pour lui cela reprenait la tradition anglaise du discours du trône.

 


 

 

En commençant par citer le président Kennedy (Fifty-one years ago, John F. Kennedy declared to this Chamber that “the Constitution makes us not rivals for power but partners for progress…It is my task,” he said, “to report the State of the Union – to improve it is the task of us all.”), il a rappelé à la classe politique américaine que la constitution ne fait de l’exécutif et du législatif des ennemis mais des partenaires pour assurer le progrès des Etats Unis. Il a rappelé avec une rhétorique implacable, sans notes et sans bafouiller, que la santé globale des Etats Unis repose sur une restauration du Contrat Social. Il appelé les privés à venir en appui des pouvoirs publics pour assurer à la Nation de meilleures écoles, un meilleur système de santé et des infrastructures de qualité dont le pays a urgemment besoin.

Il n’a pas hésité à démontrer que le niveau d’études en Amérique n’est plus assez en phase avec les besoins de l’économie, revenant ainsi aux sources du rêve américain. Tout est possible à condition d’être prêt et en mesure d’entrer dans la vie professionnelle avec la meilleure formation possible. Avec une nouvelle vision pour les USA, il a invité les deux partis à agir pour que ces formations soient accessibles tous, en commençant par les plus modestes.

En constante « standing ovations » le Congrès a démontré que le discours était non seulement juste sur le fond mais qu’il rassemblait l’ensemble de la classe politique autour de propositions simples, non extravagantes ou qui impliquent un coup de massue fiscale supplémentaire. A plusieurs reprises il a dit donnons envie au monde de venir aux USA pour y réussir !

Quel changement de ton avec celui, jacobin, de notre voisin le plus direct qui, incapable d’aligner deux idées cohérentes, pense que 1793 reste toujours la seule solution, et qu’en coupant des têtes des meilleurs on donnera de la cervelle à tous.

De même quel changement avec Piogre où le gouvernement, majoritairement composé de sortants, fonctionne en mode survie avec uniquement deux membres encore valides et efficients.

On a l’impression qu’ici seul le discours sur l’état de désunion est possible. Espérons que les élections à venir permettrons de clarifier la situation et offrir aux genevois un parlement qui est à leur service et non pas occupé à des guerres stériles.

On ne peut qu’inviter nos politiciens à écouter cette leçon magistrale de politique. Genève s’en portera d’autant mieux. Ecouter ne suffira pas, nous citoyens, devrons envoyer au parlement et au gouvernement des politiciens décidés à faire avancer la cause de Genève et non pas à la faire reculer, comme c’est trop souvent le cas depuis deux décennies au moins.

Soyons, comme le dit si bien le 44e président des Etats-Unis en conclusion de discours, des citoyens attachés à nos libertés et la prospérité de tous !

Le lien :

http://www.nytimes.com/2013/02/13/us/politics/obamas-2013-state-of-the-union-address.html?pagewanted=all&_r=0

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Commentaires

Vous êtes un bon observateur de la politique américaine et ça change de l'anti americanism habituel en eruope.

Vous avez oublié un élément c'est que ce discours est comme ça parce que Obama n'e peut plus être reelu, il est donc libre.

Il y a un point que vous avez oublié mais il était bien caché à l'intérieur du thème politique extérieure, la situation au moyen orient risque bien d'être profondément modifié car il n'est pas du tout certain que le cabinet Obama 2 soit aussi gentil avec Israel.

Écrit par : John Wyer | 14/02/2013

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