16/04/2013

HOLLANDE ET LA MEDIOCRATIE

 

Au prétexte que la félonie de l’un des siens, pour ne pas dire l’un de ses proches, est inqualifiable, le bon père Hollande sort l’arme des plus faibles, la délation. Pire l’auto dénonciation, comme au pries moments de l’Inquisition, des khmers rouges  ou de la collaboration qui a ravagé son propre pays.

Robespierre en plus cynique et surtout le projet en moins.

 


 

La Suisse, que décrie ce président qui n’a décidément d’ordinaire que l’indigence de sa pensée politique, connaît un régime bien plus simple. Le système contraint tous les élus à déclarer leurs liens d’intérêts, car c’est là que siège le vrai problème.

En fait, ce président se ment tellement à lui-même qu’il en perd toute acuité des réalités matérielles. Le problème n’est pas que son ministre des affaires étrnagères soit riche, tant mieux pour lui, le problème est l’opacité du système. La meilleure preuve est qu’aucun de ses ministres n’a déclaré de voiture. Qui va croire qu’ils n’en ont point ? Personne. Qui va croire que le Sieur Moscovici a réellement qu’un compte qui ne contient que 288€ ? Personne.

On se croirait à l’orée de 1789 avec sa cohorte d’infamies et ses exécutions sans autre grief que le de la naissance. Cette façon de gouverner est écœurante, ville et nuisible à tous, en commençant par l’Etat lui-même.

Si le président-ordinaire avait voulu taper fort, il aurait publié la liste de tous les revenus et les avoirs des hauts cadres de l’Etat et de ses satellites. C’est certainement là que l’Etat et la république sont le plus critiquables. Pourquoi les épargne-t-il ? Parce que la majorité sort du même moule que lui, l’ENA !

Cette mise à nu relève du voyeurisme et représente ce qu’il y a de plus détestable dans le populisme, instiller le sentiment de culpabilité chez ceux qui ont réussi leur carrière. La haine de l’argent est la haine de la réussite. Tout travail mérite salaire dit l’adage. Est-ce à dire que les socialistes français prônent la fainéantise ?

Une telle apologie des médiocres ne peut être que le fait d’un des leurs.

En résumé ce parti, comme celui qui conduit le pays à la catastrophe, se trompent lourdement. Ce que veulent les français, comme l’ensemble des européens, c’est que la démocratie que nous connaissons, ici chez nous, prenne le pas sur cette parodie qui a cours tant en France et dans la majorité des pays de l’Union qu’a l’échelon européen qui constitue une négation grave des droits élémentaires que sont l’initiative populaire et le référendum pour ne parler que des principaux.

En faisant ces gesticulations aussi pathétiques que dérisoires, le président-ordinaire ne fait qu’affaiblir la confiance que doit avoir un peuple dans celles et ceux qui le gouverne. Certes la Suisse n’est pas non plus un modèle en ce moment, mais nous avons les armes de notre démocratie en mains et nous pouvons, en tout temps, mettre fin à ces dérives par le biais des droits dont nous disposons et dont nos voisins sont privés, au profit d’une pseudo élite qui dévoile des avoirs de façade mais qui ne révèle rien des liens, souvent incestueux, qu’elle entretient avec des mondes insoupçonnés.

A l’heure des comptes, en 2017, que restera-t-il de cette Ve république si ce n’est des lambeaux.

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