29/04/2013

QUELLE MATURITE POLITIQUE

 

Au lendemain d’un aussi important rendez-vous électoral, force est de constater que le Souverain neuchâtelois a fait preuve d’une exceptionnelle maturité politique.

Voilà une très belle leçon de démocratie que nos voisins, au lieu de nous attaquer de toutes parts, feraient mieux d’observer et mettre en pratique. Seulement voilà, en le faisant ils priveraient toute la caste des sangsues en danger. Ils ne le feront donc jamais !


 

Ce constat posé il convient de se risquer à un petit commentaire de ce résultat.

Celles et ceux qui ont cru pertinent de s’en prendre à une personne en ont fait un martyr, or les peuples adorent les martyrs. Cette stratégie, indigne d’une classe de maternelle, a pourtant germé dans l’esprit de plusieurs états-majors politiques, gouvernementaux qui plus est.

Outre le fait de la vilénie de leurs auteurs, les stratagèmes mis en place, avec la complicité d’une presse aussi avide de sensationnel qu’incapable d’analyse de fond, ont permis de mettre à jour leur propre incurie dans la gestion des dicastères sous leur responsabilité.

De son côté, le grand vainqueur de ce rendez-vous a su oser la carte de la transparence et de l’humilité. Deux aouts dont ses adversaires ne disposent pas certes. De toute façon ils seraient incapables les utiliser en temps et heure, empêtrés qu’ils sont dans leurs combines et leurs mensonges.

Le Peuple, tous les démocrates le savent, détient la plus puissante des armes non violente, le bulletin de vote. Ce petit bout de papier qui rembarre les plus vaniteux et propulse les plus habiles tacticiens. Il en va du conseil d’Etat comme du Saint Siège, ceux qui se croient élu de facto retournent au travail en simple citoyen le lundi suivant !

Maintenant la question est de savoir si ces mêmes états-majors sauront respecter la volonté manifeste du Souverain et cesser le combat ou si, au contraire, leur égo les poussera à faire dépenser un peu plus d’argent public. Celui-là même qui manque aux hôpitaux et aux enfants en difficulté, pour tenter de courir après une victoire chimérique.

L’exemple valaisan n’a-t-il pas été suffisamment cuisant ? N’est-il pas temps d’arrêter « d’agacer le chat » comme disent les québécois ?

Une formation politique sort grandie lorsqu’elle sait accepter le verdict de son Souverain. Elle est toujours amoindrie lorsqu’elle ne sait pas le faire.

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Commentaires

tout ça c'est beau mais si vous croyez une seconde que les politicards de Suisse valent mieux que les shadoks vous vous fourrez le doigt dans l'zoeil.

Le PLR est tellement imbu de lui-même qu'ils ne seront même pas capables de prendre ce qui leur reste, un siège. Ils préfèrent prendre le bain... de siège!

Heureusement pour eux qu'il n'y a pas de MCG local, sinon ils seraient à pelos.

Il faut dire que depuis qu'ils ont le Burkhalter sous la coupole, y se sentent plus.

Ca ne vaut pas mieux à Genève, et pourquoi diable n'y allez-vous pas ici à Genève? Ca changerait singulièrement le profil de cette élection avec une possibilité de pont vers le centre droit ce que l'UDC ou Stauffer ne sont pas capables de réaliser.

Écrit par : vive la réforme | 29/04/2013

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