29/05/2013

ACCORD DE LIBRE ECHANGE EN OMBRE CHINOISE

 

Celles et ceux qui croyaient encore en l’innocente participation de l’industrie suisse alémanique au conseil fédéral en sont pour leurs frais. L’accord que nous a rapporté le sieur Schneider-Amman de Pékin ressemble plus, pour la Suisse, au traité de Versaille qu’à la signature de l’armistice de 40 !

Cette référence car nous assistons, du moins en surface, à une capitulation de plus de ce gouvernement qui, à l’image de celui de Pétain, est prêt à vendre le pays à l’encan, pour le profit d’un très petit cercle, toujours le même, celui des mafieux de la Banhofstrasse.

Il n’y a guère de doute qu’en acceptant une accord aussi déséquilibré que celui que Schnieder-Amman a ramené triomphalement dans ces valises et du même acabit que celui que Daladier avait rapporté de Munich.


 

Comment peut-on raisonnablement penser qu’un accord qui lève les droits de douanes  de 99% sur les produits en provenance de la plus puissante machine industrielle que le monde ait connu à ce jour en échange d’un abaissement de 60% des droits sur les produits de notre industrie phare est honnête et transparent !

Personne sauf les aveugles comme dirait Brassens !

Monsieur Schneider-Ammann est-il allé voir les ravages de l’invasion des produits merdiques en provenance de Chine sur les marchés espagnols, portugais, italiens ? Sait-il que les chinois produisent de la fausse huile d’olive qui dévaste les marchés des producteurs méditerranéens ? Sait-il que les chinois produisent du faux jambon de parme avec lequel ils inondent l’Europe y compris l’Italie ? sait-il que les chinois produisent des revêtements de sol en marbre de Carrare moins chers que les italiens ne peuvent les produire sans les frais de transport ?

Il est certain qu’il n’a pas fait fortune en surpayant ses employés et que pour lui seuls des salaires bas, sans respect des personnes, ont un intérêt.

Si au moins cet accord comprenait un volet qui assure que les chinois ne peuvent pas importer des produits fabriqués par des personnes qui ne jouissent pas de protection sociale, d’assurance maladie, de congés payés et tous les autres outils de protection des travailleuses/eurs.

Il n’y a donc qu’une seule explication valable, les monde de la finance internationale a trouvé dans la faiblesse du gouvernement suisse un vrai cheval de Troie qui lui permet d’utiliser la base suisse et sa réputation de compétence pour s’assurer une place de choix sur ce marché immense.

Une telle vision à très court terme est la démonstration que Mao et tous ceux qui lui ont succédé utilisent le jeu de GO, l’art de l’encerclement, pour construire la suprématie de l’empire du milieu.

Résultat prévisible, les Suisses, après être passés sous les fourches caudines de Washington, sont allés à Pékin en passant par Canossa.

Celles et ceux qui hésitaient à dire OUI à l’initiative de l’UDC du 9 juin prochain trouveront là un réel motif de le faire !

 

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Commentaires

Que dire de la chouette de Coire?
C'est Darbelley et Recordon qui doivent se mordre les doigts de leur bévue qui a poussé cette brave ménagère au conseil fédéral.
Encore que je ne suis pas certain que le beau Luc ne s'en réjouisse pas puisque la destruction massive de la Suisse est dans le programme des verts.

Écrit par : Judas | 30/05/2013

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