30/05/2013

IMPEACHMENT

 

Si notre système d'élection était fondé sur la défense du pays et de ses valeurs au lieu d'être sur le profit à n'importe quel prix, notamment de n'importe quelle concession, il comprendrait une procédure d'impeachment.

Ce n’est pas le cas, les conseillers fédéraux en place sont ceux qui défendent le mieux les lobby les plus puissants, dont la banque zurichoise qui a les mains de le cambouis le plus épais de notre histoire.


 

Malheureusement le système politique suisse fonctionne sur des compromissions de tous genres et dans tous les domaines. Il n'est donc pas possible de dévisser un conseiller fédéral en place, même s'il a commis l'irréparable, abandonner ses propres ressortissants à l'ennemi.

 

Certains ont vomi le conseil fédéral en place dans les années brunes et ils avaient bien raison.

 

Qui aujourd'hui va soutenir cette ministre qui a vendu des employés honnêtes qui n'ont rien fait d'autre que d'accomplir leur travail, en toute légalité du point de vue du pays dans lequel ils sont ou ont été employés.

 

En faisant de la sorte, ce n'est pas Daladier que mime cette piètre conseillère fédérale. C'est Chamberlain qui, au contraire du français, calculait les intérêts anglais dans un accord avec les allemands, en particulier ceux de la grande finance impériale et planétaire de la City à l’époque.

 

Comme Chamberlain cette dame s'est contentée de défendre ces intérêts-là, ceux des marchands zurichois du temple de l'argent.

 

Toute autre aurait été sa vaillance si elle avait passé un accord d'extradition de ces criminels en cols blancs qui aujourd'hui vivent terrés dans le réduit national, confortablement assis sur des coffres pleins à ras bords. Quitte à faire payer pour ces infractions pénales commises en territoire américain, autant que ce soit les vrais coupables, les dirigeants de l'UBS, du Crédit Suisse et autres. Ces gens ont abusé tout le monde à commencer par leurs clients dans le seul et unique dessin de lucre à court terme, sans foi ni loi.

 

Cette ministre ne mérite donc que notre dégoût tant elle se montre indigne du rapport de confiance indispensable qui doit unir un peuple à ses dirigeants. En faisant ce qu’elle a fait, elle a tout simplement mis en pièce le contrat social suisse.

 

Certains prédisent que les chambres fédérales vont la suivre car les partis qui font le gros dos aujourd'hui seront les plus prompts à baisser la culotte demain.

 

Comme sur l'ensemble de ce dossier, ceux qui plastronnent sont les premiers à baster, tout simplement parce que le vrai pouvoir, celui qui tire les ficelles dans l'ombre, est aussi celui qui les financent.

 

L'extrême gravité de cette capitulation est qu'elle range la Suisse de pays fiable à pays juridiquement dangereux. Les dommages subséquents pour l'ensemble du pays vont bien au-delà de la triste personne qui a ouvert cette porte.

 

En conclusion, cette lamentable issue donne du grain à moudre à l'initiative du 9 juin alors même que ce n'est pas le point à défendre. Ce qui importe c'est bel et bien la mise en place d'une procédure expéditive de destitution qu'il faut instaurer dans des cas aussi patents que celui-ci. Tout le reste est de la bouillie pour les chats.

 

 

14:27 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Si vous y ajoutez que le supposé préposé à la protection des données, qui ne connait pas non plus l'accord puisque personne ne le connait, dit lui aussi que c'est une bon accord qui ne pose pas de problème, vous avez compris l'étendue des dégâts.

La Suisse, g^race à cette bande d'incompétents est devenue un pays instable!

Merci le PDC, les Verts et le reste de cette clique malfaisante.

J'espère bien que le MCG va se renforcer à la prochaine élection fédérale.

Écrit par : simon durant | 01/06/2013

Les commentaires sont fermés.