05/08/2013

OBAMA DOESN'T CARE

 

Contrairement à sa politique de santé « Obama care » dans laquelle il est novateur, le président semble adopter, pour son deuxième mandat, une ligne politique par laquelle Il ne se soucie ni des populations chrétiennes de la région du Moyen-Orient, alors qu’ils étaient-là bien avant les musulmans, ni des conséquences à long terme de cette stratégie assez infantile consistant à jouer la carte des Frères Musulmans contre le besoin de stabilité de cette région à des fins plus qu’obscures.


 

 

Comment comprendre ce virage de la neutralité bienvenue du premier mandat, avec un discours remarquable à l’Université du Caire, et ce marchandage à courte vue qui lui fait s’adjoindre des Frères musulmans comme conseillers spéciaux?

Ces personnes, Arif Alikhan, secrétaire adjoint de la Sécurité intérieure pour le développement des politiques ; Mohammed Elibiary, membre du Conseil consultatif sur la Sécurité intérieure ; Rashad Hussain, l’envoyé spécial américain auprès de l’Organisation de la conférence islamique; Salam al-Marayati, cofondateur du Muslim Public Affairs Council (MPAC) ; Imam Mohamed Magid, président de l’Islamic Society of North America (ISNA), et Eboo Patel, membre du Conseil consultatif du Président Obama sur les partenariats confessionnels d’arrondissements, sont tous de près ou de loin liés à la mouvance la plus radicale de la secte des Frères musulmans.

La déclaration, stupéfiante du président américain appelant à la libération de Morsi se trouve certainement dans cette réelle infiltration de l’administration par cette clique dont on peut dire, sans se tromper qu’elle a pour première caractéristique de ne pas être démocratique.

Quels sont les enjeux :

1) Protéger les intérêts pétroliers américains pour leur rôle géostratégiques et non pour les intérêts privés de quelques uns comme le faisait son prédécesseur.

2) Permettre à Morsi d’installer des factions du Hezbollah dans une partie du Sinaï, ouvrant une voie de sortie à la présence de ces radicaux en Israël et au Liban, pour conclure un accord entre Israël et les plaestiniens modérés. Bien évidemment en permettant à certains d’encaisser un beau pactole. http://www.dreuz.info/2013/07/un-accord-secret-entre-obam....

3) Amener les monarchies du Golfe à financer des programmes de surveillance par lesquels, les apprentis sorciers de Washington espèrent pouvoir contrecarrer les contrecoups inévitables d’un tel aguillage. On se souviendra peut-être que les talibans, couverts de sang de la tête aux pieds étaient déjà leur création et que tout indique que non seulement des dizaines de jeunes soldats ont laissé leur vie dans ce bourbier sans le moindre résultat. Pire, lesdits talibans ont ouvert boutique diplomatique dans le Golfe avec la bénédiction de…… Barrack !

J’avoue très humblement ma très grande déception de ce deuxième mandat. Comme tous ceux qui l’ont précédé, Clinton mis à part, ce président est très en deçà de ce nous étions en droit d’attendre de lui, vu les espoirs dont il était le porte-parole naturel après la catastrophe Bush & Co.

En quoi cela nous concerne-t-il me direz-vous ?

Tout simplement parce que la Suisse, en défendant les intérêts américains en Iran notamment, n’est plus neutre. Il n’est pas admissible que notre pays soit le complice de fait de telles entreprises et d’attitudes politiques aussi peu conformes à l’éthique. A fiortiori de la part d’un pays qui se dit « ami » de la Suisse et qui, au nom du morale tout particulière, se permet de nous donner des leçons de comportement fiscal.

Cette vision de la Suisse dans le monde n’est pas, j’en suis certain, celle que partagent tous les suisses attachés aux valeurs fondamentales de notre pays. Le travail bien fait pour assurer une prospérité bien comprise de la collectivité comme des individus, la volonté de ne pas prendre parti dans des conflits qui ne nous concernent pas afin de toujours être en mesure d’offrir nos bons offices.

En associant de fait la Suisse à ce genre de manigances le conseil fédéral la disqualifie aux yeux, et c’est le plus grand nombre, de ceux qui ont confiance en notre neutralité.

Ces révélations ne peuvent qu’accroitre notre courroux à l’égard de cet exécutif décidément ballotté par des intérêts qui nous échappent et ne peuvent, manifestement, ne servir que quelques uns et non pas l’ensemble.

Devant une telle démission de sa mission, ce conseil fédéral n’aurait pas d’autre solution, dans un système classique, que de présenter sa démission. Nous ne pouvons le contraindre à le faire mais nous pouvons changer le rapport de force fédéral. Pour y parvenir nous disposons du plus bel outil de la démocratie, le bulletin de vote. Ne nous en privons pas, même si nous devons attendre 2015 !

 

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Commentaires

Il faut remercier Micheline Calmi-Rey et sa politique de "neutralité active" au sujet de l'Iran.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 06/08/2013

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