19/11/2013

FILIPPO LOMBARDI, LA MAUVAISE QUERELLE DU MATIN

 

Qu’elle ne fut pas ma surprise à la lecture, accidentelle, du Matin de ce jour.

Son article sur le président du Conseil de Etats, personnage clé du système fédéral version suisse et tout simplement consternant de platitude et de petitesse. Au lieu de s’attacher à l’analyse politique de cette année présidentielle, le journaliste se livre à un décompte d’épicier qui ferait rougir de honte Muriel Robin tant il est mesquin.


 

Qu’y lit-on ? Une critique à peine voilée du coût des voyages de cet important parlementaire à travers le monde au cours de son année présidentielle.

Certes le Matin n’est pas la référence pour les articles de fond. Tout au plus peut-il observer celui de la casserole fédérale.

En réalité nous devrions tous remercier M. Lombardi d’avoir, tout au long de son mandat, donné une toute autre image de la Suisse contemporaine que celle, pitoyable, offerte au monde par l’Exécutif fédéral.

Au contraire de ce dernier, qui va des fourches caudines à Canossa sans même s’en rendre compte, M. Lombardi a, fort opportunément, présenté à ses hôtes le système suisse sous son meilleur jour. Contrairement au conseil fédéral qui, en besogneux de jardin derrière Blanche Neige a, lui, appauvri l’image du pays par des dérobades toujours plus pénibles. Elle le sont d’autant plus qu’elles affichent un total irrespect pour le formidable travail effectué par ceux qui les ont précédés et ceux qui ont bâti ce pays autour de sa souveraineté. Ils ont été à ce point lamentables  qu’aujourd’hui on hésite à dire que l’on est suisse en redoutant que nos interlocuteurs nous assimilent à des traitres qui, tels des collaborateurs des années brunes, livrent celles et ceux qui ont eu confiance dans notre système, bancaire, notamment.

Vus sous cet angle les fonds utilisés pour ces déplacements sont insignifiants comparés aux milliards que la politique menée par l’Exécutif coûtera au pays. Oser parler de coûts pour le contribuable relève tout simplement de l’ignardise la plus crasse.

Il est vrai aussi qu’une telle mise en perspective ne peut pas faire partie du champ lexical d’un quotidien dont le réseau semble rétrécir chaque jour de 20 Minutes, faute de TEMPS.

 

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