31/03/2014

HOLLANDE ET LA VALS(E)

Nous voilà au lendemain de la campagne de Russie, pour ne pas dire Bérézina électorale. Celui qui s'y est le premier cassé les dents était pourtant, lui, un grand chef militaire. Il ne pouvait donc en être autrement avec un chef au charisme de leader égal à celui d'un flan édulcoré.

 

Il semble que celui qui promettait monts et merveilles à ceux qui l'ont cru au lendemain du "moi président" ait une mémoire décidément bien courte. Il avait promis d'être un président "normal" la réalité politique montre qu'il n'est pas même banal. A croire qu’il mimétise son ministre du redressement productif, un grand ordinaire de Bourgogne.


 

 

C'est bien avant cette déroute qu'il devait savoir que la route de Nantes ne pouvait que le rendre chagrin comme l'annonçait, de façon prémonitoire, Barbara.

 

Il ne suffit en effet pas d'avoir un premier ministre germanophile pour penser que, comme par miracle, cette proximité de pensée avec les cousins germains transformerait sa machine à perdre en sanglier des Ardennes.

 

Il faut plus que ce copinage diplomatique pour rendre à un pays sa rage de vaincre.

 

Il faut commencer par ne pas en faire fuir le nerf de la guerre et accuser les tenants de traitres lorsqu'en fait ils sauvent ce qui peut l'être.

 

Ensuite il faut cesser d'accentuer la pression sur ceux qui n'ont pas pu échapper au piège. Bien au contraire, et peut-être pour inciter les premiers à revenir, il faut non seulement alléger cette pression infernale mais en plus garantir une amnistie totale aux patriotes repentis. Pari impossible pour ces jacobins montagnards.

 

Tout cela n'est que conjecture lorsqu'on a en face soi un politicien dont même la présentation physique traduit le malaise à ce poste. Il ne suffit pas de s'imaginer à cette place, peu enviable, pour être capable de tenir le rôle.

 

Les réformes constitutionnelles faites sous Chirac privent désormais Flamby, qui l’a soutenue, de la respiration politique de l'alternance à mi-mandat.

 

Il ne suffit pas de passer du quadrille du lancier (1 pas en avant/un pas à droite/un pas en arrière/un pas à gauche) à la Vals(e) pour que le bon peuple se laisse à nouveau bercer d’illusions par un mouvement en trois temps.

 

Hollande est arrivé au pouvoir par le hasard de transferts désabusés et il gouverne au hasard des aléas de l'actualité. Sans ligne, sans rigueur et surtout sans vision à long terme.

 

Se retrancher derrière l'Europe, dont De Gaule disait qu'il ne suffit pas de s'agiter sur sa chaise comme un cabri pour qu'elle se fasse et ait un sens, ne constitue pas un axe politique porteur de jours meilleurs.

 

Le réalisme politique qui devrait animer cette équipe, si ce n'était pas celle des Pieds Nickelés mais de vrais politiciens, c'est d'accepter de passer dans l'opposition. Comment, par le biais d’une dissolution du Parlement dont seul Hollande a la capacité.

 

Il ne fait aucun doute que l'issue électorale changerait totalement le profil de cette Assemblée et contraindrait l'UMP à assumer la gouvernance.

 

La situation actuelle est telle qu'il ne fait guère de doute qu'un gouvernement de centre droit ne fera pas mieux que l'actuel.

 

La conséquence politique de cette stratégie est que l'UMP se sera laminée elle-même avant l'échéance présidentielle de 2017 et l'amant infatigable fera à nouveau de la France sa plus belle conquête.

 

Heureusement pour les cadres de l'UMP, Hollande n'est ni assez courageux ni suffisamment stratège pour monter un tel traquenard!

 

Comme il adore tourner en rond, il va se lancer tête baissée dans une vals(e) à quatre temps, pour ne pas trop se marcher dessus!

 

 

 

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Commentaires

Certains vient le choix de FH analogue à celui de Mitterand avec Roccard, pour mieux le laminer. Je ne crois pas FH aussi fin stratège. IL a mené le PS en gestionnaire des courants alternatifs et contradictoires sans jamais trancher. Il a commencé son mandat présidentiel de la même manière avec force paroles, parfois creuses, ici imagées, là sonnantes, mais toujours ... en parole !
Avec Valls on aura plus de caractère, plus de volonté, plus de clarté aussi, je n'en doute pas, mais la question demeure : les français ont-ils compris les enjeux, les réformes indispensables et sont-ils prêts à les accepter ? J'en doute, en particulier en ce qui concerne la forte cohorte des fonctionnaires et autres serviteurs de la fonction publique.

Écrit par : uranus2011 | 01/04/2014

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