27/05/2014

LE DEBUT DE LA DESCENTE AUX ENFERS

Le signal du départ a été lancé avec l'annonce de la fermeture des opérations de la Standard Chatered Bank (Suisse).

Comme par hasard, c'est un établissement anglais. Naturel puisque le premier ministre britannique, moins naïf que nos dirigeants, a su ménager la place financière de Londres des aléas de l'échange automatique des données.

Certainement que suivront des établissements de droit US, tout aussi naturellement puisque, là-aussi, les dirigeants ont su protéger leur place financière.

Dans cette lamentable histoire, Il est intéressants de constater que ceux qui, hier attaquaient le président russe pour son emprise sur la Crimée se comportent aujourd'hui exactement de la même façon avec la Suisse qui, comme la Crimée aux yeux de Poutine ne pèse rien mais constitue un danger stratégique, représente un concurrent qu'il faut détruire.

Comme Poutine qui a placé ses hommes en armes à la disposition des régions rebelles, les anglo américains ont introduit en Suisse des flibustiers qui, placés aux postes clés, ont tranquillement torpillé notre système bancaire en conduisant des stratégies commerciales suicidaires et criminelles.

Non seulement pour pénaliser la place financière mais pour causer un dommage majeur à l'image de la Suisse.

Une fois les basses œuvres achevées, le secret bancaire torpillé par ceux-là qui même qui en avaient la garde, ces mercenaires rentrerons tranquillement chez eux non sans avoir encaisser des copieux bonus que les actionnaires suisses, tout aussi niais que nos dirigeants leur auront accordés.


 

 

On peut donc adresser un grand merci à la bande d'incapables qui s'est arrogé le pouvoir de détruire notre pays!

Le plus grave dans cette affaire est que l'on capable de nous faire voter pour le maintien du cervelas qui n'intéresses guère que 5% des citoyens mais on ne nous demande pas notre avis pour saborder l'élément clé de notre prospérité!

Nous les citoyens devons sérieusement nous réveiller et, à l'occasion des prochaines élections nationales de 2015, sonner la fin de la récréation. Nous, citoyens, devons comprendre que les partis qui gouvernent ou qui dominent les chambres fédérales ne sont plus là pour défendre le pays et sa prospérité mais pour le détruire aux profit d'intérêts cachés, soit de nature économique (la haute finance internationale) soit politique (les pros européens qui feront tout pour casser le pays et le rendre "euro-compatible".

Il n'y a pas, de loin, que la gauche qui est condamnable dans le naufrage qui s'annonce, les pseudo- bourgeois y sont pour beaucoup. A commencer par le PDC qui a hourdi le complot contre le conseiller fédéral Blocher en compagnie d'élus qui ont autant de connaissance réelle des mécanismes mondiaux de la finance que j'en ai dans l'élevage de gastéropodes marins, c'est dire!

Ces fossoyeurs de notre industrie bancaire visent pour les uns à faire redescendre la Suisse au niveau de ses voisins pour que l'UE apparaisse comme la seule planche de salut, et pour les autres de protéger la chasse gardée de la très haute finance en mains anglo-saxonnes. C'est d'ailleurs ce qui explique la présence d'un américain scélérat à la tête de l'un des mastodontes du secteur et d'un anglais félon qui a réussi à s'immiscer au cœur du contrôle des marchés financiers.

Le résultat est probant, les premiers établissements à partir sont anglo-saxons et où vont-ils? Dans leur monde car les deux seules places financières qui ne sont pas concernées par l'échange automatique de données sont les USA et les anglais!

Nous sommes actuellement dirigés non seulement pas des incapables notoires, mais en plus des vendus qui soldent le pays à ses pires ennemis.

Il nous appartient de faire comme tous ces européens qui disent non à l'hyper bureaucratie bruxelloise, et de mettre un bon coup de balai dans ces chambres fédérales squattées par les ennemis intérieurs du pays.

Nous devons nous mettre en ordre de bataille pour les prochaines élections fédérales et dire à ces partis que nous n'avons plus confiance ni en eux ni en leurs élus.

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Commentaires

A force de mettre des couilles molles et des femmes plus occupées par leur image que par la défense du pays au pouvoir il fallait bien s'y attendre. Mais tout n'est pas perdu on a encore le choix de décidé si on veut allumer ou pas les phares la journée.

Écrit par : norbertmaendly | 27/05/2014

Si je comprends bien en lisant entre les lignes, c'est "chassez ces incapables pour les remplacer par des MCG et autres UDC" ! Une extrême droite qui pense tout résoudre en s’immisçant dans les stratégies d'entreprises privées, en fermant les frontières aux compétences dont le pays a besoin et en glorifiant l'homme qui prend ce pays en otage avec ses milliards !

Non merci, je préfère les imperfections des élus du centre (droit et gauche) soucieux de maintenir une vision qui va au delà de 4 ou 5 ans de législature !

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 29/05/2014

Excellents constats et analyse.
L'amateurisme de nos dirigeants me révolte et m'écœure.

Je dois dire que le tocsin de la place financière suisse avait déjà sonné du temps de madame Calmy-Rey qui ne cessait de faire du tapage avec le secret bancaire qu'elle défendait en toute occasion publique.
C'était un peu jouer au colin-maillard en signalant à l'Américain où se trouve le trésor.

L'idée de l'ouverture des marchés au monde entier a permis toutes sortes d'intrusion, d'infiltration, d'adoubement et de capture. Bien sûr la mondialisation est faite pour des corps puissants, capables de déjouer les pièges.
Les Suisses en général, habitués à l'auto-flagellation, s'auto-répriment du sentiment contraire aux ordres intimés. Le protestantisme de notre éducation a tendance à faire de cette ouverture une contre-poids au manque de générosité - elle en fait une obligation. En fait d'ouverture, c'est plutôt d'abandon de de son identité et du sens critique, de sa protection, de son espace politique et de son existence distincte au milieux des autres forces. Par là-même, la négation de soi et la négation de ceux qui lui font confiance - la trahison.
Exactement ce que voulait Washington: la négation de soi pour que lui et son activisme affairiste s'affirment en prenant toute la place.

Il ne faut pas oublier que l'Amérique nous a étudiés sociologiquement pendant cinquante ans, fréquentant nos universités, logeant chez l'habitant, dans les campus, prenant la tête des grandes entreprises. Elle se faisait livrer les confidences jusqu'à celles des alcôves et des coffres. Elle s'employait à nous séduire. Pendant le guerre du Viet-Nam, ses jeunes étudiants de bonne famille venaient se planquer en Europe. C'était une armée du futur à la mine superbe, respirant l'opulence, titulaires de lettres de crédit, détenteurs de porte-feuilles dodus. Ces jeunes gens avaient de quoi intimider. le dollar valait plus de cinq francs cinquante suisses. Partout où le dollar circulait, ils étaient chez eux. Le dollar avait colonisé presque toutes les cultures.

Par ailleurs, ses programmes universitaires en droits comparés du commerce et en politique lui a permis de prévoir bien des évolutions, puisqu'elle est toujours l'instigatrice des innovations dans le tropisme de ses intérêts. L'Amérique a aussi entrepris d'intrumentaliser les organisations internationales pour instaurer des règles coercitives via des conventions ou agréments et de nouvelles normes parfois étrangères à tout bon sens qui légalise la déloyauté et la disproportion. Son ingéniosité est redoutable.

Procédant du même engouement que pour Facebook aujourd'hui, l'Européen lui livrait tout gratuitement. Il ne restait plus qu'à les disséquer et à les exploiter.
C'était quand-même un fantastique travail individuel et collectif qui apporte une abondante récolte de juteux fruits. On ne peut qu'être admiratif.

Et que dire des Français qui tiennent notre administration actuellement dans leurs mains, occupant une majeure partie de postes les plus sensibles? Calquant sur la même méthodologie. Est-ce étonnant qu'ils se mettent à jouer de pression sur les questions financière et territoriale? On semble oublier que la France a une longue expérience administrative des comptoirs, des territoires, des gouvernorats qu'elle tient court en laisse.

Au lieu d'un seul adversaire, nous en avons deux, bientôt d'autres.

Le premier qui vient proposer sa propre camelote, impose ses conditions et réduit la marge de négociations de celui qui se laisse tenter. Le fameux accord de partenariat transatlantique avec les USA (FATCA un avant goût amer) est en train d'achever un round important dans sa stratégie de soft dominance sur l'Europe, juste après celle sur le Pacifique, le Canada et le Mexique. La gouvernance mondiale est là! Elle est Américaine.

Assistant dans le vif de l'extirpation chirurgicale à contre-cœur de la place financière et de l'économie industrielle suisse, il ne sied guère d'être manichéen comme certains contempteurs de MCG et de l'UDC. Ce serait nier l'expression d'inquiétude d'une bonne partie du peuple qui se tourne vers eux.
Pendant que ces conformistes contempteurs ostracisent, ils laissent les amateurs improviser la navigation du navire. Si personne ne se ressaisit à temps pour reprendre la barre, la Suisse pourrait probablement se fracasser sur les écueils et s'effacer de la carte politique.

Merci pour votre courage.

Je conçois aussi que face à une situation aussi alarmante, il ne faut exclure aucune bonne volonté dans le colmatage de la coque et des carters.
Chacun pourra venir appliquer sa couleur politique sur le carénage lorsqu'on sera sûr que le navire n'échouera pas.

Écrit par : Beatrix | 04/06/2014

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