16/06/2014

L'EXCUSE BUDGETAIRE vs LE LIBRE ECHANGE CUTUREL

Nous apprenons que le gouvernement, n’ayant semble-t-il pas d’autre os à ronger, s’en prend au CESEL, le centre d’échanges et de séjours linguistiques et le fait passer à la trappe.

Il faut aller au-delà de la simple annonce pour mieux réaliser l’énormité de cette coupe qui, intellectuellement, est certainement sombre.


 

J’ai cru, avec une naïveté dont je me croyais exempt, que si la majorité du Peuple élit des personnalités qui s’affichent de gauche, c’est précisément pour se prémunir de décisions qui touchent en priorité ce qui permet de mieux faire circuler le savoir.

Avec la même naïveté, j’ai pensé qu’un gouvernement composé à 3/7 de secundos qui ont eu le privilège de bénéficier d’un enseignement ouvert sur le monde, le CESEL échapperait à une telle entreprise de sape.

Force est de constater que même dans une démocratie aussi achevée que la nôtre et dans laquelle, précisément, la transmission du Savoir et l’ouverture au monde constituent des éléments clés de la réussite, ce genre d’économie de bout de chandelle a cours.

Ce qui est le plus consternant c’est que c’est précisément au sein d’un département où il y a bien d’autres niches dorées à supprimer avant de s’en prendre à celles et ceux qui devraient faire l’objet de toute notre attention car ils sont notre futur, les élèves, que cela se produit.

Ne faut-il pas commencer par décrasser et pas seulement dégraisser la direction de ce monstre bureaucratique ?

Ne fallait-il pas commencer par remettre au travail une cohorte de fonctionnaires dont l’utilité n’a d’égal que la futilité de la pseudo tâche qui leur a été concoctée avant de s’attaquer à cette magnifique institution dont les origines remontent à 1913 et à laquelle le grand André Chavannes, le père de la démocratisation des études dont l’ensemble de ce gouvernement a bénéficié, a collaboré!

Il y a mille et un postes budgétaires, à l’intérieur du même département sans même parler des autres, qui peuvent être réduits avant de s’en prendre à celui-ci. Une fois encore, prendre en otage la formation de nos jeunes pour protéger des rentes de situations confortables est non seulement un non sens politique mais cela reste incompréhensible de la part « d’enfants de Chavannes » qui doivent tant à l’idée de la démocratisation des études.

Il est deux signaux de dérive qui ne trompent pas pour indiquer aux citoyens que leurs élus ne répondent pas à leurs attentes légitimes. Lorsqu’ils brûlent les livres et lorsqu’ils s’en prennent à la transmission du savoir.

S'il y a bien un libre échange que nous devons défendre et promouvoir, c'est celui du Savoir car c'est le plus sûr moyen de contrer l'obscurantisme.

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