15/07/2014

MAURO POGGIA CONTRE LES CHASSEURS DE PRIMES

Nous l'apprenons ce matin par les colonnes de notre hébergeur, les assureurs capteurs de primes indues ne nous rembourserons qu'un petit tiers de primes qui nous ont été, en réalité volées.

Une grande question émerge par ricochet politique. Me Mauro Poggia, devenu par la volonté du peuple dont bien des assurés floués, allait-il changer de cap au nom de la sacro-sainte collégialité!

Loin de laisser ses convictions aux portes du Pouvoir comme d'autres, notre conseiller d'Etat annonce clairement la couleur.


 

En effet, la lecture de l'article de Mme Sophie Davaris traduit l'insatisfaction du magistrat et nous rassure. L'homme de conviction qui était l'avocat des assurés ne se départit pas une fois devenu membre d'un gouvernement qui est majoritairement composé de partis politiques qui, objectivement, soutiennent le lobby des assureurs au niveau fédéral.

C'est en effet cette majorité-là qui a, de façon scandaleuse, permis à ces chasseurs de primes de ne pas restituer la totalité des sommes colossales qu'ils n'ont pas seulement encaissées de manières indues mais qu'ils ont encaissées de manière illicite, ce qui n'est pas du tout pareil.

Vous pouvez encaisser un montant de manière indue mais de façon involontaire ou suite à une erreur. Dans ce dossier il ne s'agit pas du tout de cela. C'est tout un stratagème qui a été orchestré dans le but de contourner la loi.

Pour certains sur la base de fausses statistiques, pour d'autres sur la base de statistiques vraies interprétées faussement et pour d'autres encore sur la base de statistiques que l'administration fédérale de tutelle savait faussement interprétées mais qui s'est curieusement tue.

Vous l'aurez compris, sur cet aspect du dossier, personne, hormis les vrais coupables, ne saura jamais ce qui c'est produit.

Toujours est-il que l'ardoise est maximale puisqu'elle atteint 1'700'000'000 en lettres un milliard sept cent millions! Pour Genève seule ce sont 220 millions que nous nous sommes fait extorquer par ces sociétés sur une période allant de 1996 à 2012. Montants auxquels il convient d'ajouter les intérêts. Il n'est d'ailleurs pas exclu que ce que les chasseurs de primes rembourseront ne leur coûtera rien. Ce sera l'équivalent des dits intérêts et autres produits financiers dont ils ont le secret. Se sont des conservateurs, pour eux les primes c’est comme la garde suisse de Louis XVI, ça meurt mais ça ne se rend jamais !

Cette durée de seize longues années écarte totalement, à elle seule, la possibilité du cas fortuit.

Il semble certain que si l'auteur ne bénéficiait pas de protections aussi hautement placées, soit le commun des confédérés de base, vous, moi ou la PME que vous dirigez, il ne fait guère de doute que nous aurions tous été accusés d'escroquerie par métier.

Par ailleurs, comment expliquer que les administrations fédérales qui habituellement savent parfaitement, et à juste titre, débusquer le moindre écart du citoyen lambda, n'ont rien vu dans cette méga carambouille ?

Ne vous faites aucune illusion, nous n'aurons jamais la réponse à cette énigme. Seule la lecture assidue de l’œuvre complète d'Agatha Christie vous rappellera qu'il faut toujours rechercher celui à qui profite le crime, aussi mince que puisse être ce profit. Bonne lecture!

Sur le fond, ne devrions-nous pas, nous assurés et opposants au cartel des assureurs, les remercier de nous offrir ce magnifique cadeau à la veille d'une campagne de votation au cours de laquelle les coups bas vont pleuvoir? Certes, une partie de l'argent de leur campagne proviendra de votre propre portemonnaie puisqu'il sera le fruit des capitaux indument encaissés. Mais cet aspect de la question constituera un puissant ressort, pour nous les assurés plumés, à voter massivement OUI à la caisse unique.

HEUREUSEMENT AUSSI, Nous aurons pour nous relayer sur les plateaux télé, auxquels nous n'aurons bien entendu jamais accès, de solides défenseurs avec Messieurs MAILLARD et POGGIA. Merci d'avance à eux qui ne se sont jamais départis de cette conviction que, dans une démocratie, l'intérêt général est totalement incompatible avec l'intérêt du plus petit nombre.

Il faut toutefois le rappeler, la caisse unique n'est pas la panacée universelle. En revanche, la SUVA dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle constitue un modèle de sérieux, doit servir de modèle. C'est l'occasion de remercier ici toutes les collaboratrices et collaborateurs de cette caisse (SUVA) pour le sérieux avec lequel ils traitent les cas et administrent cette institution.

Le mot d'ordre de cette campagne pourrait être

 "NON AUX CHASSEURS DE PRIMES, OUI A LA CAISSE UNIQUE"

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Commentaires

Avec la caisse unique, il y aura probablement davantage de transparence. En revanche il serait complètement irréaliste de croire que les cotisations baisseront comme par enchantement ! Ce sera déjà un miracle si elles n'augmentent pas !

Je répète une fois encore que les cotisations ne sont que le reflet des coûts et que même avec une caisse unique et la plus parfaite transparence qu'en est en droit d'en attendre, les cotisations continueront d'être le reflets des coûts. La santé n'a certes pas de prix mais elle a un budget...

Seul un financement plus équitable - façon AVS - pourra rendre les cotisations plus supportables pour les petits revenus. Il fut un temps où les caisses-maladie s'appelaient sociétés de secours mutuels. La solidarité avait encore un sens...

L'aspect mutualité a de nos jours disparu à cause d'une espère ce spirale infernale qui consiste à dire, pour les assurés : "puisque mes primes sont tellement coûteuses, je vais tâcher d'obtenir le maximum de remboursement possible de ma caisse. Un cercle vicieux qui n'est, hélas, pas prêt d'aboutir à ce que tout le monde appelle de ses vœux : payer des cotisations supportables parce que l'on est en bonne santé afin de permettre aux malades de guérir. Oui, je sais, le discours paraît un peu ringard. C'est pourtant le seul qui devrait nous mettre sur la piste d'un retour au calme dans le domaine de la santé et de son financement !

Écrit par : Michel Sommer | 15/07/2014

Je suis un libertaire et en tant que tel, je répugne à donner plus de pouvoir qu'il n'en a à l'Etat, gros machin inerte qui engraisse des planqués peu motivés.
Après 3 ans de procédure contre la SUVA, j'ai dû m'incliner devant un bataillon de juristes grassement payés par nos primes.
Je suis donc opposé à la caisse unique.
Mais là, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Si même des gens comme moi envisagent de dire oui, ou au moins de s'abstenir sur la caisse unique, alors cette fois elle risque bien de passer.
Sauf que nos voisins alémaniques ne sont pas concernés par ces remboursements et sont, comme moi, viscéralement opposés à une trop forte emprise de l'Etat.

Écrit par : Pierre Jenni | 16/07/2014

En matière de santé et a l'approche de la votation sur la caisse unique, je voudrais préciser que la caisse unique d'état existe déjà.

Cette caisse rembourse toutes prestations en matière de santé, sans aucun catalogue.

http://www.ge.ch/spc_ocpa/mission.asp

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 16/07/2014

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