10/11/2014

LA LECON DU PROCES DE RAOUL WEIL POUR LES AUTORITES SUISSES

 

La libération de toute charge contre notre compatriote Raoul WEIL est une bonne nouvelle à plusieurs titres.

Le premier est que, contrairement à d’autres pays notamment voisins, la justice américaine qui s’exprime par la voix de son Peuple, sait se tenir à l’écart de toute implication politique.

Le second est que ce jury a patiemment écouté, et pas seulement entendu, les thèses des uns et des autres. C'est en son âme et conscience qu'il a estimé que l’argumentaire du ministère public ressemblait d’avantage à une charge politique qu’à un raisonnement juridique posé et structuré. A ce titre il ne pouvait donner suite à une accusation dont le lieu de débat n’est pas le prétoire mais l’arène politique.

Nous devons tous être reconnaissants à Raoul Weil d’avoir mené ce combat, seul avec les siens. Il nous prouve par sa pugnacité qu’il ne faut JAMAIS CAPITULER. Comme nous l’a si vaillamment prouvé Churchill  lors de la deuxième guerre mondiale « Never surrender, never ! ».

Le troisième est de politique intérieure suisse. Notre pays, je le dis depuis des mois et des mois, n’est pas gouverné mais au mieux est-il piètrement administré. Sur la raison de cette situation, il convient de redire que le régime politique suisse ne s’accommode décidément pas du tout des guerres de félons qui, pour servir leurs intérêts à court terme, sont prêts à déséquilibrer ce monstre de fragiles équilibres. Si nous en sommes là, c’est bien entendu l’œuvre conjointe des Verts et du PDC qui, en panne totale d’arguments mais surtout de personnel politique de valeur, se sont alliés pour faire chuter le chef de file du parti le plus puissant du pays.

Certes ce duo d’infortune a réussi son coup et évincé le loup de leur candide bergerie qui, désormais s’apparente désormais plus aux écuries d’Augias qu’à un réel lieu de pouvoir.

Or un pays, quel qu’il soit, doit être gouverné. Surtout si ce gouvernement est le fruit d’une patiente et fine pesée d’intérêts. Dans le cas qui nous occupe, ces apprentis sorciers ont cru, aveuglés par la seule vision du nombre de parlementaires, pouvoir remplacer un kilo de bronze, alliage subtil, par un kilo de plumes dont le propre est de voler à la moindre brise !

Que le résultat de ces basses œuvres affectent l’égo de tel ou tel n’est pas relevant mais qu’elles atteignent les fils de Tell dans leur ensemble est tout simplement indigne d’individus qui sont là où ils sont grâce à la promesse faite de défendre le pays.

Ce n’est rien de moins que de la félonie.

L’abandon de notre Souveraineté sur un point aussi sensible et essentiel en démocratie que la protection de la sphère privée relève clairement de la haute trahison d’Etat. Heureusement pour eux, le système helvétique est largement pourvu, pour ce genre d’actes et de personnes, de systèmes antisismiques qui les mettent à l’abri de toute poursuite pénale.

Reste donc au Souverain de dire son mécontentement lors du plus bel exercice que fournit la démocratie, les élections fédérales, et de bouter hors du parlement fédéral ces forces nuisibles à notre prospérité mais aussi et surtout à notre Souveraineté. Ces personnes qui, régulièrement prennent les mauvaises décisions aux pires des moments, comme par exemple de plier face à l’ennemi américain qui, on le sait désormais, n’avait aucune base juridique interne solide qui lui permettait d’agresser la Suisse comme il l’a fait.

Il conviendra de plébisciter les partis, mais surtout les femmes et les hommes, qui s’engagent quotidiennement pour assurer non seulement la défense des citoyennes et citoyens de Suisse mais aussi les Institutions qui font de notre beau pays ce modèle à la fois de démocratie et de réussite économique.

C’est ce modèle-là que nous devons défendre et non pas courir après des chimères qui, à nos portes comme outre Atlantique, nous prouvent chaque jour qu’ils sont soit un échec économique soit une mise en péril des droits du Peuple !

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