13/12/2014

LETTRE OUVERTE à L'AMBASSADEUR D'ISRAEL ET à SON PREMIER MINISTRE

Cher Monsieur l'Ambassadeur,


Voudriez-vous rapporter à votre chef de cabinet, le Sieur Nettanayhou, l'avis de citoyens de Genève, très attachés à la fois à la réputation de leur Cité et au respect des Conventions qui portent son nom prestigieux.

Ce nom n'est pas seulement celui d'une ville millénaire, la nôtre, mais aussi et surtout le symbole du respect que se doivent les humains, même lorsqu'ils sont ennemis.

En agissant comme vous le faites, cher Monsieur, et avec vous ceux qui ont la lourde responsabilité des actes que conduit votre pays à l'encontre de son voisin, vous provoquez la réaction justifiée et salvatrice de nos autorités qui appellent la réunion de la semaine prochaine.

Au lieu de susciter votre diplomatique colère, cette réunion devrait vous appeler à un sérieux et sévère examen de conscience même si, en ce qui vous concerne, il n'est pas certain que l'exercice soit possible.

Si, dans la situation actuelle, quelqu'un devrait être courroucé, c'est nous, citoyens de Genève gardiens des conventions qui portent le nom de notre Cité et que plusieurs de vos actes souillent comme d'autres par le passé, qui concernaient votre peuple, ont souillé à jamais la conscience de l'humanité.

Vous oubliez bien trop souvent cher Monsieur, et avec vous celles et ceux qui partagent la conduite de votre pays, que vous n'avez ni le monopole de la souffrance ni le droit de faire souffrir indignement le peuple qui vous voisine et auquel vous avez volé des terres.

Avant de vous indigner et d'accuser la Suisse. dont Genève est un maillon solide depuis 1815. vous devriez vous poser la question de savoir si c'est notre pays qui n'est pas neutre ou si c'est le vôtre qui se conduit de façon aussi indigne que certains autres pays qui, de façon justifiée, sont critiqués par les Nations libres de notre planète.

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01/12/2014

L’ERREUR DE L’IMPEACHMENT NEUCHATELOIS

 

L’ERREUR DE L’IMPEACHMENT NEUCHATELOIS

Durant les travaux de la Constituante notre groupe a proposé une procédure de destitution qui fut rejetée par tous les groupes, le notre excepté bien entendu !

Voilà que ce dimanche le Peuple neuchâtelois s’est doté d’une telle procédure. Malheureusement, comme cela est presque toujours le cas en pareille situation, le bon Peuple s’est fait gruger par les partis qui ont vu là une occasion de se débarrasser d’un gouvernant à moindre frais.

Cette drôle de loi repose sur une erreur de raisonnement, celle de donner au législatif le droit de destituer un membre de l’exécutif. Le Conseil Général n’y a vu que du feu, ce qui a permis de construire un bûcher bien commode sur lequel tous les « hors sérail » et autres boucs émissaires iront bientôt rôtir.

Curieusement, alors même que Neuchâtel compte de très bons constitutionnalistes, personne n’a relevé l’inadéquation du mécanisme.

Sachant que nos Républiques, celle-ci comme tous les Cantons, fonctionnent tous sur le principe de la séparation des Pouvoirs il est, me semble-t-il, impensable que le législatif puisse démettre un membre de l’exécutif. Au même titre qu’il serait choquant que l’exécutif puisse démettre un membre du législatif.

Seule l’histoire politique récente de la République de Neuchâtel permet de comprendre, sans le justifier, cet écart au principe fondateur de toute démocratie.

En réalité, et à condition de vouloir respecter les règles de base, il n’y a qu’une seule voie pour destituer un membre de l’exécutif, celle de l’initiative destitutive.

En effet seul celui qui a donné un pouvoir peut le retirer. Les conseillers d’Etat étant élus au suffrage universel, seul leu Peuple peut le destituer. C’est la seule garantie que les incompatibilités de caractères, qui est le lot de la gouvernance de concordance, ne prennent pas l’ascendant sur les compétences pour gouverner. Ce risque existe bel et bien, l’un des deux cas qui a conduit la naissance de cette loi curieuse, le feuilleton de l’été la démontré. Il aura suffit que le maillon faible n’appartienne pas  « au cercle habituel » pour qu’à la moindre défaillance la machine à broyer se mette en marche et parvienne à ce qu’elle voulait.

Autant ce genre de pratique eût été monnaie courante dans l’ancien Régime de Principauté, autant il est particulièrement fourbe et lâche sous celui qui régit la République moderne.

Guitry l’a dit avant moi « protègez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge !

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L’ERREUR DE L’IMPEACHMENT NEUCHATELOI

 

Durant les travaux de la Constituante notre groupe a proposé une procédure de destitution qui fut rejetée par tous les groupes, le notre excepté bien entendu !

Voilà que ce dimanche le Peuple neuchâtelois s’est doté d’une telle procédure. Malheureusement, comme cela est presque toujours le cas en pareille situation, le bon Peuple s’est fait gruger par les partis qui ont vu là une occasion de se débarrasser d’un gouvernant à moindre frais.

Cette drôle de loi repose sur une erreur de raisonnement, celle de donner au législatif le droit de destituer un membre de l’exécutif. Le Conseil Général n’y a vu que du feu, ce qui a permis de construire un bûcher bien commode sur lequel tous les « hors sérail » et autres boucs émissaires iront bientôt rôtir.

Curieusement, alors même que Neuchâtel compte de très bons constitutionnalistes, personne n’a relevé l’inadéquation du mécanisme.

Sachant que nos Républiques, celle-ci comme tous les Cantons, fonctionnent tous sur le principe de la séparation des Pouvoirs il est, me semble-t-il, impensable que le législatif puisse démettre un membre de l’exécutif. Au même titre qu’il serait choquant que l’exécutif puisse démettre un membre du législatif.

Seule l’histoire politique récente de la République de Neuchâtel permet de comprendre, sans le justifier, cet écart au principe fondateur de toute démocratie.

En réalité, et à condition de vouloir respecter les règles de base, il n’y a qu’une seule voie pour destituer un membre de l’exécutif, celle de l’initiative destitutive.

En effet seul celui qui a donné un pouvoir peut le retirer. Les conseillers d’Etat étant élus au suffrage universel, seul leu Peuple peut le destituer. C’est la seule garantie que les incompatibilités de caractères, qui est le lot de la gouvernance de concordance, ne prennent pas l’ascendant sur les compétences pour gouverner. Ce risque existe bel et bien, l’un des deux cas qui a conduit la naissance de cette loi curieuse, le feuilleton de l’été la démontré. Il aura suffit que le maillon faible n’appartienne pas  « au cercle habituel » pour qu’à la moindre défaillance la machine à broyer se mette en marche et parvienne à ce qu’elle voulait.

Autant ce genre de pratique eût été monnaie courante dans l’ancien Régime de Principauté, autant il est particulièrement fourbe et lâche sous celui qui régit la République moderne.

Guitry l’a dit avant moi « protègez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge !

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