07/01/2015

CHARLIE HEBDO

Que nous l'aimions ou pas, le journal Charlie Hebdo est, depuis sa création, un porte parole de la libre expression.

A ce titre, que nous l'aimions ou pas, il doit être défendu et ses animateurs protégés, précisément, au nom de cette liberté.

L’assassinat de nombreux collaborateurs est non seulement la marque d'une incroyable régression de la liberté d'expression, mais aussi le signal d'une radicalisation très inquiétante du discours non pas musulman mais islamique.


Ce qui c'est passé ce jour à Paris nous montre le seul et unique message de paix que sont capables d'envoyer ces irascibles suppôts d'une foi qui repose non sur la tolérance mais l'intolérance, pas plus qu'elle est capable d'ouverture car sclérosée par plus de six siècles d'obscurantisme. Au lieu de mettre le holà à ces dérives sectaires sur leur propre sol, les dirigeants successifs à la tête de la république, les uns après les autres, ont baissé le pavillon qui, aujourd'hui, leur retombe sur les pieds.


Certains, au nom d'une bienveillance mièvre, s'offusquent lorsque je prétends qu'il faut patrouiller le long des eaux territoriales et refouler tout navire non autorisé à pénétrer l'espace Schengen-Dublin.

Ils voient aujourd'hui, 12 morts plus loin, où conduit le laxisme et l'importance de montrer notre détermination à ne pas laisser ces extrémistes massacrer les leurs ce qui contraint les rescapés à fuir. Seul ce déterminisme pourra nous épargner un affrontement, que certains appellent le choc des civilisations, qui s'annonce d'une extrême violence.

Les dirigeants européens, y compris suisses, doivent se souvenir que ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne les entreprenons pas, mais parce que nous n'osons pas les entreprendre qu'elles deviennent de plus en plus difficiles, voire ingérables.

Encore plus malheureusement, il se trouvera des défenseurs pour ce genre de pratiques en les justifiant alors même qu'elles justifient le renvoi immédiat de tous ceux qui contestent notre culture et nos libertés, dont celle d'expression. Ne pas le faire sera, de leur point de vue, un nouvel aveu de faiblesse de notre part et ils fanfaronneront la victoire de leur hérésie.

Nous avons tous entendus le candidat François Hollande dire, lors dans ses boniments de campagne, qu'il serait un président normal, donc ordinaire. Or c'est d'un président extra-ordinaire dont la France a besoin. Il n'en n'est bien malheureusement pas capable. Nous devons tous redouter un raidissement exceptionnel des fronts dont seuls les mous et les bien pensants, comme lui, sont les responsables.

Le plus inacceptable est le résultat de cette équipée sauvage qui ravage des familles auxquelles nous devons tous témoigner notre compassion et, pour celles et ceux qui sont proches d'eux, le soutien dont elles ont nécessairement besoin.

Au-delà des idéologies, en ce moment de deuil collectif, nous devons nous incliner avec respect et affliction devant les dépouilles de ces défenseurs de nos libertés, par l'écrit ou le dessin.

RIP

17:29 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.