11/02/2015

QUEL GÂCHIS CE CONSEIL FEDERAL

 

Les chiffres sont têtus. En tout cas plus que notre gouvernement fédéral. Or que nous montrent les comptes 2014 de la Confédération ? Une perte ! Ce résultat est la conséquence d’une posture politique inconséquente.

La Suisse tient le haut du pavé pour trois grandes raisons cumulatives :

  1. La solidité du contrat social qui lie les citoyens entre eux et ces derniers avec leurs gouvernants, dont l’effet est une économie puissante et imaginative
  2. La fiabilité de son ordre juridique et son fonctionnement sans à-coups et prévisible
  3. La qualité de son secret bancaire.

En déséquilibrant gravement ces éléments, le conseil fédéral met en péril non seulement notre économie mais l’ensemble de l’édifice qui lui a été confié. Soit dit en passant, c’est la raison fondamentale pour laquelle aucun pouvoir ne peut être confié à des individus sans passer devant le peuple.

Remontons le temps et observons les erreurs de ce gouvernement.

1.     Première erreur grossière, s’attaquer au secret bancaire sans consulter le Peuple. S’il y avait urgence, il suffisait de provoquer un vote fédéral extraordinaire. Les juristes qui auraient pensé que ce n’est pas « réglementaire » auraient été balayés par la vox populi sans ménagement. Une telle décision est à ce point vital pour le pays qu’une telle voie extra-ordinaire était la seule à légitimer la suite. En cas de résultat positif on fait tomber la forteresse et on Mme Widmer-Schlumpf était légitimée tout come le collège. Réponse négative du Peuple, le renvoi des demandeurs à leurs études était lui aussi légitimé.

2.     En allant seule à Canossa, Mme Schlumpf a non seulement excédé son mandat mais elle a surtout violé l’ordre juridique suisse. On a donc une situation hors du commun où l’autorité qui est gardienne des l’ordre juridique est celle-là même qui le viole, sans que le Souverain ne puisse agir ce qui est le comble du paradoxal dans une démocratie aussi évoluée que la nôtre.

3.    L’afflux constant de liquidités est assuré grâce à la confidentialité autour des titulaires. Les solutions proposées par la Suisse mais bien trop tôt abandonnées donnaient exactement la bonne réponse. La Suisse collectait l’impôt dû et le renvoyait aux pays d’origine. EN abandonnant cette position de repli la Suisse a perdu sa souveraineté et une bonne partie de son honneur car elle a trahi des millions d’individus qui, depuis plus de cent ans pour certaines familles, ont fait confiance à notre système. Le sommet de l’abjection aura été l’attitude des banquiers qui ont menacé leurs clients, grâce auxquels ils ont grassement vécu, de la dénoncer dans leur pays d’origine. En d’autres temps on appelait ça des collabos et la sanction était le peloton d’exécution.

La résultante est que la Suisse est devenue synonyme de pays instable juridiquement et félon de ses promesses. Tout ça à cause de manquements à la parole donnée.

Ce résultat négatif est le premier d’une longue série car désormais la confiance que générait la Suisse c’est transformée en suspicion. Celles et ceux qui ont conduit à cette situation ne mérite plus la confiance du Peuple, pas plus que les partis qui soutiennent de telles félonies.

Une question demeure sans réponse: Pour qui et pour quels intérêts cachés ce gouvernement agit-il?

Deux proverbes s’imposent à ce stade. L’un africain « Le lion a terre reçoit des coups de pieds même de l’âne », on peut donc s’attendre à en recevoir quelques un! Le second est de Napoléon « Le Peuple suit toujours ceux qui résistent jamais ceux qui plient»

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09/02/2015

LA COUR DES COMPTES SE PREND POUR LA COUR DES COMTES

 

La publication, jeudi 5 février, d'un rapport sur la gestion des déchets créé à juste titre l'émoi, à Genève. Pour le grand public, la question tourne autour son épaisseur. Est-elle là pour lui donner quelque consistance? Le débat est ouvert.

Cette Institution était jusqu'ici surtout connue pour ses combats de seaux entre sots. La voilà qui élève le débat en scrutant les déchets. Pas de doute, la République aime régler ses comptes en public!

 

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