01/06/2015

LE PSGe et la tentation du bipartisme

Lors des élections municipales nous avons assisté à des jeux d'alliances pour le moins surprenants faisant naître, objectivement, de nouvelles majorités pour le moins surprenantes puisqu'elles induisent un changement, certes imperceptible, de régime politique à Genève.


La République de Genève, qui célèbre en grandes pompes ce jour même sont adhésion à la confédération suisse, connaît depuis cette époque le système de concordance.

Dans ce système, les partis s'entendent pour le partage du pouvoir tel qu'il leur est imposé par le Souverain, lequel dispose d'un impressionnant et unique arsenal pour exprimer sa volonté. Cela va du panachage au latoisage en passant par la composition individuelle de sa propre liste. Ces moyens sont là pour prouver que dans notre système politique c'est bien la volonté des citoyens qui prime et non pas celle des partis politiques.

A l'issue du scrutin, les élus choisis doivent s'accorder pour la répartition des tâches confiées par le seul au service duquel ils sont, le Peuple.

En choisissant de créer des alliances dans le seul et unique but de barrer la route à une formation politique tout en restant profondément divisés à la fois sur les enjeux politiques et leurs résolutions, ces nouvelles alliances font naître une sorte de forme dévoyée de la 4e République française dont le Général disait qu'elle était la chienlit.

Fort de cet habile changement opportuniste de régime politique, les PS entend pousser le bouchon, pour le coup très populiste, un peu plus loin, en contestant le tournus institutionnel issu du mécanisme de concordance des pouvoirs.

Nus avons en effet appris que cette formation, de plus en plus élitiste et de moins en moins populaire, reprenant en cela le modèle des régimes dits de "démocraties populaires" dans lesquels il s'accaparait l'ensemble des commandes de l'appareil démocratique. Tout comme l'ont fait d'autres politiciens de la première moitié du siècle qui sont arrivés au pouvoir par le biais de la  pensée socialiste et ont fini par dériver par accaparement total de la machine politique.

Ce qui est à tout le moins surprenant c'est que ce soit la présidence du parlement de la ville de Genève qui soit l'objet de cette attaque. En quoi cela est-il surprenant? Tout simplement parce que celui auquel il revient, selon la coutume et les règles que s'imposent les partis depuis des décennies, est l'archétype de ce que prétend, désormais abusivement, le PSGe!

Calrlos Medeiros, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est né portugais, qu'il a fait sa vie à Genève, qu'il y a fondé une famille et que par intérêt pour la chose publique, il s'est soumis au suffrage populaire une fois suisse.

En résumé tout ce que prétend défendre la PS et à ses côtés quelques formations avec lesquelles ce parti fait campagne pour leur permettre d'être dans le tour de table démocratique.

Il ressort de ces constats que d'une part le PSGe fait objectivement partie d'une nouvelle coalition politique qui s'étend jusqu'aux chrétiens "démocrates" en passant par les crypto-marxistes et que, d'autre part, il conteste le système de la concordance pour tenter d'installer en force et sans avoir l'aval du Souverain un régime bi-partisan dans lequel ont retrouve pèle-mêle la carpe de Noël, la lapin de Pâques et la citrouille déguisée en carrosse.

La seule question qui désormais est la réponse que vont apporter les partenaires politiques du PSGe à cette pression puissante contre les Institutions de notre République.

Si elle est positive, alors nous allons assister à des combats dont la première victime sera notre système de concordance que tout le monde nous envie avec, comme dégât collatéral, la solidité du régime qui nous apporte sécurité et prospérité.

Si, au contraire, elle est négative, alors un espoir, certes mince, persistera à espérer qu'il y a à Genève, une majorité parlementaire déterminée à défendre nos Institutions, Us et Coutumes célébrés en grandes pompes ce jour.

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Commentaires

Tournus est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne: ce n'est pas une loi ni même une règle ...sale hasard.


Si c'est supposé être un trait d'humour, c'est pas très brillant, tout au plus est-ce briand.
P.Dimier

Écrit par : briand | 01/06/2015

à terme la tentation serait celle du parti unique, pratique d'un autre temps ...

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 02/06/2015

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