02/06/2015

La gauche bourgeoise ou la défense du pré carré contre des mètres carrés

le 14 juin prochain nous allons voter une modification importante de la loi en faveur d'une amélioration de l'offre en matière de logements.

Depuis des années l'Etat ne fait rien pour rééquilibrer l'offre de surfaces mises à disposition entre habitat et activité commerciale. Cela en dépit de l'appartenance politique du responsable politique de ce dicastère. La seule exception, tout-à-fait notable, est l'actuel président du gouvernement François Longchamp qui a tenté de remettre de l'ordre dans les écuries d'Augias devenues impossibles à nettoyer puisque aussi bien les propriétaires des chevaux que les palefreniers tirent avantage de la situation de pénurie endémique.

 


Au moment où les coups de butoirs portés par la gauche anti capitaliste contre le système qui fait de notre pays en général et de notre République en particulier un oasis de prospérité portent leurs effets et que notre activité économique ralenti, certains propriétaires lucides et conscients des conséquences de ce reflux ont proposé un projet de loi permettant la conversion de surfaces commerciales en logements. La gauche bourgeoise se rend compte qu'elle a totalement manqué de vision politique sur ce coup-là. En conséquence elle s'oppose à cette opportunité de reconversion au nom du dogme le plus ringard.

Cette gauche-là oublie totalement le combat très juste mené il y a 30 ans par leur fer de lance de l'époque, Christian GROBET, qui a lutté et remporté la bataille interdisant la conversion de logements en.... bureaux !

Il est vrai que ceux qui mènent le combat d'aujourd'hui n'étaient, pour certains, pas encore de ce monde et que pour les autres les troubles mémoriels de l'âge se font sentir.

La meilleure suite à donner au combat de l'ASLOCA de l'époque est bien entendu de s'engouffrer dans la brèche ouverte par ces propriétaires puisqu'elle prouve l'imprudence de ces constructions commerciales à tout va.

Au lieu de cela, cette gauche à bout d'idées et de projets dynamiques dans l’intérêt du peuple, préfère adopter l'attitude qu'elle reproche si volontiers à l'UDC, celle du repli sur des principes totalement éculés. Elle oublie totalement ce qui constitue la préoccupation centrale de toute formation politique digne de ce nom, le bien-être du plus grands nombre des citoyens et citoyennes quelle que soit leur condition économique.

Ce projet de loi permettra, sans déclassement de terrains, politique sévèrement reprochée à Genève par la Berne fédérale, sans démolir quelque habitat préexistant que ce soit, sans le moindre centime de subvention d'argent public, de mettre de très importantes surfaces à la disposition du logement sans délai.

Il est vrai que la mise sur le marché de ces logements, non subventionnés, ne permettra pas à la gauche caviar de bomber le torse et d'en revendiquer la paternité. Il est vrai aussi que cette loi permettra une importante détente du marché des logements destinés à la classe moyenne, la moins bien servie puisque la priorité, dans notre système néo-marxiste est de favoriser le recours à l'argent public pour compenser le manque à gagner des promoteurs-constructeurs.

Il en résulte que pour les élus de cette gauche-là, il n'est pas admissible que d'autres accomplissent la tâche pour laquelle ils revendiquent leurs élections.

Il n'est tout simplement pas tolérable qu'avec les tensions qui affectent le marché du logement on puisse prétendre contribuer à sa résorption en s'opposant à la solution proposée au seul profit du pré carré de ces partis et autre groupements qui font de la pénurie de logements leur réserve électorale.

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