06/07/2015

LES AMERICAINS DE GENEVE ONT LE BLUES ET LE GENEVOIS ONT LE BLUES DE CETTE AMERIQUE PERDUE

Par un article publié dans la TG le 3 juillet, on découvre que nos amis américains installés chez nous ne réalisent pas que Genève, ville internationale et ouverte au monde, ne peut être satisfaite de la posture des officiels américains qui, jour après jour, tentent d'imposer "l'imperium" US.
 
L'Amérique qui fit rêver les genevois du XVIIIe n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui. Le rêve des Pères Fondateurs d'installer une République ouverte et accueillante s'est évanouit avec les présidents qui ne défendaient plus cet idéal mais des intérêts privés et cachés dont l'excroissance visible est le monde carnassier de Wall St. Cette volonté hégémoniste a été renforcée avec la chute d'autre empire, le Soviétique. Les idéaux du Genevois Albert Gallatin, plus prestigieux de tous les secrétaires américains au Trésor, ont totalement disparus de l'Amérique officielle d'aujourd'hui. Gallatin et Jefferson partageaient une méfiance commune envers les banques qui a commencé à s'évanouir avec Woodrow Wilson qui leur a vendu la réserve fédérale un sinistre matin d'octobre 1913. C'est de cette Amérique-là dont bien des Genevois, des Suisses et plein d'autres citoyens de par le monde ne veulent plus entendre parler. Nous sommes nombreux à avoir des liens très longs avec les USA et pour certains très affectifs ou familiaux et, franchement, ce n'est pas de gaité de coeur que nous nous montrons très critiques à l'égard de cette Amérique contemporaine à la fois arrogante et particulièrement nocive à l'apaisement du monde. Si le monde actuel est en ébullition, il ne doit, en grande partie à une politique étrangère américaine qui est est elle-même étrangère à la poltique. Soit elle génère des mouvements radicaux pour ensuite mieux vendre ses armes à ceux qui vont aller les combattre, soit elle soutient des régimes qui violent, au quotidien l'essence même de la constitution américaine de 1789.

 

En effet, même les plus passionnés et plus inconditionnels de la formidable histoire de cet Etat-Continent, ne se retrouvent plus dans cette Amérique moderne où ce sont les séries TV qui assurent le suivi populaire des orientations politiques qu'instiguent des groupes de gens qui tiennent à la fois les leviers financiers et journalistiques.

 

La démocratie américaine actuelle est à l'image de Hollywod. Tout pour que les apparences soient sauvegardée et que le bon peuple soit abruti par des artifices aussi pervers que dangereux pour l'équilibre du monde.

 

Pas besoin d'être Grand Clerc pour réaliser que cette vision ne peut pas nous convenir à nous, Genevois comme Suisses, qui pétrissons chaque jour nos décisions par une démocratie que nous ne voulons pas voir mise en danger par des élus qui se laissent charmer par les sirènes américaines à tel point qu'ils osent mettre en péril notre sacro-sainte Souveraineté et la non moins précieuse neutralité de ce petit pays qui al juste prétention d'être un grand Etat.

 

 

 

D'ailleurs pendant longtemps la Suisse et les Etats-Unis d'Amérique étaient connus comme "les Républiques soeurs".

 

Malheureusement tant et aussi longtemps que la mafia financière de GS&Co tiendra les commandes des USA, le divorce ne pourra qu'aller en s'accroissant. Si nous voulons que cela change une seule solution:

 

REVEILLONS-NOUS!!!! et disons à ces individus qu'ils ne sont pas les bienvenus en démocratie!

 

 

NOUS SOUHAITONS VIVEMENT QUE NOS VRAIS AMIS AMÉRICAINS QUI, COMME NOUS, VEULENT LE TRIOMPHE DES IDÉAUX DU 4 JUILLET 1776 ET LA DÉFAITE DES FORCES OBSCURES DU MAL FINANCIER GS&Co. NOUS SOUHAITONS QU'ILS CONTINUENT A SE TROUVER BIEN DANS CETTE GENÈVE, CAPITALE MONDIALE DE LA PAIX ET DES DROITS HUMAINS, OUVERTE SUR LE MONDE!

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Commentaires

"Invoquer le blues pour décrire la nostalgie de l'Amérique du XVIIIème et la révolte des propriétaires contre les taxes sur des produits issus du travail de contingents d'esclaves à l'origine du blues, me paraît un tant soit peu surréaliste, ne trouvez vous pas ?"


Cher Chuck,

la nostalgie est l'un des moteurs du "blues" tel qu'il est décrit dans l'article!
Ce qui me semble important c'est le constat du divorce entre les idéaux partagés par les "indépendantistes" du XVIIIe et les Genevois qui ont participé activement à la réalisation de ce rêve et l'Amérique contemporaine qui se comporte comme le faisait leur colonisateur d'alors! C'est en cela que je trace ce parallèle et ça ne me semble pas du tout surréaliste bien au contraire. C'est une bien traite réalité matérialisée par le maintien du cap démocratique par les Genevois/Suisses et la disparition de cet idéal chez nos cousins d'Amérique.
Les scandales à répétition de la NSA en sont la pointe émergée.

Je ne m'en réjouis pas du tout puisque je suis un inconditionnel de cet idéal si magistralement exprimé dans la déclaration du 4 juillet 1776 rédigée par Thomas Jefferson et si brillamment défendue devant le Congrès continental par John Hancock dont la signature trône fièrement au centre du document!

Il me semble que si ces personnages historiques vivaient ce que l'Amérique vit depuis 1913, et la création de la Fed, ils seraient parmi les "indignés" et s'ils avaient assisté à l'élimination du Président Kennedy pour ces mêmes raisons, ils feraient partie des "révoltés".

Écrit par : Patrick Dimier | 08/07/2015

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