25/08/2015

LIBERONS-LES DE L’OPPRESSION OUVRONS LA VOIE DE LA LIBERTE D’ÊTRE DEVOILEE

Nous faisons face à une vague de migrations sans précédent provoquée par la répression dont dieu serait le moteur principal.

Certes nous avons des devoirs d’humains envers ses frères plongés dans l’horreur par celles et ceux qui prétendre leur offrir le paradis qui n’est en fait qu’une chimère de plus née d’une perception absurde de ce que peut être Dieu. Ce qui semble certain à tout croyant est que si Dieu existe il n’est certainement pas réduit à une contrainte vestimentaire.

Celle-ci n’est d’ailleurs pas le fruit d’une lecture attentive de l’écriture sainte de ce courant de pensée mais, plus païennement, celui d’une vision de la femme empreinte de peur et non d’amour.


Il nous appartient dès lors, si nous entendons tenir l’image que veulent donner nos dirigeants politiques de la culture occidentale, c'est-à-dire fondée sur les libertés individuelles et d’égalité entre les genres, de ne pas accepter le port de toute forme de tenue vestimentaire dont le fondement est soit de marquer l’infériorité de la femme, soit une supposée impureté.

Au même titre que lorsque nous voyageons il nous est demandé de respecter les Us et Coutumes des endroits que nous visitons, nous devons exiger que celles et ceux qui fuient les violences religieuses de régimes totalitaires soient libérés des mécanismes socio-cultuels qui fondent cette oppression.

A fortiori lorsque notre Etat fait de la laïcité son véhicule d’apaisement public, comme c’est le cas ici quotidiennement.

Si ces personnes aspirent réellement à la paix d’un contrat social restauré, cette saine égalité ne peut qu’être la bienvenue.

Pour mémoire, lorsque ATATÜRK arriva au pouvoir, les premières décisions qu’il pris furent de donner le droit de vote aux femmes et d’interdire le port du voile. Tous deux marquant, à son avis, une infériorité de la femme intolérable à ses yeux.

Comment se peut-il que les dirigeants du monde dit libre n’aient pas la même vision de cette question. Pire comment se peut-il que ces dirigeants, pour contrer des violences qu’ils ont eux-mêmes engendrées, tolèrent que le successeur d’ATATÜRK tente de le réimposer et ferment les yeux sur cette régression manifeste des droits humains ?

La Suisse qui est un modèle de coexistence pacifique des croyances grâce à une laïcité appliquée de façon sereine mais déterminée, doit montrer la voie lors de l’accueil de ces migrants en libérant les femmes de cette humiliation que leur imposent des hommes qui, en réalité, craignent de leur être inférieurs et doivent passer par un artifice vestimentaire pour affirmer une masculinité chancelante, voire incertaine.

Imposer cette règle ne sera pas une contrainte ni une atteinte à une règle religieuse inexistante mais au contraire l’affirmation que dans ce pays, femmes et hommes sont non seulement égaux devant la loi mais jouissent des mêmes libertés !

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Commentaires

"Imposer cette règle ne sera pas une contrainte ni une atteinte à une règle religieuse inexistante mais au contraire l’affirmation que dans ce pays, femmes et hommes sont non seulement égaux devant la loi mais jouissent des mêmes libertés !"

Oui, mais... ce sera incontestablement une atteinte à la liberté de la personne qui aura choisi, quelles que soient les raisons ou les influences, de porter ou non certains vêtements. Imaginez l'effort qu'implique une baignade en maillot de bain pour une femme qui n'a jamais dévoilé que ses pieds et ses jambes en public !
C'est déjà merveilleux que certaines aillent à la piscine et je salue la tolérance des autorités verniolanes qui permettent le burkini (tout en interdisant, de manière parfaitement contradictoire, les slips sous les maillots des ados).

Écrit par : Pierre Jenni | 25/08/2015

Cher Pierre,
Vous pensez sérieusement qu'une femme à laquelle on dit vous n'avez aucune obligation de portez un voile va s'obstiner à le porter? Je ne comprends pas votre posture. Il ne s'agit pas ici de tolérance mais de défendre l'égalité républicaine en vigueur en Suisse en général et à Genève en particulier. Au même titre que les pays de provenance obligent les femmes à porter un fichu pour des raisons de pseudo croyances religieuses, nous devons montrer que nous ne sommes pas dans cette dynamique mais dans celle de l'égalité devant la loi. En outre, le non port du voile est un facteur d'intégration bien meilleur que le contraire. Or si le projet que nous poursuivons tous est, précisément une intégration optimale, autant se priver d'un accessoire qui est, de toute évidence, discriminatoire.

Écrit par : Patrick Dimier | 25/08/2015

C'est une excellente proposition. Je suis sûre que Pierre Maudet est le politicien à contacter pour concrétiser votre idée.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 25/08/2015

Monsieur Dimier,
Je pense que vous êtes dans l'erreur...pour la majorité de ces migrantes de première génération, le foulard , c'est la coutume, c'est comme cela qu'on s'habille (comme chez nous autrefois, d'ailleurs) Comme les Africaines ont leur coiffe....c'est ce qui leur semble normal...
Ne pensez pas que les européennes qui vivent en Inde arrêtent de porter des slips et des soutien-gorges au nom de l'intégration....

Nos propres coutumes d'habillement sont aussi ancrées en nous que le foulard sur la tête de maintes populations immigrées. Foutez-leur la paix avec ce foulard. Cela ne les empêche pas d'apprendre, ni même d'enseigner, ni de travailler....

Le temps fera probablement le reste...ceux qui repartiront n'ont pas à être enquiquinées avec ces détails vestimentaires, et les autres finiront par s'intégrer....de toutes façons, la Suisse respecte la liberté religieuse...

Que faites-vous des Sikhs? Voulez-vous les obliger à couper barbe et cheveux au nom de l'intégration? Alors que leur religion le leur interdit?
Les immigrées Siciliennes des années soixante ne sortaient jamais sans foulard, même les collégiennes...ça nous faisait rire....et puis, ils se sont intégrés, et jamais personne n'en a fait tout un plat.

Ce qui est ridicule, c'est d'inventer des lois (tête nue obligatoire à l'école!!!!rien que ça, et si moi, athée et laïque, j'ai envie de mettre un bandana, je n'en ai plus le droit)qui visent directement les musulmans, mais déguisées sous des masques de pseudo liberté obligatoire.

Bonne soirée

Écrit par : bb | 25/08/2015

...Et si moi, je portais une casquette avec inscription UDC ou un chapeau d'arlequin à l'école.....on me l'interdirait. Alors bb, des passe-droits pour les musulmanes et pas pour les suissesses....

Écrit par : Noëlle Ribordy | 26/08/2015

BB!!!
Heureusement que les réfugiés ne sont pas des papous ou quelque peuplade primitive d'amérique du sud, ayant l'habitude d'évoluer nus avec au plus un étui à pénis.
Quel conseil donneriez vous dans ce cas??

Écrit par : brun | 30/09/2015

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