13/10/2015

L'EQUATION DE CALDER OU LA MOBILITE IMMOBILE

Il aura suffit d'une fuite pour que le graal de la mobilité nouvelle se vide de son contenu!

Après des mois de tractations entre les différente chapelles de la mobilité, et pour certaines en catimini, voilà qu'il aura suffit qu'un média mette l'assemblage sous pression pour que l'eau du moulin se remette à couler à flots.

Qu'en est-il exactement?

L'équation est complexe et nécessite une patience d'horloger pour que le mécanisme puisse fonctionner au centre. Autrement dit il ne sert à rien de vouloir régler les complications sans avoir parfaitement huilé l'axe central.

L'intérêt de la fuite est qu'elle remet les pendules à l'heure. L'axe central du dispositif est bel et bien l'article 190 ch2 de la constitution de 2012 "Il(l'Etat) facilite les déplacement en visant la complémentarité, la sécurité et la fluidité des divers moyens de transports publics et privés."

Or dans l'assemblage proposé la mesure principale à prendre, pour respecter ce dispositif constitutionnel, n'est pas prise. Sans s'attaquer sérieusement au trafic pendulaire, qui est celui qui cause le principal des maux, rien de tangible n'est possible puisqu'on ne limite pas drastiquement le trafic importé.

Il faut saluer Luc Barthassat qui est le seul à être entré frontalement dans le sujet en brisant le tabou du péage en limite territoriale proposé par votre serviteur.

Tout au contraire la passionaria de la petite reine veut, quant à elle bloquer l'hyper-centre sans vouloir prendre de mesure forte contre le parasite principal. L'idée de taxer la stationnement des 2 roues motorisées fait partie de ce concept inepte.

En d'autres termes, non seulement on ne fait rien de sérieux pour diminuer de façon drastique l'effet de balancier aux heures de pointe, mais en plus on s'attaque au mode de transport qui, à ce jour, est celui qui a le plus contribué à maintenir une certaine fluidité du trafic urbain.

Il n'y a décidément que celles et ceux qui. nantis et privilégiés, habitent l'hyper-centre qui peuvent soutenir les mesures proposées.

La meilleure preuve est que ce sont bien ces milieux-là qui, alors que leurs exigences d'infrastructures sont les plus onéreuses, ne veulent pas entendre parler de quelque taxation que ce soit sur les vlécipèdes.

Ce contre-projet doit être repris de fond en comble et sur des bases qui soient conformes aux exigences constitutionnelles. Ce sont elles qui doivent s'imposent aux désidératas des aficionados de la trottinette, des patins à roulettes et autres engins piétonicides en libre circulation comme autant d'électrons libres sur nos trottoirs, et non l'inverse.

Mais il est vrai que la lumière pénètre difficilement chez des individus qui ne sont pas même capables de respecter la LCR et d'éclairer leur engin.

La mobilité à Genève est comme une œuvre de Calder, elle ne tient qu'à un fil qui en est l'axe autour duquel se constitue l'équilibre parfait.

 

 

 

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