26/08/2016

LA REPUBLIQUE N'EST PAS LA RAIE PUBLIQUE

Les tergiversations du CSM viennent à nouveau nous prouver qu'il n'est pas pensable de laisser un Pouvoir aussi important que celui de la Justice sans frein.

Paul Valéry disait que" l'Homme n'est jamais en aussi mauvaise compagnie que seul". Il en va de même pour les Pouvoirs qui, outre leur séparation indispensable, doivent être indépendant. Cette indépendance s'entend "hors influence".

Le feuilleton que nous impose cette actualité d’alcôve est non seulement  pathétique mais constitue une grossière atteinte à la sérénité dont ce Pouvoir a besoin pour s'exercer dans le calme.

Le mode d'élection des juges est déjà suffisamment problématique pour qu'il ne soit pas besoin d'y ajouter ce mélange des genres entre vie privée et vie publique.

En le laissant faire le CSM, qui est encore composé dans son archaïque composition majoritairement aux mains de membres issus du sérail, non seulement ridiculise les Institutions par un corporatisme à peine digne de l'ère des indulgences, mais encore il laisse porter une atteinte incompréhensible à la fonction qui est ici en jeu.

Nous sommes dans une République, pas dans une principauté florentine où le droit s'ajuste au Prince. Nous avons une loi sur l'organisation judiciaire qui est claire et une situation qui ne laisse aucun doute. Il n'appartient pas au Prince de se déterminer. Il appartient au gardien de la règle de la faire appliquer.

Ces affaires à répétitions, à défaut de rebonds, ne servent personne. Ni l'Etat, ni la fonction, ni la crédibilité de la Justice.

Il est donc temps de mettre fin à cette pantomime le plus vite possible, constater l'infraction et, comme lorsqu'il y a un franchissement de la ligne médiane, poser une sanction.

Quand au Parlement, il doit lui aussi prendre ses responsabilités. Le Constituant a dit que le CSM doit est majoritairement composé de membres non issus du sérail, il n'a pas à tergiverser. Le ferait-il qu'il se trouverait à son tour en violation de sa mission, faire respecter la Constitution qui exprime la volonté du Peuple qu'il s'est engagé à servir et dont les députés sont, avant tout, les obligés serviteurs.

 

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20/08/2016

IL FALLAIT OSER

Tout système issu des Lumières repose sur le principe cardinal de l'équilibre des pouvoirs, leur séparation et surtout leur indépendance.

A l'intérieur des dits pouvoirs, les mêmes règles s'appliquent. A défaut nous sortons de la démocratie pour entrer en médiocratie.

Lorsqu'un député a une attitude qui perturbe le fonctionnement de l'Assemblée, il est exclu de la séance, quitte à ce que cela soit manu militrari. C'est le respect de la règle.

Lorsqu'un conseiller d'Etat se prend pour Cassius Clay, ses collègue lui montrent poliment mais fermement la direction de la sortie.

Qui lors que c'est celui qui doit être le modèle, le dépositaire de la règle?

Le CSM vient de nous donner la plus pitoyable des réponse, il passe l'éponge avec pour conséquence que c'est le Peuple et les Institutions qui sortent groggies d'une telle pantalonnade.

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