05/12/2016

LA REFORME RENZI OU LE CUL DE SAC DE DEMOCRATI PARLEMENTAIRE

A jouer avec le feu démocratique, même les plus habiles finissent par se brûler.


Cette Réforme, bien que souhaitable, ne visait pas principalement une stabilisation du système italien, comme le prétendait la propagande, mais surtout un éloignement des élus du Peuple.

La cause principale de cet échec est rechercher là.


Ces régimes de pseudo démocratie, appelés de démocratie parlementaire, sont à bout de souffle embourbés qu'ils sont dans leur lourdeur administrative.

Il s'en suit que si les tentatives, populistes pour le coup, vont vers une accentuation de la séparation entre les intérêts du Peuple et ceux des élus, ces systèmes sont condamnés à s'écrouler comme tous les systèmes complexes avant eux.

Si ces régimes, à l'exemple de la République italienne ou, pire encore, de l'UE, veulent se régénérer, ils doivent revenir aux sources des idéaux issus des Lumières pré-révolutionnaires (1789) et redonner aux Citoyens leur place légitime, la première.

Pas plus l'Italie que la France ou l'UE n'échapperont à cette "révolution citoyenne".

Tout simplement par ce que les besoins individuels dépassent désormais les intérêts collectifs alors même que les intérêts collectifs, vu cet individualisme, devraient primer. Devant cette quadrature du cercle, il ne reste guère d'autre issue qu'une démocratie la plus directe possible qui permet, elle, de faire cohabiter intérêts collectifs et besoins individuels de manière plus satisfaisante que ces médiocraties parlementaires où le divorce des intérêts est consommé.
Le cas italien n'est donc pas isolé mais il marque un virage des mentalités, comme l'a été le Brexit. C'est le retour en force de la puissance des citoyens contre des pseudo élites qui se sont accaparées les commandes d'un pouvoir qui leur est pourtant que délégué.
En conclusion, comme le préconisait Denis de Rougemont, la Suisses doit, plus que jamais, être la maquette de l'Europe nouvelle. On sait désormais que ce credo de logique politique n'avait aucune chance d'aboutir face à la volonté des USA de Truman, de voir naître une Union européenne calquée sur le modèle centraliste germano-italien de 1938. Volonté relayée dès 1946 par ses agents infiltrés dans les institutions naissantes qu'étaient Jean Monnet et  Robert Schuman et l'ex nazi Albert Hallstein qui en sera le premier président.


L'échec de Matteo Renzi est dès lors logique. D’ailleurs quiconque prétendra à l'avenir gouverner sur une base purement parlementaire sans l'aval des Citoyens, est condamné au même sort. Cet échec devrait éveiller l'attention de tous ceux qui prétendent, prochainement, gouverner la France. Le peuple est comme l'eau, lorsqu'il se met en marche, rien ne l'arrête. 

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Commentaires

Très bon!

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 05/12/2016

Il fait 40%, tout seul, et dans un système à 10 partis. Relisez Ted Gurr et laisser le peuple tranquille.

Écrit par : Locatelli | 06/12/2016

Hitler aussi avait horreur de ces médiocraties parlementaires.. Faut lire: "Mein Kämpf"

Écrit par : Ziopazzo | 06/12/2016

La Suisse reste une démocratie semi-directe par délégation parlementaire et souffre des mêmes travers que vous dénoncez. La seule différence réside dans les outils qui permettent, théoriquement mais bien rarement, au peuple de corriger les dérives de leurs élus. Il faudra aller bien plus loin.
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_liquide

Écrit par : Pierre Jenni | 08/12/2016

Merci M. Jenni de ces remarques très pertinentes. C'est bien pour cette raison que le Peuple ne doit jamais abandonner la moindre parcelle de son pouvoir. Mieux, lorsqu'il le peut, il doit accroitre celui-ci!
Au plaisir d'en discuter de vive voix.
Cordialement,
P. Dimier

Écrit par : patrick Dimier | 08/12/2016

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