06/12/2016

POUR QUI SONNE LE GLAS

Voilà le quinquennat de François Hollande, cette double hybridation de la Ve République, entré dans son épilogue.

Comme toutes les Grandes tragédies classiques, cette parenthèse aura été construite sur trois grands tableaux.

Le premier, celui du "balai neuf balaie bien" qui, s'agissant d'une mise en bouche du mélodrame à venir, durera peu de temps. A peine un été.

Le deuxième, "celui du trompe l’œil pour tous", tableau plutôt comique aura permis aux Français de constater que, mis à part pour le ébats d’alcôve, leur président n'a pas grand chose dans le pantalon.

Le troisième, s'ouvre aujourd'hui et on peut d'ores et déjà l'appeler l'épilogue puisque le personnage central dans le régime politique actuel, le président, a déjà déclaré forfait.

Quoi de plus logique pour ce brave homme qui, de Cyrano de Bergerac n'a retenu que l'art de la tirade, a cru qu'il suffisait de déclamer "moi président" pour le devenir instantanément.

Cet homme, somme toute très ordinaire, n'avait manifestement pas les épaules pour endosser ce costume dont il avait, le temps d'un débat, dessiné des contours si chatoyants qu'il avait réussi à le vendre à une majorité de Français lassés par son hyperactif contradicteur, n'a jamais été en mesure de faire un essayage final qui lui permettent de diminuer les épaulettes, ajuster les manches trop longue et un boutonnage qui contenait avec peine une estimer de soi débordante.

Il aurait pu rebondir à la sortie de son Ayrault d'arme. Mais alors qu'il était toujours perturbé par son harem bourdonnant, voilà qu'il fait venir à ses côtés Brutus.

Le résultat envisageable n'a pas manqué de se réaliser. Pensant, en bon "roi fainéant"  que les barons à la Rosse lui permettraient de surfer sur un océan de platitudes, il s'est pris une "Valls" d'enfer.

Comme cela ne suffisait pas, il a ouvert une voie Royale à son ex-favorite, il a bousillé son propre environnement et décrédibilisé ce poste pourtant important au moment de la conférence de Paris.

C'est à partir de ce tournant que "François le Bon" a totalement perdu le contrôle du navire qu'il consciemment ou pas envoyé sur une route bien trop au Nord, chargée d’icebergs sociaux qui ont finit par crever la coque des espérances du "peuple de gauche".

A quelques encablures de l'arrivée, le voilà qui commet son ultime erreur et ayant totalement perdu son sens de l'orientation politique, il a confondu "terre neuve" et "case neuve" qui n'est lui qu'une illusion d'optique de plus tant son profil que sa carrière, pavés de poncifs éculés sont à l'opposé de son nom.

En ce début décembre 2016, soit 70 ans après la sortie de la chanson originale écrite par notre compatriote Jean Villard Gilles, on peut dire que la France est désormais bercée par cette cloche de François le nigaud.

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05/12/2016

LA REFORME RENZI OU LE CUL DE SAC DE DEMOCRATI PARLEMENTAIRE

A jouer avec le feu démocratique, même les plus habiles finissent par se brûler.


Cette Réforme, bien que souhaitable, ne visait pas principalement une stabilisation du système italien, comme le prétendait la propagande, mais surtout un éloignement des élus du Peuple.

La cause principale de cet échec est rechercher là.


Ces régimes de pseudo démocratie, appelés de démocratie parlementaire, sont à bout de souffle embourbés qu'ils sont dans leur lourdeur administrative.

Il s'en suit que si les tentatives, populistes pour le coup, vont vers une accentuation de la séparation entre les intérêts du Peuple et ceux des élus, ces systèmes sont condamnés à s'écrouler comme tous les systèmes complexes avant eux.

Si ces régimes, à l'exemple de la République italienne ou, pire encore, de l'UE, veulent se régénérer, ils doivent revenir aux sources des idéaux issus des Lumières pré-révolutionnaires (1789) et redonner aux Citoyens leur place légitime, la première.

Pas plus l'Italie que la France ou l'UE n'échapperont à cette "révolution citoyenne".

Tout simplement par ce que les besoins individuels dépassent désormais les intérêts collectifs alors même que les intérêts collectifs, vu cet individualisme, devraient primer. Devant cette quadrature du cercle, il ne reste guère d'autre issue qu'une démocratie la plus directe possible qui permet, elle, de faire cohabiter intérêts collectifs et besoins individuels de manière plus satisfaisante que ces médiocraties parlementaires où le divorce des intérêts est consommé.
Le cas italien n'est donc pas isolé mais il marque un virage des mentalités, comme l'a été le Brexit. C'est le retour en force de la puissance des citoyens contre des pseudo élites qui se sont accaparées les commandes d'un pouvoir qui leur est pourtant que délégué.
En conclusion, comme le préconisait Denis de Rougemont, la Suisses doit, plus que jamais, être la maquette de l'Europe nouvelle. On sait désormais que ce credo de logique politique n'avait aucune chance d'aboutir face à la volonté des USA de Truman, de voir naître une Union européenne calquée sur le modèle centraliste germano-italien de 1938. Volonté relayée dès 1946 par ses agents infiltrés dans les institutions naissantes qu'étaient Jean Monnet et  Robert Schuman et l'ex nazi Albert Hallstein qui en sera le premier président.


L'échec de Matteo Renzi est dès lors logique. D’ailleurs quiconque prétendra à l'avenir gouverner sur une base purement parlementaire sans l'aval des Citoyens, est condamné au même sort. Cet échec devrait éveiller l'attention de tous ceux qui prétendent, prochainement, gouverner la France. Le peuple est comme l'eau, lorsqu'il se met en marche, rien ne l'arrête. 

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