07/03/2017

LA FRANCE EST-ELLE ENGAGEE DANS UNE ELECTION PRESIDENTIELLE OU UNE ERECTION PESTILENTIELLE ?

Outre le fait que tout est organisé, soigneusement comme une bombe à retardement planquée dans un bagage en soute dans l’aéronef « républicain », il convient de se poser la question de savoir qu’elle est la finalité de ce bazar ?

En apparence c’est une action « mains propres » à la française. Sur le fond c’est très bien et out le monde applaudi, les vrais républicains en tête.

Malheureusement il y a un sacré différence entre le flacon, d’apparence séduisante et le poison qu’il contient qui, lui, pourrait être fatal à la République.

Quelle peut donc bien être cette réalité sous-jacente au visible ?

Comme toujours dans les luttes de pouvoir, et dans les romans d’Agatha Christie, il faut trouver à qui profite le crime puisque de crime il s’agit bel et bien.


A la droite traditionnelle, certainement pas, même si la pilule « Fillon » n’est pas facile à déglutir. Au PS alors ? Pas d’avantage lui qui n’a pas été en mesure de créer un élan commun entre l’aile socio-démocrate et l’aile plus marquée à gauche qui l’a, contre toute attente des hollandistes, emporté avec un discours à la fois novateur par un forme de RBI et conservateur de gauche, avec des mesures très typées sur le plan fiscal. Ce projet avant-gardiste n’ayant aucune chance de remporte l’élection, il ne peut donc ni être l’objet de l’attaque ni son auteur, les autres « gauches » barrant de toute façon le route de l’Elysée à ce parti.

Serait-ce la gauche de la gauche ? Bien trop occupée à faire passer son message politique, tout en réformes de fond, les partisans de JLM ont bien d’autres choses à faire qu’à se fourvoyer dans une politique de caniveaux qui ne leur rapportera rien. Sauf peut-être à se retrouver dans une ligne de front médiatique si l’on venait à dénoncer les « anomalies » entre les déclarations de fortune du candidat et la réalité économique de ce magot qui est loin d’être anodine.

Inutile d’évoquer la droite souverainiste, elle est dans la même tourmente orchestrée que la droite gaulliste.

Que reste-t-il donc sur cet échiquier qui ait le Graal à portée de lèvres ? Celui qui, précisément se revendique de n’être ni de gauche ni de droite ni de gauche. Si je connais bien cette posture pour en être localement l’un des créateurs, comme ceux qui apprécie ce décalage, il apparaît très rapidement que dans le cas Macron c’est une posture de dialectique politique et non de pensée politique.

Croire qu’il arrive, comme le muguet, les clochettes tintinnabulantes au vent frais du printemps est une erreur. C’est un redoutable produit de l’ENA pur sucre. Un bonimenteur hors pair qui fait de la prestidigitation son arme politique.

Ce personnage est en réalité l’ersatz du sortant, le fils spirituel.

La buche ne tombant jamais bien loin du tronc, ceux qui pense qu’il va faire quoique ce soit pour réformer ce régime délabré sont dans l’erreur. Il est là, tout au contraire, pour protéger les acquis du guignol actuel et parer les contre-feux qui ne tarderont pas à lézarder l’icône une fois quitté le palais de l’Elysée.

Un énarque n’est pas fait pour gouverner, c’est une machine à générer les plus grands profits sociaux possibles à ses anciens élèves.

Le coup a donc été soigneusement élaboré depuis le secrétariat présidentiel d’une part pour terminer le premier dynamitage du camp « UMP » qui avait opposé les lieutenants en inventant de toutes pièces une chimérique demande de l’actuel candidat à l’actuel cerbère élyséen d’accélération des procédures contre l’ancien locataire du Palais. Ce montage rocambolesque n’ayant pas fonctionné, le même personnage a donc mis sur pied le PNF qui constitue aujourd’hui l’arme principale de cet assaut voulu fatal.

Pour bien comprendre comment fonctionne cette arme de destruction massive d’opposition politique, il faut avant tout comprendre comment fonctionne la pensée jacobine. Concentrer le maximum des pouvoir dans un minimum de mains sous le vernis de l’intérêt général. C’est ce système qui, depuis 1793, conduit la France de Charybde en Scylla, avec quelques accalmies dont la plus récente est le Gaullisme. Sorte d’hybridation en monarchie et républicanisme. Tout l’enjeu est ici de savoir s'il faut faire perdurer ou non ce régime qui, bien qu’à bout de souffle sur le plan démocratique, est terriblement lucratif pour celles et ceux qui émargent aux largesses qu’il offre à la fois aux élus et à ses barons.

Le plus crédible pour protéger cette caste est bien entendu celui qui est directement issu de la source, un énarque. Cette caste est donc prête à tout pour conserver des acquis que ses deux concurrents les plus sérieux remettent en cause. C'est pourquoi il faut à tout pris les abattre pour atteindre cet objectif de protection.

Ainsi donc, depuis un coin reculé mais puissant de la sphère élyséenne, a été orchestré un coup qui ne sera pas seulement fatal à l’un ou l’autre des plus sérieux rivaux du NINI, mais à la république toute entière.

Voilà pourquoi on peut dire que l’excitation du pouvoir rapproche désormais plus ce rendez-vous entre un peuple et son chef en une érection qu’une élection. Au vu des conditions dans lesquelles on fait monter le désir, elle sera, à n’en pas douter, pestilentielle.   

 

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Commentaires

Excellent ! le titre reflète les élans martiens c'est à dire les signes du réveil de la libido masculine

Écrit par : lovejoie | 07/03/2017

Mais oui ! Lors de son passage aux finances, le gourou Macron a eu toutes les clés pour glaner dans les bases de données les informations nécessaires à son piège. Et en tant qu'ancien énarque banquier il a pu, grâce à ses relations, suivre à la trace les finances du couple Fillon.

Écrit par : Lambert | 07/03/2017

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