08/05/2017

COMMENT GOUVERNER UN PAYS ALORS QUE L'ON N'A PAS ETE ELU PAR LA MAJORITE

Quel que soit celui ou celle qui avait vos faveurs, le train politique français a repris la route pour 5 ans, avec un nouveau chef de convoi.

J'ai quant à moi retenu la désinvolture avec laquelle le gagnant de cette majorité très relative a annoncer qu'il gouvernerait par le 49.3 sans hésitation. Serait-ce la raison qui fait que les français, dyslexiques chroniques, ne l'ont désigné que par 43,9% des suffrages ?

Il n'en demeure pas moins que c'est lui qui a pris les commandes du train FRANCE.

Le voyage de cinq ans sera agréable si le nouveau chef de train respecte mieux la locomotive que le capitaine pédalo. Surtout s'il a aussi bien planifié le voyage qu'il a su manœuvrer pour accéder aux commandes du train.

Pour réaliser un voyage agréable, il y a quelques arrêts obligatoires à faire.

Soit pour réviser la machine, soit pour s'assurer de la fiabilité de l'équipage, soit encore pour vérifier que la destination est bien celle que veut atteindre la majorité des voyageurs.

Ce voyage peut aussi être "THE ROAD TO HELL" comme dit Chris REA.

Pour cela il lui suffit d'avoir à ses côtés aux commandes, tout le banc et l'arrière banc qui pérorait en son nom sur les plateaux hier soir.

A commencer par celles et ceux qui ont régulièrement mordu la poussière au cours des 10 dernières années.


Cette élection est hors norme à bien des égards. Jamais la route à l'Elysée n'aura été aussi piégeuse. Jamais l'arrivisme ne sera exprimé avec autant de cynisme, quitte à détruire l’honorabilité de l'adversaire pour mieux masquer sa propre infamie.

Les dés, pourtant lancés dès la fin des primaires, ont été si subtilement pipés que les vainqueurs probables ont été défaits dès le 1er tour. Mieux encore, les trafics d'influence ont été si bien montés que le second tour a été programmé pour opposer au vainqueur le challenger contre lequel la victoire serait la plus facile et la mieux assurée.

C'est ainsi que ce second tour, au scénario joué d'avance, a permis l'élection d'un minoritaire à la charge suprême de la monarchie républicaine française.

Commence le troisième tour de cette élection générale, celle de tous les dangers pour les machiavels de service car sans une majorité stable, le magicien d'Oz n'arrivera pas à maintenir le peuple en narcolepsie.

Deux camp ont été clairs dès hier. Comme par hasard les seuls camps qui avaient un programme clair et politiquement pensé autrement qu'autour de concepts vagues. Autrement qu'avec des arguments publicitaires de marchands de poudre à lessive.

Celui qui, dès hier était comparé à Bonaparte en raison de son âge et de la fulgurance de sa prise du pouvoir, a maintenu le bon peuple sous hypnose, va devoir retrousse les manches. Sans ça, il ne parviendra pas à s'attacher une majorité stable et fiable.

Vu l'état des troupes à la sortie du premier combat, le caporal va avoir besoin de toutes ses ressources pour y arriver.

Rien n'est moins sûr avec des adversaires qui ont soit pris le recul nécessaire pour se refonder soit pris les dispositions indispensables pour qu'il soit possible de recomposer des troupes dignes de ce nom. Il ne suffira pas de sortir des vieux lions à la crinière conquérante, ou encore tous les malandrins d'une pseudo élite intellectuelle pour que la victoire soir soit assurée.

A défaut, c'est bien une coalition qu'il faudra monter. Or les Institutions de la Ve ne sont absolument pas taillées pour ce genre de costume.

Il faudra donc bien les réformer sur la seule et unique base qui vaille, la consultation du Peuple. Cette pose intermédiaire aura l’avantage de rallier à ce radeau de plus en plus médusé, les vaincus des deux premier tours.

C'est à ce moment là que le jeune bon aparté pourrait engagé une bataille qui lui donnerait une victoire aussi éclatante que celle d’Austerlitz.

Mal inspiré, c'est vers une Bérézina qu'il engagera ses troupes avec, à la prochaine occasion, la victoire certaine de ceux qu'il a défait hier. Peut-être même en devant affronter la génération suivante des chefs du Clan d'en face.

Une fois encore, la réalité matérielle est passionnante et réserve des surprises qui vont au-delà de notre imaginaire!

 

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Commentaires

Excellente question ! nombre de parents se souviennent du malin plaisir de leur progéniture qui n'accepte plus aucune contrainte remettant en cause tout et n'importe quoi afin de franchir la barre des 40 ans pour se délester une fois pour toutes de ses couches culottes
Ces crises ne se font jamais dans la joie et la bonne humeur général
Les Français ont de quoi se réjouir et si Macron est t élu on peut aussi supposer qu'il le soit juste pour nourrir page blanche
Très bonne journée

Écrit par : lovejoie | 09/05/2017

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