Genève aura-t-elle un budget en 2020 ?

Après le remue-ménage des élections fédérales, le monde politique va-t-il être capable d’un procéder à un remue-meninges ? Telle est la questions Shakespearienne à laquelle se trouvent confronté les partis politiques genevois.

Pour répondre à cette question et au vu des positions affichées jursqu’ici, il faut se demander si l’Entente, réduite à l’état croupion depuis la désertion du PDC annoncée par plusieurs de ses figures de proue, a encore les moyens de jouer les gros bras dans cet exercice ou si il va falloir aller à Canossa et obtenir des Souverainistes positionnés sur leur droite des concessions, et si OUI, lesquelles ? Avant tout il va bien falloir changer d’attitude envers ses cousins politiques et passer de la suffisance à la confluence.

 

Pour réussir cette opération séduction plusieurs sénarii sont pensables. Le premier est de procéder à des échanges de bons procédés, selon les bonne vieilles méthodes. Si on est réduit à ça, c’est que les méninges des uns et des autres sont en panne ! Ce serait en tout cas une vision à court terme.

La pierre d’achoppement la plus visible est l’accroissement déraisonnable, du point de vue de certains, de la fonction publique qui augmenterait, une nouvelle fois de plus de 400 unités.

Sur ce seul pôle il y a de quoi bâtir une consensus plus large qu’une alliance d’opportunité entre les Bourgeois et les Souverainistes en ralliant ce qui reste des Verts qui ne sont pas totalement passés dans les rangs des crypto-marxistes.

Commençons par sortir tous les postes qui sont induits par des décisions du Parlement lui-même, ça en fera un bon bout ! Pour le solde, il est temps que les nostalgiques de l’Etat pléthorique comprennent que ce n’est pas le nombre des fonctionnaires qui en assure l’efficience, mais une répartition optimale entre le terrain et les cadres. Or il y a là de quoi dégraisser de façon très importante Ces demandes de postes sans altérer le moins du monde l’action publique. Cette prise de conscience est d’autant plus nécessaire que l’Etat lui-même perd tout discernement en procédant à des engagements hors de nos frontières laissant un bien trop grand nombre des nôtres, à compétences égales, sur le carreau. Ce qui en soi est tout simplement inacceptable.

Une fois l’exploration de ces opportunités d’économies très importantes, il sera passible d’inviter les partisans de l’Etat maigre à reconsidérer leur position actuellement figée, même partiellement, des annuités qui pèsent lourd dans ce marchandage.

Voilà quelques piste pour inviter tous les décideurs politiques à prendre leurs responsabilités et doter Genève d’un budget et d'une vision à long terme. Les élus de notre Cité-Etat ne peuvent, au vu de son statut international, se comporter plus longtemps comme dans un jardin d’enfants !

REVEILLONS-NOUS ! ! ! ! !

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Commentaires

  • Excellente observation qui ne peut qu'agacer les membres du Cercle de la Terrasse mais aussi les aficionados des Terreaux du Temple.

    Il y a longtemps que le MCG devrait suivre cette ligne politique au lieu de s'enferrer dans une posture syndicaliste qui causera sa perte.

    Vous avez tort de nous priver de vos analyses, elles sont pertinentes!

  • Tant que nous permettons une subversion illégale de notre souveraineté par le biais de décisions politiques et économiques subordonnées à des institutions monétaires supranationales telles que le FMI et la BRI, notre pays ira de pire en pire jusqu'à la ruine.

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