R E V E I L L O N S - N O U S - Page 3

  • LE TEMPS DE LA REFORME

     


    Les événements récents et tout ce qui les entoure, les dérives sanglantes des fous de dieu qui sévissent au Nord de l’Irak et en Syrie, font penser à l’équipée sauvage de Bernard de Clairevaux et l’inquisition qui allait avec. Sans parler de sa phobie des Cathares et la phrase terrible passée à la postérité « saisissez-les et ne vous arrêtez pas, jusqu’à ce qu’ils périssent tous car ils ont prouvé qu’ils aimaient mieux mourir que se convertir ».

    Ce rappel pour que nous n’oubliions pas les folies conduites par ces chrétiens aussi fous de dieu que ceux qui se disent portes parole d’un dieu qui n’est que chimère et dévotion aveugle.

    Il aura fallu attendre Jan Hus pour enclencher une réflexion de fond sur les croyances catholiques, sa mort sur le bûcher, les guerres hussites qui suivirent et finalement Le concile de Bâle (1431-1441) pour que s’amorce un très lent virage de cette égalise sclérosée. Cela n’aura manifestement pas suffit puisque Procope qui avait obtenu les avancées du concile de Bâle sera lui aussi tué par les mêmes extrémistes alliés au roi de Bohême montrant la confusion ambiante entre pouvoir temporel et spirituel.

    Les guerres hussites provoquent des dégâts importants sur le plan ecclésial car, à côté d'une Église unifiée de Rome cohabite une Église nouvelle issue des doctrines hussites (église calixtine), dirigée par des laïcs qui nomment les prêtres et les rétribuent. Plus tard, « l'unité des frères » se sépare de l'utraquisme (ainsi nommés parce qu'ils communiaient et demandaient à ce que l'Eucharistie soit donnée sous les deux espèces du pain et du vin (sub utraque) et qu'ils réclamaient l'usage du calice pour les laïcs), caractéristique des modérés, pour demeurer plus fidèle aux principes de Hus.

    Il faudra près d’un siècle, en 1521 et l’excommunication de Martin Luther, pour que ce vent de Réforme prenne un nouvel élan déterminant pour créer les fondements du courant « protestant » puissant et irréversible. Dans le même temps, un jeune prédicateur zurichois Ulrich Zwingli est nommé au Chapitre de Zurich et met en route une réforme tout aussi radicale, prônant l’austérité des lieux de culte et l’absence de clergé au profit de l’Ecclésia. C’est aussi le père des logarithmes. Plus porche de nous, et là de façon très puissante émerge Jean Calvin qui, à la différence des autres Réformateurs n’est pas de formation religieuse mais juridique. Avec lui s’installe définitivement la Réforme dans le paysage religieux européen, c'est-à-dire mondial à cette époque.

    Rien dans l’accomplissement de cette Réforme n’a été simple, tout a été violence et jeux de Pouvoirs et donc d’argent.

    Que vivons nous aujourd’hui si ce n’est la même situation et la nécessité, pour l’Islam, de trouver des réformateurs assez convaincants pour que la lecture archaïque du Livre cède le pas à une approche contemporaine. Elle pourra être respectueuse de la Tradition tout en se débarrassant de principes devenus tout simplement inacceptables. Celui de la supériorité de l’homme par rapport à la femme, pour n’en citer qu’un qui devrait même conduire les Etats à prohiber cette vision du monde, ayant, démocratiquement décidé et proclamé l’égalité entre homme et femme.

    C’est d’ailleurs pour tenter de maintenir leurs privilèges que certaines royautés restent attachées à cette lecture archaïque. Les revenus pétroliers le leur permettent, comme ils leur permettent d’acheter à vil prix la complaisance de certaines démocraties européennes exsangues et pour certaines avec un lourd passé colonial.

    Le chemin sera certainement long et douloureux mais il doit être entrepris, par les meilleurs savants et docteurs de l’Islam et pas personne d’autre. Seuls les adeptes de ce courant de pensée sont légitimés à pouvoir entreprendre ce vaste chantier.

    Le coup de semonce de mercredi dernier est la preuve de l’urgence qu’il y a, à défaut de quoi c’est monde entier qui va se retrouver à feu et à sang.

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  • CHARLIE HEBDO

    Que nous l'aimions ou pas, le journal Charlie Hebdo est, depuis sa création, un porte parole de la libre expression.

    A ce titre, que nous l'aimions ou pas, il doit être défendu et ses animateurs protégés, précisément, au nom de cette liberté.

    L’assassinat de nombreux collaborateurs est non seulement la marque d'une incroyable régression de la liberté d'expression, mais aussi le signal d'une radicalisation très inquiétante du discours non pas musulman mais islamique.

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  • LETTRE OUVERTE à L'AMBASSADEUR D'ISRAEL ET à SON PREMIER MINISTRE

    Cher Monsieur l'Ambassadeur,


    Voudriez-vous rapporter à votre chef de cabinet, le Sieur Nettanayhou, l'avis de citoyens de Genève, très attachés à la fois à la réputation de leur Cité et au respect des Conventions qui portent son nom prestigieux.

    Ce nom n'est pas seulement celui d'une ville millénaire, la nôtre, mais aussi et surtout le symbole du respect que se doivent les humains, même lorsqu'ils sont ennemis.

    En agissant comme vous le faites, cher Monsieur, et avec vous ceux qui ont la lourde responsabilité des actes que conduit votre pays à l'encontre de son voisin, vous provoquez la réaction justifiée et salvatrice de nos autorités qui appellent la réunion de la semaine prochaine.

    Au lieu de susciter votre diplomatique colère, cette réunion devrait vous appeler à un sérieux et sévère examen de conscience même si, en ce qui vous concerne, il n'est pas certain que l'exercice soit possible.

    Si, dans la situation actuelle, quelqu'un devrait être courroucé, c'est nous, citoyens de Genève gardiens des conventions qui portent le nom de notre Cité et que plusieurs de vos actes souillent comme d'autres par le passé, qui concernaient votre peuple, ont souillé à jamais la conscience de l'humanité.

    Vous oubliez bien trop souvent cher Monsieur, et avec vous celles et ceux qui partagent la conduite de votre pays, que vous n'avez ni le monopole de la souffrance ni le droit de faire souffrir indignement le peuple qui vous voisine et auquel vous avez volé des terres.

    Avant de vous indigner et d'accuser la Suisse. dont Genève est un maillon solide depuis 1815. vous devriez vous poser la question de savoir si c'est notre pays qui n'est pas neutre ou si c'est le vôtre qui se conduit de façon aussi indigne que certains autres pays qui, de façon justifiée, sont critiqués par les Nations libres de notre planète.

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  • L’ERREUR DE L’IMPEACHMENT NEUCHATELOIS

     

    L’ERREUR DE L’IMPEACHMENT NEUCHATELOIS

    Durant les travaux de la Constituante notre groupe a proposé une procédure de destitution qui fut rejetée par tous les groupes, le notre excepté bien entendu !

    Voilà que ce dimanche le Peuple neuchâtelois s’est doté d’une telle procédure. Malheureusement, comme cela est presque toujours le cas en pareille situation, le bon Peuple s’est fait gruger par les partis qui ont vu là une occasion de se débarrasser d’un gouvernant à moindre frais.

    Cette drôle de loi repose sur une erreur de raisonnement, celle de donner au législatif le droit de destituer un membre de l’exécutif. Le Conseil Général n’y a vu que du feu, ce qui a permis de construire un bûcher bien commode sur lequel tous les « hors sérail » et autres boucs émissaires iront bientôt rôtir.

    Curieusement, alors même que Neuchâtel compte de très bons constitutionnalistes, personne n’a relevé l’inadéquation du mécanisme.

    Sachant que nos Républiques, celle-ci comme tous les Cantons, fonctionnent tous sur le principe de la séparation des Pouvoirs il est, me semble-t-il, impensable que le législatif puisse démettre un membre de l’exécutif. Au même titre qu’il serait choquant que l’exécutif puisse démettre un membre du législatif.

    Seule l’histoire politique récente de la République de Neuchâtel permet de comprendre, sans le justifier, cet écart au principe fondateur de toute démocratie.

    En réalité, et à condition de vouloir respecter les règles de base, il n’y a qu’une seule voie pour destituer un membre de l’exécutif, celle de l’initiative destitutive.

    En effet seul celui qui a donné un pouvoir peut le retirer. Les conseillers d’Etat étant élus au suffrage universel, seul leu Peuple peut le destituer. C’est la seule garantie que les incompatibilités de caractères, qui est le lot de la gouvernance de concordance, ne prennent pas l’ascendant sur les compétences pour gouverner. Ce risque existe bel et bien, l’un des deux cas qui a conduit la naissance de cette loi curieuse, le feuilleton de l’été la démontré. Il aura suffit que le maillon faible n’appartienne pas  « au cercle habituel » pour qu’à la moindre défaillance la machine à broyer se mette en marche et parvienne à ce qu’elle voulait.

    Autant ce genre de pratique eût été monnaie courante dans l’ancien Régime de Principauté, autant il est particulièrement fourbe et lâche sous celui qui régit la République moderne.

    Guitry l’a dit avant moi « protègez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge !

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  • L’ERREUR DE L’IMPEACHMENT NEUCHATELOI

     

    Durant les travaux de la Constituante notre groupe a proposé une procédure de destitution qui fut rejetée par tous les groupes, le notre excepté bien entendu !

    Voilà que ce dimanche le Peuple neuchâtelois s’est doté d’une telle procédure. Malheureusement, comme cela est presque toujours le cas en pareille situation, le bon Peuple s’est fait gruger par les partis qui ont vu là une occasion de se débarrasser d’un gouvernant à moindre frais.

    Cette drôle de loi repose sur une erreur de raisonnement, celle de donner au législatif le droit de destituer un membre de l’exécutif. Le Conseil Général n’y a vu que du feu, ce qui a permis de construire un bûcher bien commode sur lequel tous les « hors sérail » et autres boucs émissaires iront bientôt rôtir.

    Curieusement, alors même que Neuchâtel compte de très bons constitutionnalistes, personne n’a relevé l’inadéquation du mécanisme.

    Sachant que nos Républiques, celle-ci comme tous les Cantons, fonctionnent tous sur le principe de la séparation des Pouvoirs il est, me semble-t-il, impensable que le législatif puisse démettre un membre de l’exécutif. Au même titre qu’il serait choquant que l’exécutif puisse démettre un membre du législatif.

    Seule l’histoire politique récente de la République de Neuchâtel permet de comprendre, sans le justifier, cet écart au principe fondateur de toute démocratie.

    En réalité, et à condition de vouloir respecter les règles de base, il n’y a qu’une seule voie pour destituer un membre de l’exécutif, celle de l’initiative destitutive.

    En effet seul celui qui a donné un pouvoir peut le retirer. Les conseillers d’Etat étant élus au suffrage universel, seul leu Peuple peut le destituer. C’est la seule garantie que les incompatibilités de caractères, qui est le lot de la gouvernance de concordance, ne prennent pas l’ascendant sur les compétences pour gouverner. Ce risque existe bel et bien, l’un des deux cas qui a conduit la naissance de cette loi curieuse, le feuilleton de l’été la démontré. Il aura suffit que le maillon faible n’appartienne pas  « au cercle habituel » pour qu’à la moindre défaillance la machine à broyer se mette en marche et parvienne à ce qu’elle voulait.

    Autant ce genre de pratique eût été monnaie courante dans l’ancien Régime de Principauté, autant il est particulièrement fourbe et lâche sous celui qui régit la République moderne.

    Guitry l’a dit avant moi « protègez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge !

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  • LA LECON DU PROCES DE RAOUL WEIL POUR LES AUTORITES SUISSES

     

    La libération de toute charge contre notre compatriote Raoul WEIL est une bonne nouvelle à plusieurs titres.

    Le premier est que, contrairement à d’autres pays notamment voisins, la justice américaine qui s’exprime par la voix de son Peuple, sait se tenir à l’écart de toute implication politique.

    Le second est que ce jury a patiemment écouté, et pas seulement entendu, les thèses des uns et des autres. C'est en son âme et conscience qu'il a estimé que l’argumentaire du ministère public ressemblait d’avantage à une charge politique qu’à un raisonnement juridique posé et structuré. A ce titre il ne pouvait donner suite à une accusation dont le lieu de débat n’est pas le prétoire mais l’arène politique.

    Nous devons tous être reconnaissants à Raoul Weil d’avoir mené ce combat, seul avec les siens. Il nous prouve par sa pugnacité qu’il ne faut JAMAIS CAPITULER. Comme nous l’a si vaillamment prouvé Churchill  lors de la deuxième guerre mondiale « Never surrender, never ! ».

    Le troisième est de politique intérieure suisse. Notre pays, je le dis depuis des mois et des mois, n’est pas gouverné mais au mieux est-il piètrement administré. Sur la raison de cette situation, il convient de redire que le régime politique suisse ne s’accommode décidément pas du tout des guerres de félons qui, pour servir leurs intérêts à court terme, sont prêts à déséquilibrer ce monstre de fragiles équilibres. Si nous en sommes là, c’est bien entendu l’œuvre conjointe des Verts et du PDC qui, en panne totale d’arguments mais surtout de personnel politique de valeur, se sont alliés pour faire chuter le chef de file du parti le plus puissant du pays.

    Certes ce duo d’infortune a réussi son coup et évincé le loup de leur candide bergerie qui, désormais s’apparente désormais plus aux écuries d’Augias qu’à un réel lieu de pouvoir.

    Or un pays, quel qu’il soit, doit être gouverné. Surtout si ce gouvernement est le fruit d’une patiente et fine pesée d’intérêts. Dans le cas qui nous occupe, ces apprentis sorciers ont cru, aveuglés par la seule vision du nombre de parlementaires, pouvoir remplacer un kilo de bronze, alliage subtil, par un kilo de plumes dont le propre est de voler à la moindre brise !

    Que le résultat de ces basses œuvres affectent l’égo de tel ou tel n’est pas relevant mais qu’elles atteignent les fils de Tell dans leur ensemble est tout simplement indigne d’individus qui sont là où ils sont grâce à la promesse faite de défendre le pays.

    Ce n’est rien de moins que de la félonie.

    L’abandon de notre Souveraineté sur un point aussi sensible et essentiel en démocratie que la protection de la sphère privée relève clairement de la haute trahison d’Etat. Heureusement pour eux, le système helvétique est largement pourvu, pour ce genre d’actes et de personnes, de systèmes antisismiques qui les mettent à l’abri de toute poursuite pénale.

    Reste donc au Souverain de dire son mécontentement lors du plus bel exercice que fournit la démocratie, les élections fédérales, et de bouter hors du parlement fédéral ces forces nuisibles à notre prospérité mais aussi et surtout à notre Souveraineté. Ces personnes qui, régulièrement prennent les mauvaises décisions aux pires des moments, comme par exemple de plier face à l’ennemi américain qui, on le sait désormais, n’avait aucune base juridique interne solide qui lui permettait d’agresser la Suisse comme il l’a fait.

    Il conviendra de plébisciter les partis, mais surtout les femmes et les hommes, qui s’engagent quotidiennement pour assurer non seulement la défense des citoyennes et citoyens de Suisse mais aussi les Institutions qui font de notre beau pays ce modèle à la fois de démocratie et de réussite économique.

    C’est ce modèle-là que nous devons défendre et non pas courir après des chimères qui, à nos portes comme outre Atlantique, nous prouvent chaque jour qu’ils sont soit un échec économique soit une mise en péril des droits du Peuple !

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  • LA FRACTURE DU TUNNEL

     

    Au lendemain d’une votation il n’y a qu’une seule chose à faire. Soit admettre sa défaite et comprendre pour quelle raison ce n’est pas une victoire, soit savourer quelques instants sa victoire et très rapidement se demander ce que l’on va en faire !

    Dans le cas de cette infrastructure essentielle à l’économie au sens le plus large, la victoire de cet assemblage (PDC/Radis/Roses/Rouges/Verts) risque fort de produire un vin qui aura un fort goût de pépin.

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  • CES FAUSSES ECONOMIES QUI PROVOQUENT UN DEFICIT DEMOCRATIQUE

    Le projet de Budget prévoit de supprimer la gratuité d'affranchissement des enveloppes de retour lors des consultations électorales ou des votations.

    Quel mauvais génie a bien pu piquer notre ministre des finances, pourtant démocrate convaincu?

    Quel conseiller de l'ombre, et qui devrait y rester, a bien pu instiller cette idée à l'oreille, certainement distraite, du président de notre gouvernement?

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  • OTAN EN EMPORTE LE VENT

     

     

    Tout le monde quelque peu averti des risques d’une attaque frontale envers la Russie avait compris que la chevauchée fantastique de l’hirsute bonimenteur du BHV de la philosophie française contemporaine ne pouvait que fort mal se terminer.

     

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  • LETTRE OUVERTE A M. RUEDI LUSTENBERGER

    Cher Monsieur,

    Jusqu’à votre décision de reporter sine die la visite du Président de la DOUMA, vous m’étiez plutôt sympathique. Tout d’abord parce que vous n’êtes pas un universitaire mais un homme du terrain professionnel, qui plus est, travaillant une belle matière noble le bois. En second lieu, votre parcours personnel est la démonstration de la pertinence du système suisse de formation dit de la voie duale, laquelle, vous concernant, vous permet d’occuper le plus prestigieux de tous les postes politiques, celui de premier citoyen du pays.

     

    Avec un tel parcours, comment vous a-t-il été possible de confondre deux registres politiques et surtout deux fonctions de façon aussi grossière pour ne pas dire aussi idiote?

    Le registre politique en premier lieu. Votre refus de recevoir le président de la DOUMA relève de contingences purement politiques alors que la raison de cette visite est historique.

    Tout le monde, à commencer par l’UE et les USA, ne peut se targuer de relations diplomatiques d’une aussi longue durée.

    En confondant les deux registres, vous n’insultez pas uniquement un important partenaire diplomatique mais aussi et surtout l’Etat qui a fait naître la neutralité de la Suisse moderne.

    En votre qualité de premier citoyen du pays, il ne vous appartenait pas de vous exprimer en notre nom et sur un sujet aussi important sans nous consulter. Avez-vous oublié, cher Monsieur, que vous n’êtes que notre mandataire et que dans une relation de mandat c’est le mandant qui est le patron ?

    Si vous ne vous étiez ne serait-ce que contenté de conduire un sondage d’opinion, vous auriez très rapidement découvert que la majorité des citoyens dont vous êtes le mandataire ne veut pas entendre parler d’une fâcherie avec la Russie, encore moins sur une question historique qui ne fait pas débat.

    Recevoir le Président de la DOUMA dans ce contexte-là ne veut pas dire que la Suisse prend position politiquement sur les différends territoriaux en cours. Ce geste n’a d’autre valeur que de célébrer une date anniversaire et une longue tradition de dialogue diplomatique avec la Russie.

    Il est plus que regrettable que votre sens pratique ait pu être obéré par des considérations purement mercantiles imposées par des pays qui ne sont ni des modèles de démocratie ni des modèles d’honnêteté politique. A ce premier titre, je crois pouvoir dire que la majorité des citoyennes et citoyens de ce pays vous désapprouvent et qu’en conséquence vous avez usurpé votre pouvoir de nous représenter. Vous n’aviez pas ce monopole, vous ne l’aviez pas !

    Sur le plan institutionnel, vous pilotez le législatif fédéral et à ce titre ne pouvez en aucun cas être aux ordres de l’exécutif. C’est le B-A/BA du principe de la séparation des pouvoirs et encore plus celui de l’indépendance des dits pouvoirs. Or il ne fait guère de doute que c’est bien sous la pression, première, de l’exécutif fédéral que vous avez pris cette décision et que vous avez gravement porté atteinte audit principe.

    Que l’exécutif prenne une telle décision si la visite s’inscrit dans le cadre de discussions politiques, soit. C’est son rôle, même s’il le remplit médiocrement actuellement, de conduire la politique extérieure du pays. Mais en aucun cas et à aucun moment l’exécutif ne peut intervenir dans une décision qui appartient manifestement au seul et unique législatif. Ce n’est pas le conseil fédéral qui devait recevoir le président de la DOUMA mais bien le Parlement.

    Il est, je le redis, regrettable Cher Monsieur, que vous ayez cédé aux forces obscures qui rôdent dans les couloirs du pouvoir. Même si en politique on fait volontiers feu de tous bois, le fait que vous soyez menuisier de formation ne vous autorisait pas à jouer au pyromane.

    Patrick Dimier,

    Citoyen de la République de Genève, Canton suisse

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  • LE MONDE A UNE CROISEE DES CHEMINS

    Les événements qui se succèdent nous montrent que la communauté des êtres humains, parfois bien inhumains, prend un malin plaisir à plonger notre monde dans un obscurantisme moyenâgeux très inquiétant.

    Je me souviens de ce meeting incroyable tenu devant le Lincoln Memorial à Washington DC par le Révérend Martin Luther King au cours duquel il prononça un fameux discours contenant cette phrase mythique "Last night I had a dream".

    Pour mieux illustrer mon propos, je vais vous conter une parabole dont l'amorce est précisément cette phrase.

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  • MAURO POGGIA CONTRE LES CHASSEURS DE PRIMES

    Nous l'apprenons ce matin par les colonnes de notre hébergeur, les assureurs capteurs de primes indues ne nous rembourserons qu'un petit tiers de primes qui nous ont été, en réalité volées.

    Une grande question émerge par ricochet politique. Me Mauro Poggia, devenu par la volonté du peuple dont bien des assurés floués, allait-il changer de cap au nom de la sacro-sainte collégialité!

    Loin de laisser ses convictions aux portes du Pouvoir comme d'autres, notre conseiller d'Etat annonce clairement la couleur.

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  • COURS DE FINANCE INTERNATIONALE ALTERNATIVE à GOLDMAN-SACHS & Co

    une de mes amis m'a passé cette recette pour mieux comprendre la dette et surtout sa réduction. Il est certain qu'elle ne peut pas convenir au magnats du racket mondial mais elle fleure bon le "common sense" qui avait cours au XVIIIe.

    A l'époque où le genevois Gallatin était ministre des finances des USA et disait à Thomas Jefferson, 3e président des Etats-Unis, ne laissons jamais les finances publiques aux banques, ce serait la ruine assurée!

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  • L'EXCUSE BUDGETAIRE vs LE LIBRE ECHANGE CUTUREL

    Nous apprenons que le gouvernement, n’ayant semble-t-il pas d’autre os à ronger, s’en prend au CESEL, le centre d’échanges et de séjours linguistiques et le fait passer à la trappe.

    Il faut aller au-delà de la simple annonce pour mieux réaliser l’énormité de cette coupe qui, intellectuellement, est certainement sombre.

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  • LE DEBUT DE LA DESCENTE AUX ENFERS

    Le signal du départ a été lancé avec l'annonce de la fermeture des opérations de la Standard Chatered Bank (Suisse).

    Comme par hasard, c'est un établissement anglais. Naturel puisque le premier ministre britannique, moins naïf que nos dirigeants, a su ménager la place financière de Londres des aléas de l'échange automatique des données.

    Certainement que suivront des établissements de droit US, tout aussi naturellement puisque, là-aussi, les dirigeants ont su protéger leur place financière.

    Dans cette lamentable histoire, Il est intéressants de constater que ceux qui, hier attaquaient le président russe pour son emprise sur la Crimée se comportent aujourd'hui exactement de la même façon avec la Suisse qui, comme la Crimée aux yeux de Poutine ne pèse rien mais constitue un danger stratégique, représente un concurrent qu'il faut détruire.

    Comme Poutine qui a placé ses hommes en armes à la disposition des régions rebelles, les anglo américains ont introduit en Suisse des flibustiers qui, placés aux postes clés, ont tranquillement torpillé notre système bancaire en conduisant des stratégies commerciales suicidaires et criminelles.

    Non seulement pour pénaliser la place financière mais pour causer un dommage majeur à l'image de la Suisse.

    Une fois les basses œuvres achevées, le secret bancaire torpillé par ceux-là qui même qui en avaient la garde, ces mercenaires rentrerons tranquillement chez eux non sans avoir encaisser des copieux bonus que les actionnaires suisses, tout aussi niais que nos dirigeants leur auront accordés.

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  • LE GRAND GENEVE EST MORT, TANT MIEUX, VIVE LE PAYS GENEVOIS

    Tant le gouvernement que certains responsables politiques s'émeuvent de l'échec des P+R. Je m'en réjouis!

    Non au seul motif que le MCG est parti seul à la bataille et l'a gagnée j'y suis habitué, mais parce que cette consultation met un terme à l'errance politique du "Grand Genève". Cette construction virtuelle qui ne peut qu'être sortie de cervelles qui ne connaissent le terroir qu'en théorie et par ces produits les plus enivrants, oublie totalement qu'on ne peut pas forcer des collectivités à coopérer sans que le Souverain, le Peuple, y voit quelque intérêt.

    Il ne fallait pas avoir beaucoup de jugeote politique pour croire qu'il était pensable que les Genevois allaient financer des infrastructures dont ils n'étaient pas certains qu'elles seraient, premièrement utilisées et deuxièmement qu'elles mettraient un terme à l'envahissement quotidien de leur espace de vie pour le pourrir.

     

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  • LES LIMITES DE L’INDECENCE DES MAGNATS DE LA BANQUE

    Je réédite ma note sur le sujet en présentant mes excuses à mes lecteurs pour une grossière faute d'orthographe dans le titre. Je remercie celles et ceux qui me l'ont aimablement et poliment fait remarquer. Quant à ceux qui sont passé par la raillerie sur la forme, je les remercie, vu le niveau de leur expression, de s'être abstenus d'en faire sur le fond. Cela laisse un peu de place pour une considération, certes devenue très limitée vu leur prose, que je me réjouirai de pouvoir faire remonter lors de leur prochaine publication, pour autant qu'ils me disent qui sa cache, courageusement, derrière leur pseudo.

    ABE

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  • LES LIMITES DE L’INDESCENCE DES MAGNATS DE LA BANQUE

     

    Nous avons  tous appris ce matin que le CS, qui ne devrait d’ailleurs plus être autorisé à porter l’adjectif « suisse », et surtout ses dirigeant-filous échapperont à la case prison grâce au versement de 2,2 milliards d’amende versée aux caisses désespérément vides du Trésor US.

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  • LETTRE OUVERTE AUX ENNEMIS INTERIEURS DU PAYS

     

    Voilà une bonne décennie, si ce n’est pas d’avantage, que la Suisse pays tranquille et stable est à la fois attaqué par ses principaux rivaux économiques qui ont fini par devenir ses ennemis et par des courants intérieurs qui finissent par se montrer encore plus dangereux. Normal ils s’en prennent au système en le détournant de l’intérieur de sa fonction principale, assurer la stabilité du système.

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  • TELL EST FEERIQUE

    Plus sérieusement, l'avenir des transports dans l’agglomération genevoise n'est-il pas en l'air.

    Je suis très heureux que l'idée géniale de Guy-Olivier SEGOND de relier la périphérie au centre ville par les airs reprenne vigueur (à défaut de refaire surface!)

    Imaginée lors de travaux préparatoires de l'expo nationale prévue à Genève en 1998, la ligne téléphérique reliait Bardonnex à la région de Carouge.

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