N’EST-IL PAS TEMPS D’ACTIONNER LE BOUTON « RESET »

Voilà maintenant trois mois que notre planète est traversée par un virus meurtrier et surtout totalement paralysant pour l’ensemble des pays qu’il occupe. Sans la moindre destruction matérielle, ce virus va faire bien plus de dégâts économiques que n’importe quelle guerre !

Sans entrer dans ce débat-là, un premier constat s’impose à nous, la très grande majorité des pandémies que nous avons connues au XXe siècle proviennent de la même région du monde. Cette origine trouve sa cause, en grande partie, dans des coutumes alimentaires particulièrement dangereuses pour l’homme. La première, celle qui est improprement appelée « grippe espagnole » a la même origine que l’actuel COVID-19 et a fait, selon les estimations basses, 50 millions de victimes ! Et vous pouvez égrainer l’ensemble des pandémies du XXe siècle, elles ont très majoritairement pour origine des coutumes alimentaires d’un autre âge provenant de la faune sauvage sur laquelle il n’y a jamais le moindre contrôle sanitaire préalable.

Il s’en suit une propagation meurtrière car indétectable au vu du peu de moyens sanitaires préventifs dans cette partie du globe. Une fois encore tel n’est pas le propos de ce billet.

Mon intention ici est de poser la question de savoir si le consumérisme outrancier sur lequel fonctionnent nos économies contemporaines, totalement axées non pas sur le bien-être général mais l’amas de profits démentiels dans les mains d’une infime minorité a un sens ?  La résultante la plus visible est qu’un très infime nombre de personnes sont aujourd’hui plus puissants que des Etats sans en avoir les charges et surtout les obligations. Ils sont à ce point puissants qu’ils peuvent, sans aucune difficulté, contourner les Etats, se moquer de toutes les règles et constituer une réelle menace pour la démocratie.

Cette crise met à nu plusieurs éléments qui sont particulièrement préoccupants du point de vue  de l’indépendance des pays fonctionnant sur des économies libres. La crise nous révèle que la liberté de ces économies se paie à un prix très élevé. Nous devons nous poser la question de savoir si ce jeu en vaut la chandelle. La réponse est très vraisemblablement négative au vu de la crise actuelle et l’extrême fragilité générale qu’elle va générer.

A ce stade, deux premiers sujets méritent notre attention. Le premier lié à l’industrie de production des masques sanitaires et le second celui de la production des respirateurs, sans oublier les carences de stratégie de certains Etats. Il conviendra, à la sortie de cette crise et dans la mesure où elle va sans aucun doute se répéter, prendre les mesures industrielles pour abaisser cette dangereuse dépendance. Pour ce qui est des masques, il ne devrait pas y avoir de problème, nous avons suffisamment de structures d’intégration, subventionnées par le denier public, pour que certaines d’entre-elles notamment les EPI, Trajets et bien d’autres, puissent assurer une production de qualité, locale et à des prix très compétitifs. Pour le matériel plus complexe, notamment les respirateurs, il ne fait aucun doute que cette crise, et c’est son côté positif,  va accélérer une simplification des techniques  qui, elles aussi, permettront d’abaisser cette dangereuse dépendance par un retour de la production sous notre contrôle.

Cette crise a aussi mis en exergue une autre dépendance autrement plus problématique, celle des collaborateurs des structures hospitalières. Cette crise aura, espérons-le, réveillé les esprits notamment ceux des filières de formation dans les professions qui ont été exposées en première ligne. Il ne suffit manifestement pas de constater que nous manquons de ressources en personnel spécialisé, encore faut-il, lorsqu’on gouverne un Etat, de prendre les mesures adéquates pour enrayer cette pénurie. Il est temps aussi que nos jeunes se réveillent et se forment à ces professions de la santé. Si nous n’avons pas les structures adéquates, alors mettons-les en place et ça c’est le boulot du Parlement, du moins lorsqu’il n’est pas aux abonnés absents comme c’est très fâcheusement le cas actuellement.

Voilà pour les premières mesures de « reset » qu’il va falloir mettre en œuvre et très rapidement à la sortie de cette crise. Espérons qu’elle réveille l’instinct de survie de nos gouvernants, cantonaux comme fédéraux. Il est essentiel que nos Etats, cantonaux comme fédéral prennent les aspects positifs de cette crise pour en faire des lignes de force de politique intérieure tendant à renforcer notre Souveraineté.

 Maintenant arrive la question la plus complexe, celle du rétablissement de l’économie, et là nous changeons d’échelle pour entrer dans celle du monde, l’économie étant désormais globalisée. Certains se réjouissaient des aspects positifs, en raison des méga-bénéfices qu’elle génère, de cette globalisation. Il va falloir, d’ici quelques semaines, gérer ses aspects les plus négatifs, dont l’endettement général figure en première ligne.

Les petits traitements homéopathiques qui ont été prodigués, à l’image du plan de relance lancé par le locataire de la Maison Blanche qui pense qu’il suffit d’aligner des zéros sur un chèque pour que les solutions pleuvent. Pas plus que l’injection massive de liquidités en cours chez nous. Ces pansements sont en réalités des placébos économiques. Non seulement ils ne vont non seulement pas suffire, mais seront, sur le long terme, aussi inefficaces que le vaccin pour le grippe saisonnière dans le cas du COVID-19 !

L’économie mondiale va avoir besoin d’un traitement de choc. Ce qu’il faut c’est une remise à zéro  générale!

Cette remise à zéro, qui doit être générale pour éviter qu’une puissance importante puisse, par ce biais, accroître sa mainmise sur d’autres Etats est le seul moyen d’effacer toutes les dérives du système en place jusqu’ici. Ensuite, vu l’accroissement phénoménal de leurs fortunes comme de leur puissance, il convient de contraindre les GAFA à verser des contributions majeures aux systèmes de santé à travers le monde. Que ce soit pour les restaurer ou que ce soit pour les instaurer.

Ensuite, il conviendra de morceler ces GAFA pour qu’elles n’aient plus cette taille et ces moyens colossaux qui leur permettent de rivaliser avec les Etats, voire même de les contraindre à se plier à leurs exigences, notamment fiscales. Cela a été possible avec l’uns d’entre-elles, Microsoft, ça doit l’être pour les autres.

Cette crise est également une fantastique opportunité pour la planète entière de pouvoir, sans guerre, reconstruire un monde nouveau.

Pour cela il est, c’est utopique, changer totalement le paradigme économique. L’économie, tout en restant totalement ouverte, se doit d’être plus équilibrée et surtout, ne plus permettre un fossé aussi important entre gens modestes, voir pauvres, et les nantis. Pour cela le remède le plus efficace c’est mettre un terme à la création monétaire hors de celle des Etats. Mettre un point final à cette débauche de création monétaire ex-nihilo qui prive les Etats du droit de seigneuriage pourtant vital aux finances publiques.

On le constate, la remise à zéro, le « reset » n’est de loin pas une catastrophe mais au contraire une occasion unique de faire redémarrer l’économie débarrassée de sa peste, le fonctionnement sur l’illusion de la création monétaire gratuite par les banques. Son prix est bien trop élevé au final.

Me voilà arrivé au terme de la première  « Rêverie d’un Baby boomer devenu solitaire » !

A bientôt pour la suite !

Lien permanent 0 commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel