GUERRE DES TRANSPORTS: L’ORANGE PASSE AU VERT

Nous avons déjà eu l’occasion de le constater avec l’affaire de la boucle ferroviaire, l’arrivée du ingénieur à la tête de ce département ne prévaut pas le bons sens paysan du locataire précédent. Dans les deux cas, c’est la haute administration de ce département qui mène le bal.

Dans le cas précédent, il y avait peut-être, je dis bien peut-être, une explication. Les lacunes techniques du ministre qu’il fallait, paraît-il palier. Toutefois, l’habileté qu’il a démontrée tout au long de la difficile négociation qui a permis d’aboutir à la LMCE tend largement à démontré qu’à défaut de connaissances techniques, son bon sens paysan comblait plus que largement ses prétendues lacunes.

On connait tous la suite. Avec une férocité, que seuls les partis de l’Entente peuvent revendiquer, on a savonné la planche du paysan pour provoquer sa défaite. Le résultat c’est qu’on a remplacé un homme pétri de bons sens par un spécialiste hautement qualifié mais politiquement inopérant.

Il n’aura pas fallu bien longtemps pour se rendre compte que non seulement c’est toujours l’administration qui guide le timonier avec un nouvel acteur marionnettiste, le chef de l’environnement soi-même. Déjà piètre chef de gouvernement, le voici promu à la place de Machiavel, le port du Prince en moins.

Il s’en suit ce qui devait s’en suivre, il aura suffi d’un microscopique virus pour non seulement mettre l’économie à terre mais aussi déterrer la hache de guerre des transports.

Au lieu de saisir la superbe occasion qu’offrait la reprise post virale pour mettre un terme à l’incurie des pendulaires qui envahissent nos voiries en étant à plus de 90% seuls à bord de leurs voitures, ne voilà-t-il pas qu’il est décidé en catimini et sans le moindre débat public, de créer des pistes d’atterrissages pour des cyclistes qui n’en demandaient pas tant.

Dans notre démocratie très participative, les actes gouvernementaux, pour être crédibles, doivent être l’objets de discussions préliminaires. En aucun cas des ukases.

Si nous sommes nombreux à souhaiter un transfert modal, si possible vers la mobilité individuelle non polluante, nous souhaitons surtout que la gouvernement mette un terme à l’égoïsme des pendulaires qui constituent la principale charge de pollution du trafic routier sans participer le moins du monde aux coûts que cet usage abusif de l’automobile entraine.

En créant ces boulevards à vélos, qui relèvent plus d’un populisme inavoué que du bon sens, le département non seulement ne résout rien mais il accroit les sources de pollutions par des embouteillages au cœur de la ville.

En voulant plaire à ses nouveaux alliés politiques, le PDC  non seulement n’apporte aucune solution à la diminution de la pollution en ville, mais en plus il porte une très, trop, sérieuse atteinte à la faible reprise économique.

La bonne solution eût été de prendre des mesures fermes qui fassent diminuer drastiquement l’invasion quotidienne d’un trafic pendulaire lourdement polluant par un usage intensif du diesel par ces usagers. Or aucune mesure n’a été prise dans ce sens et la pollution de nos routes de campagne à repris de plus belles et rien mais alors rien du tout n’a changé dans le comportement de ces pendulaires qui, une fois de plus, génèrent la majeure partie de la pollution routière de l’agglomération.

Les Genevois doivent se souvenir de cette incurie et surtout de cette alliance inopportune tant pour la diminution de la pollution routière, mais encore pour une reprise vigoureuse de notre économie. Si un trafic doit pouvoir évoluer plus librement, c’est bien celui de nos artisans, petites entreprises et usagers qui ont un besoin professionnel de leur véhicule.

On ne peut que regretter cette attitude désinvolte et purement populiste de plaire à une faction du Peuple au détriment de l’autre. Tout simplement parce qu’on a pas le courage de siffler la fin de la récréation du trafic pendulaire largement composé d’utilisateurs qui n’ont aucune conscience environnementale. Ça suffit!

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Commentaires

  • " Il n’aura pas fallu bien longtemps pour se rendre compte que non seulement c’est toujours l’administration qui guide le timonier ..."

    Oui, c'est ainsi et ce n'est pas nouveau.

    Que le département se nomme "DETA" ou "DI", que les Conseillers d'Etat censés le piloter changent au gré des élections, les fonctionnaires eux demeurent bien en place et assurent les transitions. Ce sont eux qui rédigent les projets de loi et ce sont donc eux qui sont les véritables décideurs !

    Comme le faisait remarquer le regretté journaliste Bernard Béguin dans son petit livre " Journaliste, qui t'a fait roi ? " , en évoquant le processus d'élaboration d'une loi :

    " ... le texte de départ pèse considérablement sur la suite des délibérations. "

    Prenez par exemple le "PL 12553" à la page 25/66, à propos de l'enquête publique relative au "Schéma directeur du réseau sur rail" et vous comprendrez ...

    https://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL12553.pdf

  • Pathétique Genève!

  • Au lieu de saisir la superbe occasion qu’offrait la reprise post virale ... !!!
    Il a vraiment raté le coche, navrant manque d'envergure -> relegué à la signalisation.

  • Ce n'est pas lamentable, c'est misérable! Oser se revendiquer du titre d'ingénieur pour sortir un ânerie pareille et payé par le denier public, ce brave Monsieur sera bien inspiré de ne pas se représenter en 2023!
    Sur le fond, pourquoi rien n'est fait pour poser un péage à nos limites cantonales de sorte que ceux qui nous polluent le plus soient tentés de faire autrement.
    Une fois de plus ce sont les Genevois qui pâtissent à l'exception des BoBos roses/verts de la ville qui eux font leurs choux gras électoraux.
    Heureusement qu'il y a le MCG pour agiter le cocotier.
    Que dire après de telles bêtises semble-t-il cautionnées par le conseil d'Etat in corpore!!!!

  • Bravo Patrick, Amitiés, Fred

  • Décidément, on en vient à se demander quand le drapeau français flottera sur la cathédrale.
    la ville est paralysée matin et soir par les frontaliers mais rien n'est fait pour les décourager de venir en bagnole. Qui plus est, seuls à bord.
    Monsieur dal Buso, vous avez raison Monsieur le député, est manifestement sous influence. Cest à croire que les plans de circulation genevois sont pensés par des énarques. Au lieu de nous pourrir la vie, il aurait peut-être été utile de mettre en place un péage dont le prix guérirait la plaie de ces pendulaires, yc VD. en plus de tout, le conseiller d'Etat, désormais plus vert qu'orange, ne met pas en place une taxe sur les vélos qui nous coûte une bombe. Vous avez raison c’est du populisme de bas niveau.
    ce qui inquiète actuellement c'est que à part le MCG, plus personne ne défend les Genevois. Et encore, certains de vos députés sont bien à gauche. Ce qui peut expliquer votre très forte érosion.
    Ce n'est pas votre cas, heureusement.

  • Oui, c'est vrai, ces enfoirés de frontaliers qui n'ont rien trouvé de mieux pendant le confinement de continuer à polluer nos routes pour aller jusqu'à l'hôpital prendre leur service. Ce n'est pas comme si on devrait avoir une quelconque gratitude à leur endroit et comme s'ils avaient mis leur propre santé en danger au bénéfice du résident genevois.

    Et oui, ce n'est pas comme si on avait pu construire des p+r pour que les frontaliers laissent leur voiture à la frontière....

  • "Cher Se, ici c'est Manu. J'ai consacré ma vie à « l'idéalisme transcendantal », j'apprécie votre prose moqueuse qui est au second degré. Malheureusement vous êtes hors de propos me semble-t-il. La question n'est pas l'emploi du véhicule par des usagers prioritaires mais par l'ensemble des usagers domiciliées hors frontières qui non seulement utilisent leur bagnole mais c'est leur écrasante majorité (+ de 90%). Je ne crois pas une seconde que les queues qui se forment à nouveau à nos frontières ne sont composées que d'infirmiers/ères. Elles le sont, principalement, par des usagers qui ne fichent totalement de leur empreinte carbone. C'est sur ce plan, cher Se, que j'eus plaisir à votre notre nom associé.
    Comme vous le savez, ma vie durant je n'ai emprunté qu'un seul itinéraire pour me rendre de l'Université à mon domicile et l'inverse,toujours à pieds. Certes le monde moderne ne permet plus autant de rigueur. Il y a toutefois une sérieuse marge de progression entre ma propre rigueur et les habitudes totalement débridées, que soutenez, des résidents étrangers qui viennent gagner une grasse pitance que le peur propre pays n'est pas en mesure de leur proposer.
    Pour clore mon exercice philosophique a porté sur "la critique de la raison pure". Je dois tristement constater que le votre est d'avantage de la pure critique de la raison. Bien évidemment, dans le cas qui nous occupe, l'objectif est de tout mettre en œuvre, comme nous le propose notre hôte, de réduire drastiquement ce trafic pendulaire. Il est porteur de tous les maux, celui de la pollution étant le principal. Comme j'imagine que vous faites partie de cette tranche insouciante de la population qui génère cette pollution, je me rend bien compte qu'il est vain de vouloir vous permettre de percevoir l'enjeu dont il est question ici. Bien à vous, Manu"

  • Cher péripatéticien, Cher Dimier, vous imaginez très mal mais là n'est pas l'essentiel.

    Vous pouvez considérer que relever que les frontaliers ont mis leur propre santé en jeu au bénéfice de celle des résidents est être hors de propos, ceci ne surprendra personne. L'édile MCG a eu tellement peur de perdre ceux sur qui il a longtemps jeté l'opprobre qu'il a démarché Berne pour s'assurer que les Gaulois ne fermerait pas la frontière entièrement et donc à ce personnel essentiel. Hypocrisie, quand tu nous tiens....

    Mais autrement, tout à fait, attaquons-nous au trafic et à la pollution qu'il génère, la situation est, il est vrai, insupportable. Construisons des infrastructures qui font que les frontaliers n'aient pas à rentrer dans Genève avec leur voiture, comme des p+r. Ben zut, Dimier et ses acolytes sont contre. Taxons les gros 4x4 énergivore et polluants qui n'ont rien à faire en ville. Rezut, Dimier et al y sont opposés, c'est le véhicule de prédilection du Genevois. Troisième option, attaquons nous aux faux résidents genevois établis en France voisine qui non seulement mangent à tous les râteliers mais contribuent par ailleurs de manière substantiel au trafic pendulaire. Ben c'est ballot, Dimier et ses sbires ne sont pas pour.

    Vous parlez de quoi déjà? de raison?? Vous devez être confusionné...

  • Cher Sekant,
    Toute la différence entre les gens pertinents et la populace est dans le ton. Nous allons donc faire une brève analyse de votre réponse.

    "Cher péripatéticien, Cher Dimier, vous imaginez très mal mais là n'est pas l'essentiel.
    L'insulte est le propre des gens à court d'argument. On comprend dès les premier mots que vous n'êtes pas à court, vous n'avez tout simplement pas d'argument. Mais c'est aussi, selon Audiard le propre des nullards, moins ils ont à dire plus ils l'ouvrent, et on final on n'entend plus que le courant d'air.

    Vous pouvez considérer que relever que les frontaliers ont mis leur propre santé en jeu au bénéfice de celle des résidents est être hors de propos, ceci ne surprendra personne.
    Non seulement votre expression est pauvrissime, mais en plus votre lecture est défaillante. Je n'ai jamais dit ce que vous m'attribuez. J'ai seulement dit que tous n'étaient, et de loin, pas des employés des soins.

    L'édile MCG a eu tellement peur de perdre ceux sur qui il a longtemps jeté l'opprobre qu'il a démarché Berne pour s'assurer que les Gaulois ne fermerait pas la frontière entièrement et donc à ce personnel essentiel. Hypocrisie, quand tu nous tiens....
    De quel édile parlez-vous? Dans cette crise, je crois que si nous n'avions pas porté aide au système hospitalier français, celui-ci n'était plus en mesure de répondre à ses propres besoins. Votre président, mieux éduqué que vous, l'a d'ailleurs relevé.

    Mais autrement, tout à fait, attaquons-nous au trafic et à la pollution qu'il génère, la situation est, il est vrai, insupportable. Construisons des infrastructures qui font que les frontaliers n'aient pas à rentrer dans Genève avec leur voiture, comme des p+r.
    Est-il nécessaire de vous rappeler que nous ristournons 350'000'000.- à la France chaque année et que ce montant est prioritairement destiné à financer vos infrastructures. Il est donc normal que la majorité des Genevois aient refusé de payer, à votre place, des infrastructures qui relève de vous et non de nous.
    Est-il besoin de vous rappeler que les cantons français limitrophes, et non les départements, sont ceux où il y a le moins de chômage de toute la France et le plus haut niveau de vie après Paris?
    Ben zut, Dimier et ses acolytes sont contre. Taxons les gros 4x4 énergivore et polluants qui n'ont rien à faire en ville. Rezut, Dimier et al y sont opposés, c'est le véhicule de prédilection du Genevois.
    Vous devriez faire comme moi, utiliser le vélo pour aller en ville, ça vous airerait les méninges qui semblent en surchauffe.
    Et OUI, il faut instaurer un péage à l'entrée sur le territoire. Peut-être que vous comprendrez que nous mettons au service de l'agglomération des transports publics efficaces et nombreux.
    Troisième option, attaquons nous aux faux résidents genevois établis en France voisine qui non seulement mangent à tous les râteliers mais contribuent par ailleurs de manière substantiel au trafic pendulaire. Ben c'est ballot, Dimier et ses sbires ne sont pas pour.
    D'où sortez vous cette niaiserie? Pas du tout, chacun doit contribuer aux infrastructures qu'il utilise. Si quelqu'un est résident permanent en France, c'est là qu'il doit avoir ses papiers. De la pure logique comme dirait votre parent Manu!
    Vous parlez de quoi déjà? de raison?? Vous devez être contusionné..."

    L’espièglerie est un art et il semble que vous devriez prendre quelques cours de rattrapage.
    A.B.E.

  • Cher Sekant,
    Toute la différence entre les gens pertinents et la populace est dans le ton. Nous allons donc faire une brève analyse de votre réponse.

    "Cher péripatéticien, Cher Dimier, vous imaginez très mal mais là n'est pas l'essentiel.
    L'insulte est le propre des gens à court d'argument. On comprend dès les premier mots que vous n'êtes pas à court, vous n'avez tout simplement pas d'argument. Mais c'est aussi, selon Audiard le propre des nullards, moins ils ont à dire plus ils l'ouvrent, et on final on n'entend plus que le courant d'air.

    Vous pouvez considérer que relever que les frontaliers ont mis leur propre santé en jeu au bénéfice de celle des résidents est être hors de propos, ceci ne surprendra personne.
    Non seulement votre expression est pauvrissime, mais en plus votre lecture est défaillante. Je n'ai jamais dit ce que vous m'attribuez. J'ai seulement dit que tous n'étaient, et de loin, pas des employés des soins.

    L'édile MCG a eu tellement peur de perdre ceux sur qui il a longtemps jeté l'opprobre qu'il a démarché Berne pour s'assurer que les Gaulois ne fermerait pas la frontière entièrement et donc à ce personnel essentiel. Hypocrisie, quand tu nous tiens....
    De quel édile parlez-vous? Dans cette crise, je crois que si nous n'avions pas porté aide au système hospitalier français, celui-ci n'était plus en mesure de répondre à ses propres besoins. Votre président, mieux éduqué que vous, l'a d'ailleurs relevé.

    Mais autrement, tout à fait, attaquons-nous au trafic et à la pollution qu'il génère, la situation est, il est vrai, insupportable. Construisons des infrastructures qui font que les frontaliers n'aient pas à rentrer dans Genève avec leur voiture, comme des p+r.
    Est-il nécessaire de vous rappeler que nous ristournons 350'000'000.- à la France chaque année et que ce montant est prioritairement destiné à financer vos infrastructures. Il est donc normal que la majorité des Genevois aient refusé de payer, à votre place, des infrastructures qui relève de vous et non de nous.
    Est-il besoin de vous rappeler que les cantons français limitrophes, et non les départements, sont ceux où il y a le moins de chômage de toute la France et le plus haut niveau de vie après Paris?
    Ben zut, Dimier et ses acolytes sont contre. Taxons les gros 4x4 énergivore et polluants qui n'ont rien à faire en ville. Rezut, Dimier et al y sont opposés, c'est le véhicule de prédilection du Genevois.
    Vous devriez faire comme moi, utiliser le vélo pour aller en ville, ça vous airerait les méninges qui semblent en surchauffe.
    Et OUI, il faut instaurer un péage à l'entrée sur le territoire. Peut-être que vous comprendrez que nous mettons au service de l'agglomération des transports publics efficaces et nombreux.
    Troisième option, attaquons nous aux faux résidents genevois établis en France voisine qui non seulement mangent à tous les râteliers mais contribuent par ailleurs de manière substantiel au trafic pendulaire. Ben c'est ballot, Dimier et ses sbires ne sont pas pour.
    D'où sortez vous cette niaiserie? Pas du tout, chacun doit contribuer aux infrastructures qu'il utilise. Si quelqu'un est résident permanent en France, c'est là qu'il doit avoir ses papiers. De la pure logique comme dirait votre parent Manu!
    Vous parlez de quoi déjà? de raison?? Vous devez être contusionné..."

    L’espièglerie est un art et il semble que vous devriez prendre quelques cours de rattrapage.
    A.B.E.

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