A QUOI SERT UNE CONSTITUTION ?

A observer ce qui se passe en ce moment en ville de Genève, la question a toute sa pertinence !

Il semble en tout cas que nous sommes entrés dans l’ère d’un nouveau populisme, le populisme vert.

Celui dans lequel la promesse de mieux vivre est un trompe l’œil qui favorise l’éclosion d’une nouvelle espèce inconnue de Darwin « l’abuseur naturel ».

Cette espèce s’est développée, par de fines tactiques électoralistes, sans qu’on y prête gare à l’ombre de nos platanes et autres marronniers urbains. Une fois arrivé aux commandes, « l’abuseur naturel » s’empresse de faire tomber sous les chaînes acérées des  tronçonneuses dont il a réussi à prendre le contrôle via les services espaces verts dont il prend systématiquement le contrôle une fois arrivé au pouvoir.

« L’abuseur naturel », c’est une mutation génétique du Robespierro-Dantonesque à côté duquel le doryphore fait figure d’amateur et l’attaque du phylloxera une promenade de santé tant sa capacité de nuisance est violente.

Plusieurs exemples de destructions massives d'arbres en cours sont là pour apporter une démonstration de la consternante puissance de ravage dont est capable « l’abuseur naturel ».

 Il y a les Allières qui ont marqué l’arrivée d’un moratoire parlementaire pour stopper l’abattage de tout arbre d’importance. L’effet de cette décision parlementaire qui a rallié à elle une belle majorité est nul. Car c’est mal connaître « l’abuseur naturel » et les cohortes de pseudos dendrologues qui font procession à sa suite. Pour ces cliques prédatrices, tout arbre majestueux en milieu urbain est une proie de choix. Comme ces victimes sont d’une magnificence absolue, que leur couronne comme leur cime altière imposent le respect et prouvent une vigueur à toute épreuve, « l’abuseur naturel » et ses termites ont trouvé un autre point faible, leurs racines.

Et c’est ainsi qu’au nom d’un environnementalisme à quatre sous, les genevois vont assister au génocide de leurs arbres en milieu urbain. Ceux dont d’illustres naturalistes, autrement plus éduqués que ces rongeurs bobos-urbains, ont eu l’intelligence et la pré-science de parer notre Cité.

Là où « l’abuseur naturel » est dangereusement pervers c’est qu’il a recours à des mesures d’urgence justifiées par un danger imminent.

Alors que personne n’a remarqué, depuis des décennies d’observation attentive de nos arbres, ses dendrologues eux, ont trouvé. « L’abuseur naturel » étant une nouvelle sous espèce du populiste de base, il sait comment faire pour habiller son discours de séduisantes feuilles de lauriers qui lui donnent un air d’académicien respectable. Mais en réalité, il est comme tous les populistes, il abuse de la naïveté du chaland-électeur pour faire passer ses actes génocidaire à l’encontre de notre environnement pour des mesure salvatrices.

Il faut dire qu’à une exception près, un journaliste TV qui opère aux environs de 19h et qui aime s'occuper de Genève à chaud, « l’abuseur naturel » bénéficie de la complicité active d’une presse aussi dépourvue de sens critique que la Pravda.

La prochaine attaque en règle qui se prépare c’est l’abattage d’une série de chênes pluri-centenaires sur la route de Pinchat pour aller commettre une autre destruction massive d’un espace naturel d’exception, le plateau des Grands Esserts. Un site naturel dégagé promis aux pires spéculations foncières de promoteurs. Parmi ces magnifiques arbres figure celui qui orne le jardin de la Communauté d’Emmaüs à Carouge. Ce refuge pour celles et ceux que la vie a cabossé qui trouvent, grâce à cette magnifique communauté un répit salvateur au pied de cet arbre « à la Brassens ».

Nous avons voté, en 2012 une nouvelle Constitution qui a porté sur les fonts baptismaux un nouveau droit fondamental, celui de vivre dans un environnement sain.

On voit, au travers des exemples qui précèdent que sous ce couvert « l’abuseur naturel » a trouvé la faille pour appliquer ce droit de façon totalement mensongère.

Un environnement sain, commence par la préservation du patrimoine existant et son entretien pour ne pas dire sa prospérité. Un peu comme le fait le banquier privé genevois dont l’objectif n’est pas d’être un prédateur financier, mais un conservateur de ce que les générations précédentes ont su accumuler pour le passer aux générations futures. L’objectif est, tant dans le patrimoine naturel que familial, la pérennité et non l’esbroufe.

L’environnement sain veut aussi dire une qualité de l’air respirable et un trafic routier maîtrisé. C’est là qu’entre en scène un autre sous-groupe, celui des peinturlureurs nocturnes. Leur objectif n’est pas d’assurer la fluidité des différents trafics comme l’impose l’article 190 chiffre 2 de notre Constitution, mais au contraire d’y mettre le plus de pagaille possible.

Et pourtant, le remède est simple. Les ingénieurs spécialistes des fluides qui pullulent dans les rangs des « abuseurs naturels » le savent bien. Genève est un entonnoir. Les trafics qui s’y meuvent  constituent une forme de liquide dont la fluidité, obligation constitutionnelle faut-il le répéter, ne se régule pas une fois que l’entonnoir est plein mais en amont, en limitant la quantité de liquide qu’on laisse entrer dans l’entonnoir. C’est bel et bien à l’entrée de ces trafics dans l’agglomération urbaine de Genève qu’il faut agir de façon coercitive.

Mais il est politiquement moins risqué, vu la vague verte qui inonde Genève, de s’en prendre à ce qui est le plus visible, les automobilistes résidents genevois. Au lieu de s’en prendre à la fluidité de l’hyper-centre, il faut impérativement poser des régulateurs de trafic à l’encontre de ce qui cause le problème, les pendulaires. Pour mémoire, 87% de ces usagers utilisent une voiture pour aller à leur lieu de travail et 92,2% de ces usagers sont seuls à bord de leur véhicule.

Point n’est besoin d’avoir fait Polytechnique pour comprendre que c’est à ce trafic-là qu’il faut s’attaquer et le réguler de manière coercitive, mais « l’abuseur naturel » préfère profiter de la vague verte pour surfer sur les lignes jaunes qui congestionnent le trafic au lieu de le fluidifier. Donnant ainsi l’impression que le problème est à l’hyper-centre alors qu’il est en périphérie.  

Mais c’est moins porteur électoralement pour « l’abuseur naturel » que de peindre des lignes jaunes au sol. Elle servent une propagande soviétisée qui n’a pas pour vocation de résoudre le problème mais de l’amplifier, créant un sentiment de trop plein et justifient des arabesques qui relèvent plus de Mirò que de Rembrandt.

Ici aussi, il y a une cohorte « d’experts » en trafic qui non seulement alourdissent exagérément le coût de la fonction publique mais en plus ont pris en otage un magistrat d’une faiblesse qui fait peine à voir. Comme les dendrologues de tout à l’heure, ceux-ci savent s’ingénier à trouver mille et une excuses pour ne pas appliquer notre nouvelle constitution, Pourtant elle nous offre, ici aussi, un droit constitutionnel de choix, celui du mode de transport en son article 190 ch2&3.

Pour clore puisqu’il le faut bien, ne croyez pas que seuls ceux qui accomplissent les basses œuvres en coulisse sont responsables de ces atteintes majeures à notre Constitution de 2012. Il y a surtout et avant tout des Partis politiques qui soit sont en première ligne pour telle ou telle destruction de l’esprit de notre ordre constitutionnel. A leurs côtés il y a ceux qui, sur le papier, sont des opposants mais qui, par opportunisme de bas étage, rallient des coalitions contre nature.

L’accouplement de la pastèque et de l’orange est le plus frappant. Il est aussi le plus salace puisqu’en toile de fond, il y a la prise en otage d’un siège à l’exécutif de Piogre grâce à la complicité indirecte d’un acteur de l’ombre qui a détruit physiquement et moralement un adversaire pourtant loyal et honnête.

Ainsi notre Constitution se trouve exposée à des vents très incertains et aussi pervers qu’un coup de Joran en fin de journée par la médiocrité de nouveaux populistes les verdi-oranges qui, on le sait, connaissent bien la musique politicienne.

Au lieu de protéger notre Charte fondamentale ces cas, « nulards » de la politique, la saccagent en laissant perler une mauvaise sève qui pollue tant nos arbres que nos routes au rythme d’un tango argentin endiablé qui désarticule nos Institutions au point de les dévoyer.

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Commentaires

  • Mon cher Patrick,
    ton analyse ressemble furieusement à l'utilisation faite par la france de la sienne en 2005, suite à un référendum national de triste mémoire. Les nouvelles " démocraties " sont actuellement, même à Genève, complètement dévalorisées par
    ces pastèques orange dont tu parles. Ils mettent devant le fait accompli leurs collègues, qui par paresse et lâcheté ne réagissent point et cela est désolant tous en
    pensant qu'il peut quand même, un jour, des réactions tardives mais dangereuses. Soyons, à nos niveaux pour essayer d'anticiper ces futures catastrophes.
    Bien à toi
    GB

  • Bel exercice de rhétorique politique Sénateur!
    Mais êtes-vous certain que le citoyen ordinaire, le vulgum pecus comme vous aimez à dire, peut comprendre toutes les subtilités de votre texte?
    J'en doute. C'est pourquoi je veux bien faire un déchiffrage pour que toutes et tous comprennent!

    Les verts mentent honteusement en campagne électorale en promettant de ne rien massacrer de notre environnement urbain.
    La réalité du terrain est toute autre. Ce sont les rois de la combine et les premiers à placer leurs petits copains dans les postes clés. Il suffit de regarder les organigrammes des exécutifs dans lesquels les verts sont présents et vous verrez la différence entre avant et après. Ensuite les Verts sont majoritairement issus de la fonction publique et n'ont aucune idée de ce qu'est le risque entrepreneurial, c'est même le cadet de leurs soucis. Ce sont les rois du clientélisme et le duo qui vient d'arriver à la Ville en est la démonstration.
    Ensuite ils sont capables des pires magouilles politiques pour atteindre les postes de pouvoir. Les échanges de bons procédés entre le PDC et les Verts pour placer leur ronge pain aux Etats en échange de la fouine PDC à la ville contre toute logique est là aussi une belle démonstration de ces trafics d'influences à côté desquels Abu Dabi est une plaisanterie de kermesse!
    Quant à l'échelon supérieur, c'est du même tonneau. Non seulement Dal Busco est totalement piloté par sa propre administration, mais encore ses décisions sont le gage de la paix avec les ayatollahs du deux roues. la sécurité routière n'a pas de place ici. D'ailleurs plusieurs mesures sont en infraction avec la LCR et les vrais cyclistes ne sont pas mis en sécurité mais au contraire exposés au risque. Il faut lire le courrier de lecteur de Monsieur L'Huillier dans la TG pour bien comprendre. La clique qui dirige en réalité le département de la marionnette dal Busco est autophobe, ferrophile et cyclophile. Ils sont capables de tout y compris de mentir et de tricher pour parvenir à leurs fins.
    L'exemple de l'étude de la boucle ferroviaire est criant de mensonges de cette administration. Le seul qui voyait juste était le député Rolin Wavre, malheureusement trop tôt disparu.
    Voilà qui me semble plus clair et accessible au citoyen ordinaire.
    Merci encore cher "Sénateur", votre style est incomparable mais peut--être trop élitiste. Mais il est vrai que vous appartenez à l'élite de ce parlement!
    Bonne suite et surtout, continuez à dénoncer ces vils manants, ils n'ont pas de place aux poste d'élus, les Verts en premier!

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