LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES

Nous avions compris, par la demande de modification constitutionnelle qu’il a initiée et qui a abouti avec un score soviétique, que cet Exécutif est d’un nombrilisme schizophrène qui lui fait croire qu’il est au-dessus des Institutions politiques de notre pays et, a fortiori, de notre République.

Nous savons, depuis mercredi, que nous avons un exécutif qui  se délite jour après jour. Non par maladie, mais par bêtise contagieuse, une sorte de COVID sui generis. Il a été initié par un élément extérieur en quête de visibilité et animé par un besoin irrépressible de vengeance.

Comment est-il pensable que l’Exécutif ignore à ce point les mécanismes fondamentaux du système de concordance qui le régit.

Comme c’est un système qui repose tout entier sur le sens du devoir il ne peut, par nature, pas survivre aux appétits les plus féroces. Surtout lorsqu’ils animent de personnes qui n’ont pas d’autre motivation que leur carrière personnelle. Dans le système de concordance, qui est aussi complexe que l’anarchie de Proudhon, nécessite le sens de la collégialité et surtout du respect mutuel des participants. On comprend donc rapidement que dans ce système, les têtes qui dépassent sont à risque et qu’il vaut mieux se trouver dans la masse. D’une part le risque y est moins important et d’autre part cela permet aux indigents de survivre.

Depuis Mercredi, pleins de souvenirs cinématographies me sont revenus en mémoire avec, tôt ce matin, un flash sur ce film magnifique de Granier-Deferre en 1965. Certes la distribution est autrement plus alléchante que ce qui est sorti des urnes en 2018. Jugez plutôt Lino Ventura, Charles Aznavour, Pierre Brasseur, Maurice Biraud, Daniel Ceccaldi, Denise Gray et Irina Demick. Pour le reste, la composition de la bande colle à peu près avec ce grand film de société qui nous raconte l’histoire d’une pitoyable trahison.

Une chose demeure certaine, c’est bien sur nos épaules, celles du Peuple souverain, que repose la réponse à cette cacade.

Veillons à ne pas nous laisser charmer par les sirènes sorties des bois, ceux qui les font chanter sont les premiers à vouloir raser nos arbres pour mieux entasser les citoyens dans des cités dont nos voisins vivent, au quotidien les effets néfastes et catastrophiques. Sans parler de cette gauche-caviar qui préfère soutenir le recours à l’emploi d’étrangers domiciliés à l’étranger plutôt que de favoriser l’embauche locale de résidents qualifiés et malgré tout sans emploi. Il va sans dire qu’il n’est guère pensable de soutenir le camp bourgeois du sortant puisqu’il nous a montré son incohérence et la petitesse qui anime ses arcanes. Nous sommes devant un choix cornélien. Raison pour être nombreux à nous rendre aux urnes en mars prochain.

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Commentaires

  • « La métamorphose des cloportes » c’est surtout un roman d’Alphonse Boudard, publié en 1962, qui raconte sa sortie de taule et les « retrouvailles » d’avec ses complices qu’ il a « couverts » pendant sa peine.

    Le style, la gouaille, cette langue argotique et populaire de Boudard, le seul auteur contemporain qui m’ait fait autant marrer, ne se retrouvent pas vraiment dans cette adaptation cinématographique, qui à l'époque m'était apparue fadasse. Faudrait revoir la bande. Evidemment, vu la production française actuelle, cela peut passer pour un chef d’œuvre…

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