COMMENT RAISONNABLEMENT SOUHAITER DE BONS VŒUX POUR 2021

Au soir du XXXI décembre 2020, bien que strictement confinés, nous étions nombreux à souhaiter que l’an neuf efface rapidement le mauvais souvenir du chemin de croix de son prédécesseur.

Nous ne sommes pas encore à mi-janvier et il faut déjà déchanter. En partie à cause du rebond de la COVID-20 et en partie par l’inanité des propositions des dirigeants politiques qui semblent toujours avoir un temps de retard. Cela les conduit, systématiquement, à prendre les mauvaises mesures au mauvais moment.

L’adage dit « gouverner c’est prévoir ». Soit ces gouvernants ne savent pas lire, soit ils n’ont pas de mémoire soit encore ils ne sont pas capables de tenir les postes qu’ils occupent.

On vient en janvier avec des mesures qu’il fallait prendre durant l’été. Mais voilà, pour prendre des mesures efficientes il ne faut pas regarder du côté des baromètres de popularité, ni manquer de cran.

C’est lors du relâche estival, qu’il fallait être attentif. Notamment ne pas laisser les masses s’agglutiner sur les plages ici comme ailleurs. Durant tout l’été j’ai circulé à vélo le long des rives du lac et durant tout l’été j’ai observé un relâchement total de la vigilance avec force de BBQ le long des quais et de gens qui se collaient les uns aux autres, etc !

Pour une fois, les « spécialistes » des maladies contagieuses avaient raison d'anticiper, et c’est là que toute la situation actuelle s’est jouée.

Alors venir la bouche en cœur, comme le Sieur Berset, nous dire qu’il faut peut-être penser à un nouveau confinement du « type 1 » (mars/mai 2020) relève de la débilité.

Bien évidemment, depuis le début de cette pandémie, on voit fleurir nombre de théories. C’est le propre de notre époque grâce aux réseaux sociaux. Je retiens surtout que les authentiques spécialistes professionnels dont le Pr. Raoult est certainement le chef de file le plus crédible, ont été la cible de toute la clique des chimio-allopathes. Ceux-ci n’ont jamais cherché à prévenir les cas les plus lourds pour d'une part alléger les souffrances mais surtout diminuer drastiquement la létalité de ce virus. Ils ont, souvent en collusion avec des intérêts privés à l'image des ministres français, pensé à gaver les dits intérêts d’argent par les flots déversés par les gouvernements pour une médecine « d’aval »au détriment coupable d'une prévention « d’amont »  qui est, comme Marcel, un bon moyen d’éviter le pire.

Dans cette affaire, le pire n’est pas le taux de létalité de la COVID, mais la surcharge des hôpitaux qu'elle génère. Là aussi il y a énormément à dire dans la gestion sanitaire suisse de cette pandémie.

Pourquoi le CF n’a-t-il pas, dès septembre, réquisitionné l’ensemble des hôpitaux privés comme publics pour qu’il n’y ait plus qu’une seule offre hospitalière qui admette, indifféremment patients Lamal et privés. Une telle politique non seulement évite la surcharge des hôpitaux publics mais assure que l’ensemble du traitement des autres pathologies ne soit pas retardé. Pour cela il fallait que le CF, dans le cadre de pouvoir d’exception que lui donne l’art. 113 de la Constitution fédérale, contraigne les assureurs-voleurs LaMal à payer les soins des assurés indistinctement quel que soit l’établissement assurant les soins. Une fois de plus, pour cela il faut du courage, de l’indépendance d’action et surtout de l’imagination. L’ensemble de ces paramètres faisant défaut dans le collège fédéral, rien de cela n’a été fait ni même proposé.

Bien pire, le CF a renvoyé la patate chaude aux Cantons. Les Cantons romands ont pris la mesure de l’enjeu et ont conduit une politique responsable. A peine la Sarine passée, c’était la joyeuse débandade pour ne pas dire plus. Au final ce sont nos cantons qui paient la note. C’est tout simplement inacceptable. La pandémie n’a jamais été déclarée « éteinte », l’article 113 de la Constitution est donc toujours demeuré pertinent et le CF est seul responsable de ce qu’il a laissé faire par ces cantons irresponsables.

Une seule raison explique ce laisser-aller, c’est le fait que si les mesures de restrictions sont fédérales, c’est la caisse fédérale qui doit être activée. Et c’est là que le bât blesse le tonton Picsou de la Confédération. On voit que c’est une politique qui non seulement manque de pertinence mais aussi de hauteur, normal vu le ministre.

On nous a assuré que dès que le taux « R » est en dessous de 1.0 une vie à peu près normale peut reprendre. C’est le cas actuellement et pourtant quelques illuminés pensent qu’imposer un confinement de « type 1 » est approprié.

De deux choses l’une. Soit ce taux n’est pas le bon et il faut expliquer pourquoi scientifiquement. Soit, comme pour les masques, les dirigeants politiques ne dirigent plus rien et ont confiés les commandes à des gens qui ne sont pas élus et donc pas légitimés à gouverner.

Last but not least, qui va payer l’énorme facture de cet amateurisme aventureux politico-médical ? Certainement pas celles et ceux  qui prennent ces décisions. Eux sont confortablement assis derrière leur bureau et sont assurés de toucher un salaire qui semble de moins en moins mérité au vu de leurs errements coupables.

Alors pourquoi ne pas exiger que, comme tous les indépendants, tous les petits patrons, tous les employés de PME et tous les restaurateurs-hôteliers, leur salaires soient baissés de 80% avec effet immédiat et pour le durée de ce confinement annoncé. Vous verriez qu’en pareil cas ce confinement ne durerait pas aussi longtemps que ce qu’ils annoncent.

Malheureusement cette option ne figure pas encore au catalogue des mesures du régime d’exception de l’article 113 de la constitution fédérale et c’est bien dommage. Il est tellement facile de prendre des mesures dont on ne sent jamais les effets !

Alors vous comprendrez qu’il est très aventureux de vouloir présenter des vœux de bonheur en ce début janvier 2021.

Bonne année quand même !

 

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