QUEL HÉRITAGE LAISSE DONALD TRUMP

Au moment de voir Donald Trump embarquer Air Force One  pour la dernière fois depuis St Andrews et le nouveau président Biden aller à la messe avant de prêter serment, nous assistons à un moment historique. Il ne l'est pas seulement car c’est la fin d’une époque complexe, mais c’est aussi et surtout de voir la capitale des Etats-Unis en état de siège.

La sortie du 45e président est à ce point pathétique qu’il convient de se poser la question de son héritage de façon aussi objective que possible. C’est  presque "mission impossible VII" tant la personnalité du sortant est clivante.

 

Et pourtant, fut-il un minimum plus subtil, qu’autant sa sortie a été misérable, elle eut pu être « à la grande » et son héritage, bien que famélique, salué.

Malheureusement pour son pays, ce personnage n’a jamais employé son incroyable puissance pour servir la Nation mais pour servir ses intérêts proches comme indirects. Ce qui  n‘est pas pardonnable c‘est le gaspillage causé par son égo démesuré qui lui a  fait perdre tout sens des réalités, à commencer par celles du pays que les citoyens, naïfs lui ont confié, il y a quatre ans.

Autant on peut comprendre celles et ceux qui ont préféré élire ce candidat plutôt que son adversaire, autant on ne peut pas comprendre celles et  ceux qui l’ont suivi le 6 janvier dans cette entreprise totalement débile d’agresser le capitole dans une insurrection aussi dévastatrice.

Elle ne l’a pas seulement été sur le plan matériel, mais surtout pour la stabilité de l’Etat américain. Jamais depuis qu’elle existe sous sa forme actuelle, soit 1789, la république américaine n’a été exposée à un risque aussi élevé d’explosion par son président. Ce constat ne tient pas compte, bien entendu de la parenthèse de la guerre de sécession. Mais à cette époque  nous étions en guerre civile et non pas en temps de paix comme ce 20 janvier 2021 et la nation s’en est sortie précisément grâce à un président hors norme!

Tout se résumait ce matin sur la pelouse Sud de la Maison Blanche où l’attendait l’hélicoptère désigné « Marine One ». Seul en compagnie de son épouse Mélania avec une petite poignée d’aficionados irréductibles et de journalistes parqués sur le côté. Ce départ de la présidence nous a montré un président quittant le pouvoir par la petite porte à cause de sa seule obstination. Il aurait pu sortir avec les honneurs, comme tous ses prédécesseurs y compris ceux ayant perdu l’élection. Tout simplement en partageant le cérémonial grandiose de l’investiture, marquant l’événement de son imposante stature. Au lieu de cela, il a pris la poudre d’escampette comme un vilain gamin pris les doigts dans la confiture. Son départ a été à l’image des textes qu’il a signés durant quatre longues années où seule l’incongruité et la démesure de sa signature avaient de l’importance. Un peu selon l’adage des vieux soudards « peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ».

Et pourtant son arrivée avait soulevé l’enthousiasme de celles et ceux qui ont cru à son slogan de camelot « make America great again ». Il faut dire que ça avait de la gueule et qu’effectivement il était temps de restaurer une Amérique perdue dans une politique mondialiste aux effets pervers. Mais le fait que les casquettes arborant ce fier slogan étaient fabriquées en Chine et non au fond de l’Alabama d’un bon coton du Sud était un signe avant-coureur de la catastrophe à venir.

Malheureusement pour ce grand pays, son protectionnisme commercial n’était pas étayé, mal construit et surtout exécuté de façon misérable. Cette croisade n’était pas guidée par l’intérêt de la nation américaine mais par son exécrable mégalomanie. Il s’est révélé être un marchand de foire et non un président.

Au moment de l’entrée en fonction de son opposé, Joe Biden l’homme de la réconciliation animé par la Foi dans le modèle politique du pays, Donald Trump laisse un pays en déshérence. Les Etats-Unis sont en proie au pire des démons dans une démocratie, la négation d’un résultat pourtant d’une implacable et froide réalité. Celle d’une défaite qu’il a provoqué lui-même par une gouvernance aussi calamiteuse que celle de François Hollande, c’est dire l’étendue des dégâts! Désormais, les deux peuvent désormais chanter « le plat pays » de Jacques Brel car les deux ont effectivement laissé un pays à plat !

Oublions la parenthèse de #45 et vive #46 et surtout vive cette démocratie américaine si résiliente et puissante lorsqu’elle est confrontée à son destin et guidée par un vrai leader!

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Commentaires

  • L`Amérique retrouve sa dignité.

  • Le vote électronique est un échec ! Trump ne l'a pas voulu, à raison ! INJUSTE !

  • Chère Sylvie,
    Merci pour votre commentaire. Bien entendu je ne partage pas du tout ce point de vue. Le vote électronique est un outil moderne qui permet au plus grand nombre de s'exprimer, notamment aux personnes qui sont en situation de handicap et ne peuvent pas se déplacer pour donner leur opinion.
    Ce n'est donc pas le vote électronique qui pose problème en tant que tel, mais sa sécurisation.
    Nous sommes en train de discuter cette question sur le plan suisse où, pourtant, aucune fraude n'a pu être détectée tout au long du parcours de cette forme d'expression de la volonté des citoyens. Genève a même été pionnière dans ce domaine et ce n'est qu'en raison du refus de partager les coûts et la responsabilité liée à ce système que la Confédération l'a suspendu. Là où le bât blesse très sérieusement c'est lorsque l'Etat entend confier la gestion de cette tâche hautement régalienne à des structures privées. Chez nous La Poste, laquelle voulait à son tour le sous-traiter à une société étrangère!
    Dans ce cas de figure, je vous donne raison, ce n'est tout simplement pas ensable!
    De nouvelles technologies apparaissent, notamment celles qui fonctionnent sur la base de "blockchain". Dans ce système, le fraude est tout simplement impossible et la sécurité du vote est garantie. Une société suisse "cryptolex" est très avancée et propose des solutions ultra sécurisées.
    En conclusion, OUI il faut rendre le vote électronique sûr et OUI il faut l'intensifier de sorte qu'une consultation permette au plus grand nombre d'entre nous de s'exprimer en toute sécurité.
    Enfin NON, M. Trump n'a pas gagné cette élection et elle ne lui a pas été volée comme il persiste à le dire, guidé par son seul amour-propre qui l'empêche d'accepter d'être un "looser", ce qu'il est désormais!
    Encore merci pour ce commentaire,
    Bonne journée à vous

  • On aimerait lire de votre part une critique argumentée du dernier billet de S.Montabert : http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/

  • Désolé Monsieur Dimier mais quand vous osez affirmer que "NON, M. Trump n'a pas gagné cette élection et elle ne lui a pas été volée" vous nous montrez que soit vous êtes de mauvaise foi, soit vous êtes totalement ignorant de ce qui s'est réellement passé. Avez-vous suivi tous les audits dans les différents états? Vous êtes-vous penché sur le résultats des recherches de Jovan Pulitzer? Moi oui! Ou vous êtes-vous contenté de suivre les nformations biaisées de la RTS, du Matin ou de la TdG?

  • Si cela peut vous rassurer, mes sources de renseignements ne sont pas suisses et certainement pas celles que vous mentionnez.
    Je me réfère aux jugements rendus par des cours américaines, y compris la Cour Suprême. Toutes ont conclu que le sieur Trump n'avait apporté aucune évidence de fraude.
    Que l'intéressé ait pu se mentir à lui-même, je n'écarte pas cette possibilité. Ce phénomène se rencontre souvent dans les pathologies psychiatriques traitant son type de désordre mental.
    Je pense que vous faites partie de celles et ceux qui ont pensé qu'il était justifié de s'en prendre au Capitole. Nous ne pouvons donc guère avoir un dialogue constructif.
    Pour le reste, si vous parvenez à présenter des évidences qui seraient acceptables devant une juridiction américaine, je pense qu'il ne faut surtout pas vous en priver. Pour l'heure, je pense qu'il faut attendre de voir ce que le Sénat va dire de sa mise en accusation par la Chambre des Représentants. Si elle est admise par la chambre Haute, la carrière de votre idole sera, je le crains terminée puisqu'il ne pourra plus briguer de nouveau mandat.

  • Cher Monsieur, en vous lisant je suis content d'avoir pu sans le savoir à l'avance vous contredire en vous présentant des FAITS dont vous pourriez prendre connaissance en lisant mes divers billets publiés ici. Bonne soirée

  • Vous avez tout à fait raison, Monsieur Dimier. Et si quelqu'un s'est fait voler une élection à la présidence des USA, c'est Al Gore. Et par un adversaire Républicain qui plus est.

  • Quelqu'un aurait présenté des Faits contredisant l'article de M. Dimier? La belle affaire! Après la guerre préventive, voici, les dénégations préventives. Les seuls Faits présentés sur le blog en question, ce sont des copier-coller d'articles de DREUZ.INFO qui relèvent davantage de fantasmes que de faits avérés ou même d'arguments.
    Lorsqu'on vit dans une réalité parallèle dans laquelle le but est prouver, contre toute évidence, une fraude électorale mensongère et une victoire rêvée mais non réalisée, on finit par prendre ses désirs pour des réalités. C'est une bataille vaine.

    Même le procureur général des États-Unis, William Barr, un fidèle de Trump, a déclaré a plusieurs reprises que son département n'avait découvert aucune preuve d'une éventuelle fraude qui aurait "affecté" l'issue des élections présidentielles. Les incrédules vont me dire que je ne comprends pas l'anglais, qu'il s'agit d'une fake new ou qu'il s'agit du sosie de William Barr.

    Quant aux recherches (sic) de Jovan Pulitzer, je suppose que vous faites allusion à son audition par le le corps législatif de l'état de Géorgie, durant laquelle il a prétendu, sans preuve aucune, avoir réussi à hacker une seule et unique borne de vote et a ainsi remis en question la validité de l'entier du réseau. Sa présentation était pour le moins burlesque. Mais bon, c'est visiblement suffisant pour certain-e-s.

    M. Dimier, merci cet votre article qui tombe à point.

  • Oui, c'est fini maintenant, la fraude est une habitude aux USA et, pas seulement aux élections. Il faut se tourner vers l'avenir et voir si Biden réussira à réunir les américains. Je ne le croie pas une seconde mais je l'espère fortement pour ce grand pays. Il a fort mal commencé mais, il peut peut-être se reprendre.

  • Monsieur Brun, soit vous ne connaissez pas les Etats-Unis et leur système, soit vous êtes pollué par celui de notre voisine qui n'est certainement pas un modèle de démocratie mais un prototype de monarchie élective!
    Comment voulez-vous être pris au sérieux en disant "la fraude est une habitude au USA"! Il n'est tout simplement pas pensable et encore moins réalisable de frauder une telle différence de voix! En France, la fraude de 2017 était plus subtile puisqu'elle a été menée par les arcanes du pouvoir, notamment le secrétariat général de l'Elysée et relayée par la presse entièrement aux mains des amis du roitelet Macron.
    Pour clore, comment pouvez-vous dire qu'il a mal commencé alors qu'il ramène son pays, leader du monde occidental, dans l'Accord de Paris qui est essentiel pour notre planète. Il a repris le traité avec Téhéran dont son prédécesseur est sorti à l'instagation de l'improbable coalition des sunnites et d'Israël dont il était le valet de pied. Il a ramné les USA à l'OMS ce qui est vital pour une prévention mondiale des risques pandémiques. Si la Chine est aussi puissante dans cette organisation, les premiers responsables sont les Etats-Unis qui ont abandonné le terrain au profit des privés tels que Gates & Co. alors que ce sont les Etats qui doivent dicter le chemin.
    Si on veut être un minimum objectif, la présidence Biden commence au contraire de la plus belle des façons.
    Son installation toute entière en est la preuve avec le magnifique poême de Amanda Gorman. Une poétesse dont la France peut rêver puisqu'elle n'en a plus, préférant le rap des banlieues à la culture, la vraie!

  • Si "la fraude est une habitude aux USA", alors Trump aura été élu frauduleusement en 2016.

    Il faut aller jusqu'au bout de cette logique.

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