730 ans plus tard, que reste-t-il de l’esprit de 1291 !

S’il y a bien une question à se poser en ce matin de 1er août 2021, c’est bien de savoir si la Suisse telle qu’elle a été pensée et voulue par nos ancêtres a conservé le même esprit.

Bien évidemment qu’en 730 ans elle n’est plus la même et c’est totalement normal. Mais ce qui devrait intéresser tous ses citoyens c’est de savoir si leur pays, qui n’est heureusement pas une nation, conserve bien l’ADN que lui ont injecté ses Fondateurs.

Un premier constat nous fait douter, la défense de notre Souveraineté. Dans un monde particulièrement agité, quand bien même notre Continent s’est pacifié, cette défense est primordiale car sans elle, les chances de survie sont de plus en plus minces.

La question est de savoir comment on défend la Souveraineté d’un petit Etat arque bouté sur une démocratie à haute valeur démocratique ajoutée alors qu’il est encerclé par un monstre dans lequel cette même démocratie est réduite à la portion congrue ?

Contrairement à la pratique de l’exécutif fédéral, ce n’est pas en abandonnant petit-à-petit nos spécificités et surtout pas la suprématie de notre droit intérieur puisque le premier des actes de Souveraineté c’est bien d’être le seul maître de son droit sur son propre territoire. Les Anglais, qui doivent être notre modèle de ce point de vue, nous ont montré la voie. Mais cela demande force et détermination, deux éléments qui ne semblent pas avoir résisté aux attaques du monde moderne au sein de l’exécutif fédéral.

Pour prendre un autre exemple, l’abandon du secret bancaire est l’archétype de décision qui ne pouvait être prise par cénacle aussi éclairé que les catacombes romaines. A fortiori pas par une « chef de cordée » qui avait oublié d’allumer sa lampe frontale pour avancer dans les dédales du monde financiaro-maffieux dans lequel elle évoluait. Cette décision n’appartenait qu’à un seul, Le Peuple !

Il en va de avec l’ensemble des décisions liées à nos relations avec l’UE, voire d’autres pays, la Chine par exemple.

Cela fait partie de l’ADN de ce pays et encore renforcé dans les mécanismes de la confédération moderne, les décisions vitales pour l’avenir du pays, voire sa survie à moyen terme, ne peuvent être que le fruit d’une sanction du Souverain par le suffrage universel.

Il ne faut surtout pas oublier, en ce jour pluvieux de célébration de 1er août, que la Suisse est le seul pays à faire reposer sa Souveraineté étatique sur celle que lui accorde son seul et unique Souverain, le Peuple.

De ce point de vue l’épouvantail du COVID est très intéressant à observer. Sachant que le taux de létalité de ce virus reste marginal si on le compare à d’autres menaces sanitaires. Il a toutefois une très grosse différence avec les autres, c’est son taux de complications qui entraîne une surchauffe rapide des systèmes hospitaliers. Il semble démontré que ses proies qui succombent sont celles dont le système immunitaire est faible ou affaibli. En revanche, celles qui bénéficient d’un système immunitaire solidement « armé » ne meurent quasiment pas. En tout cas pas plus que les sujets qui ont été « immunisés » par un vaccin.

Se pose donc deux grandes questions, essentielles dans une démocratie telle que la nôtre. La première est de savoir quelles actions sont menées par les pouvoirs publics en matière de prophylaxie contre ce virus ? A part se laver les mains et porter un masque dont ils ont commencé par nous dire qu’ils étaient inutiles ? Rien. Aucune campagne massive d’incitation au renforcement des systèmes immunitaires par des moyens totalement naturels, par exemple. Non les seules armes trouvées ont été des attaques sans précédent depuis les années 30 sur les libertés individuelles.

La seconde question est savoir jusqu’où le Souverain acceptera-t-il de se faire balader entre intox et informations non vérifiées entraînant des mesures qui violent, à peu près toutes, les libertés notamment celle de s’exprimer. Il est en effet stupéfiant de constater que dès que l’on n’est pas d’accord avec les décisions officielles ou ce qui les justifient, on est forcément soit un complotiste soit un imbécile qui n’a rien compris.

De ce point de vue, la possibilité pour le pouvoir d’instaurer un « Pass Sanitaire » est tout simplement hallucinant à fortiori si le même pouvoir entend supprimer la gratuité des tests, ce qui constitue une discrimination, interdite par notre Constitution, puisque le vaccin, lui, est gratuit !

Il est tout de même curieux, pour rester poli, que l’on oblige les citoyens à se faire vacciner contre une maladie pour laquelle un test est nécessaire pour savoir si vous l’avez ! Encore plus « curieux » cette complicité entre l’Etat et des fabricants qui ne sont, contractuellement, pas responsables des effets de leur produit, y compris fatal, pas plus que ceux qui vous l’inoculent alors qu’ils n’ont fait aucun test de compatibilité comme cela se pratique d’ordinaire. Ceux qui vous imposent la vaccination ne sont pas responsables non plus desdits effets, y compris mortels. Par contre, si pour des raisons tout à fait valables et étayées, vous refusez d’être vacciné, alors vous êtes irresponsable, voire complotiste!

Ce virus nous fait, tristement, découvrir que nous sommes gouvernés par ignorants qui sont conseillés par des gens qui n’en savent pas plus qu’eux. Tout ce petit monde a pris notre démocratie en otage en portant des atteintes inacceptables à nos droits fondamentaux dont certains aiment pourtant à se gargariser.

Alors non il ne reste pas grand-chose de la volonté des Fondateurs de 1291, notamment pas du côté de ceux qui, non élus mais cooptés, dirigent ce pays.

Comme toujours, la Suisse se sortira de ce bien mauvais pas.

Non point par ses gouvernants, souvent médiocres, puisqu’ils passent et disparaissent. Mais par son Peuple, toujours debout et prêt à la défense de ses droits dont il est dernier rempart.

Vive le Peuple Suisse,

Vive la Suisse

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Commentaires

  • Je retiens un truc fondamental: la «légende de Guillaume Tell». Notre héros qui brave le juge étranger, l'arme à la main.

    Aujourd'hui, nos c......ds de bobos de la presse et de la politique parleraient de «forcené» ou de «terroriste».

  • Merci beaucoup pour cette réflexion très juste, hélas.

    Il y a un effet de suivisme entre politiciens, qui font tous la même chose.
    Aucun n’a le courage, de suivre le bon sens au lieu de s’en référer en permanence à des « scientifiques » qui sont, pour beaucoup, dans leur tour d’ivoire, totalement coupés de la réalité.
    Hurst, Flahault, Trono n’ont certainement pas vu un seul patient depuis des dizaines d’années, ils se raccrochent, dans leur bureaux, à leurs modèles mathématiques alors que la vice-présidente de la Task Force nous avouait récemment que « force est d’admettre que l’évolution des cas ne suit pas du tout les prévisions des modèles » !!
    Et les médias « publics » et les pouvoirs politiques donnent crédit, en permanence, à de telles personnes ? C’est à marcher sur la tête !!
    Seuls les Suédois ont eu le courage d’explorer une autre voie, dont les résultats sont immensément meilleurs que ceux de la France qui foule sans remords les plus élémentaires droits fondamentaux de ses citoyens...
    L’automne sera chaud !

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